SectionII: Des communes de l'Afrique du Nord

  

 SECTION II-  LES COMMUNES DE L'AFRIQUE DU NORD

 NOTE:Les communes de cette région examinées jusqu'à ce jour sont :

 - DeTunisie        :A-Tunis,B-LeKef,C-Ksour-Essaf,D- Jemmal,E-Tabarka,F-Tozeur

                                G- Le Sers H-Oueslatia I-Sidi Alouane J- La Marsa

 - De Mauritanie :K-Nouakchott , L- Atar

 - Du Maroc         :M- Fes

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A-  LA COMMUNE DE TUNIS DE TUNISIE

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1-Plan de la ville

2- Présentation  sommaire de la ville  

Située au nord du pays, Tunis  est la ville la plus peuplée et la capitale économique de la Tunisie . En tant que  municipalité , Tunis  compte aujourd’hui  près de 725 000 habitants .  Au cours du XXe siècle,  la  cité s’est largement développée hors des limites de la municipalité à  une trentaine de kilomètres   pour atteindre les banlieues de l’Ariana au nord, La Marsa à l’est ou Soliman au sud.   Cet  espace urbain    cause  une série de problèmes pour la capitale touchant  en particulier au rétrécissement des terres agricoles, à la gestion des sources de revenus disponibles et aux conditions de vie.

Bourgade modeste placée dans l’ombre de Carthage, Kairouan puis Mahdia, elle est finalement désignée capitale le 20 septembre 1159  sous l’impulsion des Almohades, puis confirmée dans son statut sous la dynastie des Hafsides en 1228 et à l’indépendance du pays le 20 mars 1956.

3-Géographie et climat

La ville de Tunis est construite sur un ensemble de collines de 50 mètres d’altitude environ descendant en pente douce vers le lac de Tunis .Le climat  de la ville, devant ses traits essentiels à la latitude de la  cité, est plutôt  méditerranéen caractérisé par une saison fraîche et pluvieuse en  hiver et une saison chaude et sèche en été. L’ensoleillement, prépondérant au fil des mois, entretient une certaine douceur. Les températures moyennes varient, à longueur de l’année,  entre 8 et  40 °C

4-Compétences et découpage administratif de la commune

Le Conseil municipal se compose de 60 membres Il se réunit quatre fois par an mais  . Parmi ses compétences figurent l’étude et le vote du budget municipal, du programme d’équipement municipal et des actions à entreprendre dans le cadre du plan national de développement. Le maire    de Tunis est désigné par décret.La municipalité de Tunis est divisée en quinze arrondissements municipaux: Bab El Bhar, Bab Souika, Cité El Khadra, Djebel Jelloud, El Kabaria, El Menzah, El Ouardia, Ettahrir, Ezzouhour, Hraïria, Médina, El Omrane, El Omrane supérieur, Séjoumi et Sidi El Béchir

5-Histoire

5-1- Antiquité

L’existence de la localité est attestée dès le début du ive siècle av. J.‑C.  Le gros de sa population  était  constitué de paysans, de pêcheurs et d’artisans. Elle  change de main à plusieurs reprises .Toutefois, en regard de Carthage la cité punique, l’antique Tunes reste d’une taille très modeste.

5-2-Conquête arabe : les grands  évènements

1) Pourvue d’une position privilégiée  au carrefour des flux commerciaux avec l’Europe, la cité est d’abord conquise au VIIe siècle par les troupes arabes   Ghassanides. 2) Plus tard, sous le règne des Aghlabides, les Tunisois se révoltent   mais Tunis profite de la situation et devient rapidement la deuxième cité du royaume. 3) En 909,   les Berbères chiites prennent l’Ifriqiya et fondent la dynastie des Fatimides. 4) Sous le contrôle de la dynastie des Zirides,   la population sunnite supporte de plus en plus mal le règne chiite- fatimide. Al-Muez ben Badis finit, en 1048, par y rétablir le rite sunnite   5)Fâché, le calife chiite Al-Mustansir Billah lâche  contre les Zirides des Hilaliens.  Kairouan est détruite en 1057 et seules quelques villes côtières dont Tunis et Mahdia échappent à la destruction.6)Néanmoins,  la population de Tunis, qui ne reconnaît plus l’autorité des Zirides repliés à Mahdia, prête allégeance aux  Hammadides  qui fondent la dynastie des Khurassaniens avec Tunis pour capitale 7)En 1159, Almohade Abd al-Mumin s’empare de Tunis, destitue le dernier souverain khurassanien et installe à sa place, à la kasbah un gouvernement. La ville,  qui était au second plan derrière Kairouan et Mahdia,  retrouve sa considération de  capitale de province.8) En 1228, le gouverneur Abû Zakaria Yahyâ s’empare du pouvoir  puis    fonde la dynastie des Hafsides. 9)En 1270, Tunis se retrouve prise dans la huitième croisade : Louis IX de France, s’empare facilement de Carthage .10)Plus tard, au cours du XVIe, la Tunisie était l’un des principaux théâtres où s’affronte la monarchie espagnole et l’Empire ottoman .11)Au début du xviiie siècle, la Tunisie entre dans une nouvelle période de son histoire avec l’avènement de la dynastie des Husseinites  . 

5-3-Le protectorat français et l’indépendance du pays:

L’instauration  en 1881 du protectorat français marque, avec les deux guerres mondiales qu’a vecu le pays ,un tournant dans l’histoire de Tunis. La ville entre dans une ère de mutations rapides  touchant particulièrement le mode de vie .Lors de l’indépendance du pays en 1956, Tunis est confirmée dans son rôle de capitale.

6- Le paysage   actuel  de Tunis 

6-1-Le parc immobilier et la médina traditionnelle 

Sous la pression démographique, la ville s’étend progressivement avec la création de nouveaux quartiers   dans les banlieues les plus proches. Dans le même temps, une politique active d’industrialisation développe l’économie municipale.

La médina traditionnelle, bâtie sur une colline aux pentes douces descendant vers le lac de Tunis,la Médina  constitue le cœur historique de la cité et abrite plusieurs monuments dont des palais , le mausolée beylical  et  de nombreuses mosquées dont la grande mosquée de Zitouna.  Mais c’est à l’est de ce noyau d’origine  que la ville moderne  avec ses cafés, grands hôtels, magasins et lieux culturels , se constitue progressivement . De part et d’autre de cet axe arborisé, au nord comme au sud,  divers quartiers aux visages variés ont vu le jour. Au nord, se trouvent le quartier de La Fayette  et le jardin Habib Thameur . Au sud-est, le quartier de la Petite Sicile est limitrophe de l’ancienne zone portuaire.  Au nord de ce quartier, la longue avenue Mohamed V qui débouche sur la place du 14 Janvier 2011, traverse le quartier des grandes banques. Elle aboutit au quartier résidentiel, au parc-zoo du Belvédère   et à l’Institut Pasteur .En poursuivant vers le nord  apparaissent, entre autres espaces verts et buildings , le quartier  de Mutuelle ville  avec le ministère des affaires étrangères, le  siège  de la radio et de la télévision tunisienne,  l’hôtel Sheraton et quelques ambassades , le parc du Belvédère puis l’avenue Mohamed Bouazizi transformée en voie rapide,  depuis  les quartiers d’El Menzah, El Manar et Ennasr  jusqu’aux   collines  du nord de l’agglomération  . A l’ouest du parc s’étendent d’abord le quartier d’El Omrane puis Ras Tabia , connu pour abriter une importante caserne de l’armée tunisienne et des cités universitaires.  En direction de l’est et de l’aéroport se situent les quartiers du Borgel. Au delà, au nord-est, sur la route de La Marsa, apparait le nouveau pôle des Berges du Lac à proximité   de l’aéroport.   Il abrite en majorité des bureaux d’entreprises tunisiennes ou étrangères, des ambassades  et des boutiques  luxueuses. Au sud-ouest de la médina, sur la crête des collines traversant l’isthme de Tunis, se trouve le quartier de Montfleury puis, sur les contreforts descendant vers la sebkha Séjoumi, le quartier  populaire de Mellassine.Au nord-ouest de ce dernier,     se trouve la cité Ezzouhour . Le sud de Tunis est quant à lui constitué de quartiers  d’abord de   Djebel Jelloud, situé à la limite sud-est de Tunis, qui concentre l’industrie lourde (cimenterie, usine de traitement des phosphates, etc.)  puis de la banlieue populaire des cités Lacagna, kabaria et Ibn Sina adossées toutes les trois par une forêt   laissant entrevoir le   grand lac de Sijoumi .  

6-2-Enseignement Supérieur

Tunis et sa banlieue concentrent les principales universités tunisiennes : l’Université Zitouna, les Universités de Tunis et d’El Manar, de Carthage et de la Manouba.  On y trouve aussi plusieurs établissements d’enseignement supérieur tels que l’École nationale d'ingénieurs de Tunis, l’École nationale des sciences de l’informatique, l’École supérieure des communications de Tunis. Par ailleurs, le nombre des universités et autres instituts de formation privés augmentent à l’image des créations de l’Université libre de Tunis, de l’Université centrale ou de l’École supérieure privée d’ingénierie et de technologie. Tunis  dispose également d’une Ecole Nationale d’Administration 

7- Célébrités : Anciennes portes- Édifices religieux-Parc vert et zoologique-Arts, culture et loisirs

-Tunis est parsemée de plusieurs portes qui avaient, semble t-il, toute à chacune une vocation spécifique  et dont on peut citer celles qui existent encore à savoir Bab Saadoun, Bab El Khadra, Bab El Bhar, Bab Jedid et Bab Sidi Kacem.

-Comme dans le reste de la Tunisie,   la quasi-totalité de la population tunisoise  est   musulmane  d’où  l’existence d’un très grand nombre de mosquées de différents styles architecturaux. La   plus ancienne d’entre elles, la mosquée Zizouna, bâtie en 732 au cœur de la médina, rebâtie en 864 et qui était, pendant longtemps, un important lieu de culture et de savoir et, demeure un prestigieux lieu de culte.    

-Tunis  dispose  de  grands parcs dont  le plus  connu et fréquenté est le parc du Belvédère  crée en 1892  .Il abrite par ailleurs le zoo de Tunis, qui présente la faune africaine, et le musée d’art moderne.  

 La ville de Tunis constitue un pôle majeur de la vie culturelle tunisienne :

1) Le musée des arts et traditions populaires de la capitale ,un palais datant probablement du xviiie siècle .2)Le Centre national de la céramique, un musée présentant une collection de céramiques et de faïences ainsi que d’anciennes stèles funéraires islamiques.3) Logé dans un ancien palais beylical   depuis la fin du xixe siècle, le musée national du Bardo est    l’un des plus riches du monde en mosaïques romaines 4)Le musée militaire national, sis à la Manouba , dans un ancien palais beylical dit Palais de la Rose édifié vers 1793 ; il possède une collection de  milliers de  pièces couvrant l  différentes époques de l’histoire militaire de la Tunisie dont  des  armes datant du XIXe siècle . 5) Le Théâtre municipal de Tunis,  datant de   1902, ouvre la voie à la diffusion de la création artistique dans la cité. Sur la scène de ce théâtre, de nombreuses représentations (opéra, ballet, concerts symphoniques, art dramatique…) sont régulièrement données par de nombreux comédiens tunisiens, arabes et internationaux. 6)La Capitale organise plusieurs festivals foires et manifestations culturelles  périodiques   dont les plus importants sont les Journées cinématographiques de Carthage, les Journées théâtrales de Carthage et le festival de Carthage  . 7)Tunis regroupe  d’importantes bibliothèques   comme  la bibliothèque nationale  créée en 1924     et la bibliothèque de la ville de Tunis aménagée sur l’édifice Dar Ben Achour bâti au XVIIe siècle.

8-Economie

De par la concentration des activités de commandement politique  que culturel, Tunis  se voit de constituer une métropole économique de rang national .Elle  abrite le tiers des entreprises tunisiennes et produit le tiers du PIB. La ville est également la plus grande place financière du pays. Elle est dotée d’un réseau de transport en commun relativement développé.  Ses réseaux publics de bus et de métros légers  voire de chemins de fer  sont reliés aux  quartiers périphériques.  Tunis est par ailleurs desservie par un aéroport international   situé à 8 kilomètres au nord-est. La ville connaît également une densité de circulation importante en raison de la croissance rapide du parc automobile. La capitale  concentre à elle seule au moins 40 % du parc  .Tunis est par ailleurs le noyau d’où rayonnent les principales routes ainsi que toutes les autoroutes qui desservent les diverses régions du pays.

9-  Ressouces budgetaires de la Commune de Tunis (1000 DT)

      9-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune

%

2010

%

1990

Libellé des Recettes

 

78 

65 

46

19

13 

 

77761     

64842     

46008     

18834     

12919     

 

70    

42    

(8)    

(34)  

28     

 

29007      

17459      

(3609)      

(13850)    

11548      

 

 Recettes de Fonctionnement -  

   Recettes propres -      

          Fiscales -                      

          Non fiscales -                      

   Dotations de transfert -     

 

21

5

2

10

4

-

 

21681    

 5375       2353      

9404      

4071      

478        

 

30   

15   

2     

12   

-      

1     

 

12138

6212

710

4936

100

180

 

  Recettes d'équipement -   

    Produits des  emprunts-         

   Subventions  d'équipement-         

  Dotations – transferts de l'Etat -        

 Excédents reportés-         

   Autres recettes  d'équipement-          

100 

99441    

100 

41145       

  Total  de la Commune                 1 

-   

782000  

-   

200000


  Ensemble des Communes       2  

13%

21%

     2 / 1                                                                                            

 

2-1-Composantes  des recettes  propres ordinaires en  2010

 

Composantes  des recettes  propres ordinaires

Montant

  %   

 

- Recettes fiscales ordinaires :

         - Taxe sur les établissements indus.et commerc.  

         - Taxe hôtelière……………………………… 

         - Taxe sur les immeubles  bâtis  

         - Taxe sur les immeubles non  bâtis 

         - Surtaxe sur le prix du courant électrique… 

         - Droits des marchés…………… 

         - Taxes  de publicité……………… 

         - Droits de voirie………………………        

         - Autres prélèvements fiscaux ordinaires  

  - Recettes non fiscales ordinaires

         - Produits d'exploitation   des immeubles… 

         - Revenus financiers  

46008

23074

811

5841

1832

3521

1015

3376

1082

5456

 18834

 17583

 1251

    71

    36

      1

      9

      3

      6

      2

      6

      1

      8

    29

    27

      2 

            Total des recettes  propres ordinaires

     64842

100

  

10- Jumelages

La municipalité de Tunis a signé de nombreux accords de coopération et de jumelage avec diverses villes à travers le monde dont ceux conclus  depuis l’an  20000 à savoir  Santiago (Chili)    en 1994,Paris (France) 2004,Vienne (Autriche)  en 2008 et Istanbul (Turquie)  en  2010.

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B-  LA COMMUNE DU KEF DE TUNISIE 

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1- Plan de la ville

2- Présentation

Le Kef est une ville de Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Située au nord-ouest du pays, à 175 kilomètres à l'ouest de Tunis et à une quarantaine de kilomètres à l'est de la frontière tuniso-algérienne, elle compte 45 191 habitants en 2004 .  La plus élevée de Tunisie, le Kef se situe à 780 mètres d'altitude. Sa superficie urbanisée atteint 2 500 hectares dont 45 sont situés à l'intérieur des anciens remparts de la médina. La municipalité du Kef est répartie sur le territoire de deux délégations, Kef Est et Kef Ouest, qui correspondent aux deux arrondissements municipaux.

Le Conseil municipal se compose de 22 membres dont un président, un vice-président, un président d'arrondissement, six adjoints et treize conseillers. Le 8 avril 2011, une délégation spéciale remplace temporairement le Conseil municipal suite à la révolution tunisienne.

3-Bref aperçu historique

Le Kef est, depuis la plus haute Antiquité, la principale ville du Haut-Tell et du nord-ouest tunisien.  Le 8 juillet 1884, les autorités du nouveau protectorat français érigent la ville en municipalité, l'une des premières du pays .

4- Particularités – célébrités de la ville

 - De par son rôle comme centre d'un important mouvement sufi, le Kef abrite un certain nombre d'édifices religieux musulmans dont  le mausolée Sidi Bou Makhloof et la mosquée El Qadriya auquels sont attribuées successivement la fondation   d’El Aïssawa   et celle  d’El Qadriya, le mausolée d'Ali Turki , le père d'Hussein Ier Bey, fondateur de la dynastie qui règnait sur la Tunisie entre 1705 et 1957.Par ailleurs, la cité loge bien d’autres vestiges romains qui remontent au  Ve siècle, comme la basilique  dite « Dar El Kous » à trois nefs, dédiée à saint Pierre ..

- Le Musée des arts et traditions populaires du Kef , édifié au XVIIIe siècle, comporte une multitude de si rares,  merveilleuses et exceptionnelles   collections retraçant les us et coutumes keffoises ayant cours avant l'indépendance du pays.

 - Connue pour son riche patrimoine culturel,   la    ville     se   distingue notamment  dans la musique et les chants populaires. A ce juste titre, elle fête, chaque  année,  le   Festival Bou Makhlouf  et le Festival de la prodigieuse   chanteuse     Saliha   originaire   de      la région. 

- Siège du Centre national des arts dramatiques et scéniques du Kef, la cité organise aussi le festival « 24 heures de théâtre non-stop ».

- Ici, Ia gastronomie   se différencie par deux préparations spécifiques   , un pain typique de la région dit « le Mjamaa », « le Borzgane », du couscous  que seule la cité détient le secret de son goût distingué.

Le Kef est doté, depuis 1991, de sa propre radio  qui devient de plus en plus diffusée partout dans le pays.

Au-delà de  son patrimoine historique et culturel, la ville  s’identifie par  être un des grands pôles universitaires du pays.  Parmi les  instituts les plus connus, on peut citer ceux 1)  de musique et de théâtre  2) de l'informatique 3)  de l’agriculture 4) des sciences infirmières  5) d'éducation physique etc.

5-Transports

Le Kef est relié aux villes environnantes par un réseau d’autocars, offert par une Société régionale ayant son siège au Kef-ville, par un autre réseau de taxis appelés « louages » et à  Tunis capitale via une ligne de chemin de fer. 

6-  Ressouces budgetaires de la Commune du Kef (1000 DT)

      6-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune

%

2010    

%

1990

Recettes Libellé des

 

47    

31     

27      

4

16 

 

2441       

1577       

1388       

189         

864         

 

33       

17       

(13)    

(4)      

16       

 

611      

309     

(231)      

 (78)    

302      

 

 Recettes de Fonctionnement -   

   - Recettes propres             

              Fiscales -                     

           Non fiscales -                     

   Dotations de transfert -             

 

53

8

12

5

28


 

2698       

404          624         

264         

1406       

         

 

67   

6   

28    

8   

25          

 

1237

110

520

150

457

 

  Recettes d'équipement -    

    Produits des  emprunts-              

                Subventions  d'équipement-              

     Dotations – transferts de l'Etat -              

 Excédents reportés-              

                

100 

5139   

100    

1848         

                  Total  de la Commune                             

 

6-2-Composantes  des recettes  propres ordinaires en  2010

Composantes  des recettes  propres ordinaires

 Montant       

  %   

 

     - Recettes fiscales ordinaires 

         - Taxe sur les établissements indus.et commerciaux  

         - Taxe hôtelière……………………………… 

         - Taxe sur les immeubles  bâtis  

         - Taxe sur les immeubles non  bâtis 

         - Surtaxe sur le prix du courant électrique… 

         - Droits des marchés…………… 

         - Taxes  de publicité……………… 

         - Droits de voirie………………………        

         - Autres prélèvements fiscaux ordinaires  

    - Recettes non fiscales ordinaires

         - Produits d'exploitation   des immeubles… 

         - Revenus financiers  

 

1388

350

18

245

33

111

327

64

54

186

189

 142

 47


88

   22

     1

   16

   2

   7

21

  4

  3

 12

12

9

       Total des recettes  propres ordinaires

          1577

100

7- Jumelage

Le Kef est jumelé avec la ville de Bourg-en-Bresse de France depuis 1993. 

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C-  LA COMMUNE DE KSOUR-ESSAF DE TUNISIE 

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1- Plan de la ville

2- Etymologie -  Localisation de la ville 

Ksour Essaf  est une ville  tunisienne qui compte aujourd’hui  plus de 26000 habitants. Elle se situe au centre méridional  de la côte du Sahel, à environ 220 kilomètres de Tunis. Elle forme   un carrefour entre Mahdia siège de gouvernorat à l’Est, à laquelle est  rattachée administrativement  la ville ; Sidi Alouane, El Jem, à l’ouest ; la Chebba  , Sfax, au sud ; Moknine ,Ksar -Hélal et le reste des villes du grand sahel  Sousse -Monastir au nord.  

Ksour Essef se divise en plusieurs quartiers  situés autour de Bab El Ksar son noyau ,jadis dit El Biessa,Il s’agit entre autres d’El Ktanine,Sidi Halleb, Ettafalla, El Bir,Ettefezza,du Stade , d’Ennakaâ,de Rmadna-Shmassa ,d’El Baabouss   , Elle possède, à proximité, des très belles  plages telles que El Hajeb, Duira, Mnakaâ  et  Salakta      

3- Histoire

D'après la légende, le site était occupé par l'ensemble de châteaux romains, en ruine, qui servaient   de refuge aux éperviers, d'où le nom de « château des éperviers » donné à la ville  et qui furent repeuplés au XIème siècle par des membres de l'armée ziride battue par les nomades hilaliens.

L'insécurité occasionnée par les incursions nomades incita une partie de la population de Salakta à se réfugier près de ces châteaux fortifiés, ce qui entraina la naissance d'un village  entre le XIème et le XIIIème siècle. L'abandon définitif de Salakta et d'al Alia au XIIIème siècle, au profit de ksour-Essaf, ainsi que l’arrivée de Sidi Taher El Mzugui, et de ses compagnons, entrainèrent l'extension du Ksar primitif. Malgré son appartenance, durant l'époque ottomane,  au   clan  privilégié des Hussaynites, la localité ne connaîtra  réellement de changement et confirmera donc son statut de grande ville  qu'à l'époque hafside  avec l'arrivée des Arabes.Ainsi, beaucoup d'habitants phéniciens, grecs, byzantins et romains sont convertis à l'islam. 

4- Economie

La ville s’est toujours distinguée par le fait d’être le berceau de la science ,de l’éducation ,de la culture, des idéaux, du militantisme mais aussi  d’être le pourvoyeur   d’huile d’olive de haute  qualité  , de  blé produit surtout au village voisin d’Oued Béja,  le carrefour des échanges commerciaux. Au milieu du XIXème siècle, Ksour Essaf, dont l'enceinte avait malheureusement disparu du temps des ottomans, comptait notamment une grande mosquée, dotée d'un superbe  minaret sculpté en pierre locale ,onze oratoires,  une  école primaire,  un bain maure, un marché quotidien, une  quarantaine d’huileries, quatre moulins dotés de  boulangeries  et quatre cents maisons .  

Aujourd’hui, l’économie de la ville, est  marquée  par  la primauté  du secteur agricole  (pêche, huile d’olive, cultures maraichères…) et du secteur commercial. Toutefois, la construction de maisons, l'installation  de microprojets en industrie, sevice et multimédia sont autant d’activités qui prennent de plus en plus de l’ampleur dans la cité .Par ailleurs, un marché hebdomadaire  se tient, quoique en compétition difficile le même jour avec celui de Mahdia, alors chef lieu de gouvernorat, tous les vendredis au centre-ville.  

5- Célébrités

- Pays martyrs et des m ilitants 

C’est dans ce pays des martyrs et des militants pour de  nobles causes de dignité, dejustice et de liberté que sont nés Amor karchoud , Ali Bouzidi ,Mohamed El Bannani,Habib Ben Rejeb, Ali   et Abdelaziz Ben Slama surnommés tous deux  El Akkari, Abdallah Grairi dit Mostari Grairi, Abdallah Boukris dit El Boulis ,Mohamed Chtioui El Krarsi et bien d’autres honorables personnes auxquelles les Safiens doivent del’amour,de l’estime ,du respect et de la reconnaissance.

   

- La mosquée de Sidi Ali El Mahjoub

En visitant Ksour Essef, la rahba du marché, qui est l'un des plus vieux lieux de rencontre et d'échanges du centre-ville, préserve ,malgré les aménagements intoduits,son charme d'être garni par plusieurs boutiques et cafés anciens que modernes. A quelques pas de cette aire, au bout d'une ruelle la mosquée de Sidi Ali El Mahjoub, un des saints hommes qui marque l'histoire de la ville. De part sa vaillance, sa foi et sa piété, il est devenu un marabout très respecté par la population  safienne.  . 

- Salakta

A cinq kilomètres de Ksour Essef on trouve  une  belle  plage  qui  porte  le  nom deSalakta.Habité par les Safiens, le village,  constitue un .prolongement naturel et dépendance administrative(un arrondissement municipal)  de la ville de Ksour-Essaf.La cité était un lieu privilégié pour les Byzantins qui l'utilisaient comme point stratégique pour leurs conquêtes. A l'époque romaine, Salakta était un important port commercial. Durant la Seconde Guerre mondiale,les Français et Allemands y implantaient,tout à chacun , une base militaire militaire.On y trouve également un port de pêche qui a été successivement occupé par les Phéniciens, les Byzantins, les Romains puis les Arabes.Dans l’enceinte du site antique du village, on trouve un petit musée aménagé . 

6-  Ressouces budgetaires de la Commune de Ksour Essaf (1000 DT)

      6-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune

 

%    

2010     

%      

1990       

Recettes Libellé des

 

64

42 

31

11

22 

 

1297       

840         

626         

214         

457         

 

72      

43       

(25)    

(18)    

29       

 

391      

232     

(133)      

(99)    

159      

 

 Recettes de Fonctionnement -   

    Recettes propres-             

              Fiscales -                     

           Non fiscales -                     

   Dotations de transfert -             

 

36

5

12

-

19

 

722        

97             238         

6              

381         

   

 

28      

-        

11       

-         

17               

 

150

-                

57              

-                 

93              

 

  Recettes d'équipement -    

    Produits des  emprunts-              

                  Subventions d'équipement-              

              Dotations - transferts de l'Etat-              

 Excédents reportés-             

100 

2019       

100     

541            

                  Total  de la Commune      

 

2-1-Composantes  des recettes  propres ordinaires en  2010

 

Composantes  des recettes  propres ordinaires

 Montant   

  %   

 

     - Recettes fiscales ordinaires :

         - Taxe sur les établissements indus.et commerciaux  

         - Taxe sur les immeubles  bâtis  

         - Taxe sur les immeubles non  bâtis 

         - Surtaxe sur le prix du courant électrique… 

         - Droits des marchés…………… 

         - Taxes  de publicité……………… 

         - Droits de voirie………………………        

         - Autres prélèvements fiscaux ordinaires  

    - Recettes non fiscales ordinaires

         - Produits d'exploitation   des immeubles… 

         - Revenus financiers  

 

              626

              126

              148

                27

                62

              112

                   5

                54

                92

              214

              199

                15

 

75

   15

   18

   3

   7

14

-

7

 11

25

24

       Total des recettes  propres ordinaires

              840

  100

                        __________________________________________________________________

 D- LA COMMUNE DE JEMMAL DE TUNISIE 

____________________________________________________________________

1- Plan de la ville

2- Localisation de la ville 

Jemmal  est une ville du sahel tunisien située à une vingtaine de kilomètres au sud de  Monastir siège de gouvernorat  auquel est  rattachée administrativement  la ville .Elle   constitue une municipalité de 42000 habitants environ. Elle est entourée par les villes de Beni Hassen,Menzel Kamel,Zaouiet KontochetTouza .

3- Histoire

La ville s'est développée autour d'un noyau historique centré sur la grande mosquée, adossée à la zaouia d'Oum Ezzine El Bouhlia, célèbre saintede la ville.  Ladite zaouïa et bien d’autres particulièrement  bâties au début du xixème comme  Sidi Messaoud , Sidi Barka, Lella Hlima, Sidi Belkhiria   témoignent du rôle de Jemmal comme important centre du soufisme dans le Sahel

4- Economie

Sise au centre d'une région d'oliveraies, la cité célèbre l'olivier chaque année  entre  novembre et décembre  à l’occasion la saison de la récolte des olives. Jemmal est aussi un centre industriel important notamment  par l'industrie du textile   et la fabrication de briques , une  ancienne activité  présente dans la ville depuis l'époque du protectorat. En effet,le paysage industriel est marqué par des usines aux cheminées visibles utilisant l'argile ou la marne de la région pour les besoins de la construction des bâtiments publics et privés .L'industrie manufacturière occupe par ailleurs la moitié de la population active de la localité.Une zone industrielle  longe  l'axe routier qui la relie à Moknine 

5-  Ressouces budgetaires de la Commune de Jemmal (1000 DT)

      5-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune

%

2010

%

1990

Recettes Libellé des

 

85

60

50

10

40 

 

2649       

1887       

1549       

338         

762         

 

81       

54       

 38      

 16      

46       

 

521            

348             245            

103            

173            

 

 Recettes de Fonctionnement -   

   - Recettes propres             

              Fiscales -                     

           Non fiscales -                     

   Dotations de transfert -             

 

15     

7       

1      

7       

        

 

472    221       19    

232     

       

    

19   

5   

7    

7      

 

120

35

45

40


 

  Recettes d'équipement -    

    Produits des  emprunts-              

              Subventions  d'équipement-               

 Excédents reportés-              

              

100 

3121   

100 

641       

 Total  de la Commune         

 

2-1-Composantes  des recettes  propres ordinaires en  2010  

Composantes  des recettes  propres ordinaires

 Montant   

  % 

 

   - Recettes fiscales ordinaires :

         - Taxe sur les établissements indus.et commerciaux  

         - Taxe sur les immeubles  bâtis  

         - Taxe sur les immeubles non  bâtis 

         - Surtaxe sur le prix du courant électrique… 

         - Droits des marchés…………… 

         - Taxes  de publicité……………… 

         - Droits de voirie………………………        

         - Autres prélèvements fiscaux ordinaires  

    - Recettes non fiscales ordinaires

         - Produits d'exploitation   des immeubles… 

         - Revenus financiers  

          1549

            410

            137

25

            162

            610

                5

              86

            114

            338

            308

              30

 

82

   22

   7

1

9

32

-

5

6

18

16

       Total des recettes  propres ordinaires

            1887

  100

 

____________________________________________________________________

 E- LA COMMUNE DE TABARKA  

____________________________________________________________________

1- Plan de la ville

2- Localisation de la ville 

3- Histoire   
L'histoire de la ville est un mélange de civilisations arabe, phénicienne, romaine et turque. Thabraca, fondée par les Numides, devient ensuite une  colonie romaine. En 702 se déroule  dans la cité la dernière bataille entre la civilisation berbère, dirigée par   la reine Kahena, et les Arabes dirigés par Hassan Ibn Nôoman qui, après avoir pris Carthage, reçoit un renfort du calife Abd al-Malik et finit par imposer son règne sur la ville .

Les Romains développent   le petit port  de Tabarka d’où ils exportent le liège, le bois et le marbre provenant des carrières  des monts voisins de Kroumirie  . Prospère, la ville se dote de magnifiques villas et de beaux édifices  publics.

 Les invasions se succèdent. La ville perd de son importance. Mais au XVIe siècle, Charles Quint prend la ville et en confie la gestion aux  génois qui y construisent un puissant fort et se maintiennent dans la ville pendant deux siècles avant qu’Ali Pacha n’investit la ville et démantèle sa forteresse en1738 voulant ainsi mettre fin à la présence génoise et française. Mais en 1781, la France réussit à s'y installer, obtenant pour la Compagnie royale d'Afrique le privilège exclusif de la pêche au corail. En novembre 1942, les troupes françaises libres s'emparent de la ville et en font une base de défense, verrouillant l'accès à l'Algérie.
4- Economie

 La ville, qui présente la particularité d'avoir des toits en tuiles rouges, est aujourd'hui le noyau de l'une des plus belles zones touristiques du pays. Sa station touristique est des plus modernes avec des hôtels de grand standing, de belles résidences, une coquette marina, un parcours de golf réalisé dans le respect du site  . La ville est aussi  connue  par les activités de plongée sous-marine  pratiquées pour des fins de  pêche  au mérou  , à la langouste  ou au corail .On y vient aussi pour ses festivals dont le célèbre Tabarka Jazz Festival. Tabarka est par ailleurs desservie par un aéroport international situé à une quinzaine de kilomètres à l'est de la ville.

5- Célébrités 

Tabarka  loge tout d’abord un petit port de  pêche de plaisance , de plongées   et des concours  internationaux d'images sous-marines .La ville est entourée d’une chaine de  montagnes et des collines   couvertes d'une forêt  de chênes, pins, bouleaux, mimosas où le  gibier est  si abondant  et  varié .Frôlant la mer , cette chaine de montagnes    se termine par des falaises élevées où l'érosion a sculpté des formes spectaculaires : des éperons aux arêtes acérées et d'impressionnantes aiguilles de belles pierres ocre jaune. Ces falaises sauvages sont limitées en étendue et la plus grande partie du littoral est constituée de larges plages blondes bordées à l'arrière par un paysage de belles dunes.

 La ville est aussi célèbre pour avoir été le lieu d'exil  en  1952,par les colons  ,de Habib Bourguiba devenu ,ultérieurement premier Président de la Tunisie moderne. 

6-  Ressouces budgetaires de la Commune de Tabarka (1000 DT)

      6-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune

 

%    

2010       

%    

1990         

Recettes Libellé des

 

66

51

39

12

15 

 

1677   

1316    

991    

325    

361     

 

47   

33    

(23)

(10)

14     

 

261     

187    

(128)      

(59)    

113      

 

 Recettes de Fonctionnement -   

   - Recettes propres             

              Fiscales -                     

           Non fiscales -                     

   Dotations de transfert -             

 

44

5

12

1

16

 

879     135       311    

24     

409     

 

53   

-   

31    

-   

22       

 

300

-

173

-

12

 

  Recettes d'équipement -    

    Produits des  emprunts-              

                 Subventions  d'équipement-              

            Dotations - transferts de l'Etat -              

 Excédents reportés-              

100 

2551       

100    

561            

                  Total  de la Commune      

 

6-2-Composantes  des recettes  propres ordinaires en  2010

Composantes  des recettes  propres ordinaires

 Montant   

  %   

 

     - Recettes fiscales ordinaires :

         - Taxe sur les établissements indus.et commerciaux  

         - Taxe hôtelière……………………………… 

         - Taxe sur les immeubles  bâtis  

         - Taxe sur les immeubles non  bâtis 

         - Surtaxe sur le prix du courant électrique… 

         - Droits des marchés…………… 

         - Taxes  de publicité……………… 

         - Droits de voirie………………………        

         - Autres prélèvements fiscaux ordinaires  

    - Recettes non fiscales ordinaires

         - Produits de location   des immeubles………………..

         - Produits de vente des immeubles……………………. 

         - Revenus financiers…………………………………….

 

991

192

214

102

15

58

196

15

84

115

325

 48

  232

              45

 

75 

   15

16

  8

1

   4

15

1

6

 9

25

4

18        3

       Total des recettes  propres ordinaires

            1316

  100

  

____________________________________________________________________
F- LA  COMMUNE DE TOZEUR DE TUNISIE 

____________________________________________________________________

1- Plan de la ville

2-  Présentation sommaire de la ville

Tozeur  est une ville du Jérid tunisien  sise au Sud-ouest du pays, à 450 kilomètres au sud-ouest de Tunis .Elle est le chef-lieu du gouvernorat du même nom située au nord-ouest du Chott el-Jérid. En tant que municipalité, elle est créée le 23 juillet 1888  et compte aujourd’hui 33 000   habitants environ.

La ville est entourée d'une palmeraie  de près de  1 000 hectares  abritant   400 000 arbres environ autrefois irrigués par   200 sources remplacées de nos jours par de nombreux forages modernes.  La palmeraie se découpe en milliers de petits jardins, en moyenne d'un demi-hectare de superficie pour chacun. Elle a servi de décor pour de nombreux films comme Star Wars ou Le Patient anglais.

Tozeur est connue; particulièrement  par son   oasis  de proximité (1000ha avec 400 000 arbres environ) ; le sable doré, la présence du   soleil  durant les quatre saisons, le climat   chaud en été et doux le reste l'année sont autant d’atouts  qui  font de la cité  une destination privilégiée des visiteurs.

 La ville de Tozeur connaît aujourd’hui une extension urbaine fulgurante due essentiellement à la création d’une zone touristique qui ne cesse de se développer .L’architecture hôtelière tente de s’inspirer du patrimoine traditionnel, surtout au niveau du traitement des façades.

3- Etymologie

Auguste Le comte, a émis quatre hypothèses concernant l'origine du nom de Tozeur qui provient du  qualificatif romain féminin Taouser qui signifie « forte ». 

4-Histoire de la ville :

  4-1 - Tozeur à l'âge des pierres :

La découverte, depuis 1930, dans  le sud de la Tunisie en général et à Tozeur en particulier, de plusieurs vestiges (armes en pierre,  d’ossements taillés etc) prouvent que l'existence de l’homme, dans la localité,    remonte à  l'âge des pierres. Ce sont les berbères, relève l’historien Othman El-Kaak qui étaient les premiers habitants du Djérid. Des tribus berbères dans la région, les plus connues sont Zénata, ktouma et Bnou Yefren. Encore utilisé de nos jours ,l'habit des berbères, se composait essentiellement du "Burnous" (une cape en laine), de "la gandoura" (une robe simple) et du "kark" (une sorte de chaussures) .  

4-2 - Tozeur  à l’époque romaine:

Les romains ont conquit la ville de Tozeur en l'an 33 avant J.C. Ils    l'ont laissé sous le contrôle berbère supervisé par des agents romains. Ils y ont construit   plusieurs forts qui sont  devenus, suite à l'invasion arabe, des bastions pour contrôler tout le désert. Tozeur  est devenu, du temps des arabes,  un grand centre commercial qui servait de point de départ pour leurs caravanes qui sillonnaient la région où fleurissait le commerce du troc  et des esclaves.

Plutôt rares, les  vestiges romains les plus connus qui se trouvent  à Tozeur  sont constitués d’un barrage sur l’oued "Essaboun" d’un puit   construit par   blocs de pierres, d’une statue représentant un buste et de quelques canalisations, pièces de monnaie et  habitations  sises "El Haouadef et Biled El Hadhar . 
 4-3 - Tozeur ville de culte

Tout comme les autres contrées, le Jérid a connu le christianisme par le biais des réfugiés qui ont échappé à la tyrannie de l'empereur Néron. Ils ont construit quelques églises dont la plus importante est celle de Tozeur que les arabes ont construit plus tard sur ses ruines la mosquée El-Kasr à Biled El Hadhar.

5-Célébrités

-  Au début de la dynastie des  Hafsides (13siècle),la cité dispose de quatre   portes d’entrées , d’une muraille ,d’une école,  d’un bain maure  ,de  deux mosquées dont la plus grande avait une architecture assez distinguée     et un minaret  à quatre dômes tout comme celui de  Kairouan  

-La zone du Djérid en Tunisie a toujours été, synonyme de lieu de production de dattes (Déglet Ennour) au goût exquis de haute qualité,

-À la production de dattes, dont les célèbres deglet nour s'ajoute plus récemment le développement du tourisme saharien. L'aéroport international de Tozeur-Nefta, mis en exploitation en 1980, est voué aux charters et dessert tout le sud tunisien.

-Tozeur est aussi la ville natale 

          *  Du grand poète Aboul-Qacem Echebbi.   

         *  De Abou Abdallah Ibn Ali Ibn Al Chabbat Al Touzri homme de lettres et des               sciences, inventeur  d'un système d’arrosage et de répartition des eaux qui              fonctionne encore de nos jours dans plusieurs oasis du sud tunisien

-Le musée Dar Cheraït, premier musée privé tunisien fondé en 1990, abrite une collection de nombreuses œuvres d'art et d'ustensiles témoignant de la vie des familles tunisiennes au cours des différentes époques même si elle est très peu centrée sur la vie locale

6- Architecture Briqueterie et urbanisme

L'une des parties de la ville ancienne est construite en briques  d'argile. Les maçons ont créé sur les façades des motifs en relief inspirés des tapis et de la calligraphie. Les maisons de l'un des plus vieux quartiers de Tozeur (Ouled el-Hadef) sont ainsi dotées de cette architecture, ses petites ruelles (datant du XIVe siècle) formant un véritable labyrinthe.

7-Tourisme

En mai 2008, la région incluant Tozeur, Nefta et Tamerza compte 41 unités hôtelières dont trois établissements cinq étoiles et a accueilli 338 000 visiteurs en 20079.L'aéroport international de Tozeur-Nefta, mis en exploitation en 1980  .C'est dans ce contexte que se situe l'aménagement d'un terrain de golf, le Golf des Oasis, inauguré en plein désert en novembre 2006.  La production de la brique traditionnelle de Tozeur, outre son impact sur l'architecture des villes du Jérid, fait également partie de l'économie locale.  

8-  Ressouces budgetaires de la Commune de Tozeur (1000 DT)

      8-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune

%    

2010    

%   

1990     

Recettes Libellé des

 

69

53

30

23

16 

 

1967   

1498    

850    

648    

469     

 

30   

13    

10

3

17     

 

281     

123    

92      

31    

158      

 

 Recettes de Fonctionnement -   

   - Recettes propres             

              Fiscales -                     

           Non fiscales -                     

   Dotations de transfert -             

 

31

-

5

8

18

 

881           -

129    

224     

528      

 

70   

19   

18    

10  

23     

 

643

172

169

88

214

 

  Recettes d'équipement -    

    Produits des  emprunts-              

                Subventions  d'équipement-              

Dotations - transferts de l'Etat-              

 Excédents reportés-              

100 

2848       

100    

924            

                  Total  de la Commune     

8-2-Composantes  des recettes  propres ordinaires en  2010

Composantes  des recettes  propres ordinaires

 Montant   

  %   

 

     - Recettes fiscales ordinaires :

         - Taxe sur les établissements indus.et commerciaux  

         - Taxe hôtelière……………………………… 

         - Taxe sur les immeubles  bâtis  

         - Taxe sur les immeubles non  bâtis 

         - Droits des marchés…………… 

         - Taxes  de publicité……………… 

         - Droits de voirie………………………        

         - Autres prélèvements fiscaux ordinaires  

    - Recettes non fiscales ordinaires

         - Produits de location   des immeubles………………..

         - Produits de vente des immeubles……………………. 

         - Revenus financiers…………………………………….

 

850

208

190

42

9 

194

18

107

82

648

 62

  558

              28

 

   57 

    14

    13

      3

      1 

    13

       1

       7

       6

    43

      4

    37       2

       Total des recettes  propres ordinaires

          1498

100

   

____________________________________________________________________

 G-LA COMMUNE DE SERS DE TUNISIE

____________________________________________________________________

1- Plan de la ville  

2- Présentation de la ville

La Ville du Sers  est située au nord ouest de la Tunisie, distancée, orientation Nord -ouest à  35 Km de la ville du Kef, son siège de Gouvernorat et  de 165 Km de Tunis, en direction Nord-est. Elle tire son origine du nom Assuras ou CERES, déesse Latine de la fertilité et de l'agriculture. Il s'agit à l'origine d'une province punique située aux confins du royaume de Numidie et au centre d'une grande région qu’on appelle actuellement Le Haut Tell. Administrativement, la ville est un  chef-lieu de  délégation  rattaché au gouvernorat du Kef. Elle est aussi une municipalité qui, créée en 1966, compte aujourd’hui plus de 12000 habitants.

3-Historique

Le  passé de la ville remonte à l'Antiquité, lorsqu'elle était la capitale du royaume massyle ,connue sous le nom de Zama Regia avant qu’elle ne soit romanisée  sous le nom de Thusca suite de la défaite des Carthaginois lors de la bataille de Zama ;c’est à cette époque que remonte ,en fait, l’origine de Ksar Toual  Zammel  sis aujourd’hui dans la ville .On y trouve en effet les tombes mégalithiques les plus célèbres et les plus conservées d'Afrique du Nord .Peuplé depuis des temps très lointains, le Sers a été l'une des premières contrées de la région THUSCA qui s'est dotée d'une "cité romaine" appelée autrefois « Assuras » alors  Déesse de l'agriculture .

4- Particularités de la ville  

La ville est tout d’abord ce pays composé d’une population  bien ancrée dans l’histoire et dans la culture paysanne du Haut Tell ; le visiteur est souvent surpris par l'accueil simple et chaleureux de ses habitants et la bonté de ses  paysans.  La ville est, par ailleurs, dotée  d'un cadre géographique remarquable, constitué d’une vaste plaine alluviale entourée des chaines de montagnes sauvages .C’est que le charme de cette cité ne peut aucunement être apprécié isolément.
En effet, le Nord-Ouest, est plutôt un ensemble de paysages et de contrastes qui, réunis, constituent une véritable mosaïque pour les activités de loisirs et touristiques dans leurs multiples composantes. Ce sont donc des régions qui favorisent, ensemble, l'éclosion d'un produit touristique diversifié dans sa plus large expression (tourisme balnéaire, tourisme de ville ou  de compagne, tourisme culturel etc.)      .
5- Economie:

La ville est à vocation particulièrement agricole dominée par   la culture de céréaliculture: 1) l’agro-alimentaire sous plusieurs formes d’exploitation d’importantes centrales laitières en particulier  ou de conserves et semi - conserves, d’entreposage des fruits et légumes, d’extraction des huiles, de production et de  transformation   et d’écoulement des produits forestiers2) le commerce des produits agricoles et industriels  de gros comme de détail ,particulièrement via le marché hebdomadaire de la ville ,3)les différents services  et microprojets en  multimédias  se développent  de plus en plus parmi les jeunes sersois de la ville  . 

6-  Ressouces budgetaires de la Commune de Sers (1000 DT)

6-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune de Sers

 

%

2010

%

1990

Libellé des Recettes

64  

49  

41

8

20

 814            

 581           

481           

93             

233           

65     

47     

36     

11     

18     

187

 135

103 

 32

 52

- Recettes de Fonctionnement

       - Recettes propres

               - Fiscales

               - Non fiscales

      - Dotations –transferts de l'Etat

 31

9

9

-

13

-

 366

 105

102

1

158

-

35

5

11

-

18

1

101

15

31 

  -

 52

3

Recettes d'équipement

     Produits des  emprunts

      Subventions d'équipement

       Dotations –transferts de l'Etat

      Excédents reportés

     Autres recettes d'équipement

100

 1180

100

288

    Total  de la Commune  

 6-2-Composantes et structure des recettes  propres courantes   

Composantes  des recettes  propres ordinaires

2010

%

  - Recettes fiscales ordinaires

              - Taxe sur les établissements industriels et commerciaux

              - Taxe hôtelière

              - Taxe sur les immeubles

              - Taxe sur les immeubles non  bâtis

              - Surtaxe sur le prix du courant électrique

              - Droits des marchés

              -Droits de voirie

              - Autres recettes fiscales ordinaires

   - Recettes non fiscales ordinaires

              - Produits de location des immeubles

              - Produits de cession des immeubles

              - Autres revenus financiers

488

57

-

62

9

14

293

14

39

93

65

24

4

84

10

-

11

2

2

50

2

7

16

11

4

1

Total  de la Commune

581

100

 

______________________________________________________________

H-LA COMMUNE DE OUESLATIA DE TUNISIE

____________________________________________________________________ 

1-Plan de la ville

2-Présentation

Oueslatia  est une ville du centre de la Tunisie située à 40km de Kairouan ville, au centre d'une plaine comprise entre les alignements montagneux du Djebel Osselet et du Djebel Serj appartenant au flanc sud de la dorsale tunisienne. . Rattachée au gouvernorat de Kairouan, elle constitue le chef- lieu d'une délégation et une municipalité comptant 10 000 habitants environ. Sont rattachés à cette ville les villages de Maarouf, El Menzel, Djebel Serj, Zaghdoud, Djebel Ousselat, Djebel Erreïhane, Aïn Djeloula, Oum El Ksal et El Behaïer.

3-Traits historiques

La commune de Oueslatia abrite sur son territoire des grottes, intéressantes pour la spéléologie comme la grotte de la mine, ainsi que de nombreuses peintures rupestres dont les mieux conservées représentent des scènes de chasse où apparaissent rhinocéros, autruches et buffles, autant d'animaux qui témoignent d'un milieu naturel verdoyant au Néolithique. A 30 kilomètres de cette ville , se trouve Ksar Lemsa où sont conservés d'importants vestiges de la période byzantine avec une citadelle construite au VI siècle, une portion d'aqueduc, des citernes et un amphithéâtre.  . 

3- Structure des recettes réelles du budget de la Commune d’Oueslatia

3-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune d’Oueslatia

%

2010

%

1990

Libellé des Recettes

69

57

34

23

12

888

739

432

307

149

56

39

21

18

17

200

137

75

62

63

 Recettes de Fonctionnement -

  Recettes propres-    

        Fiscales-           

         Non fiscales-           

  Dotations –transferts de l'Etat-    

31

8

4

10

9

401

98

55

135

113

44

-

28

-

16

155

-

101

-

54

 Recettes d'équipement-

  Produits des  emprunts-       

 Subventions d'équipement-       

  Dotations –transferts de l'Etat-       

   Excédents reportés-           

100

1298

100

355

Total  de la Commune

 3-2-Composantes et structure des recettes  propres courantes                              

Composantes  des recettes  propres ordinaires

2010

%

  - Recettes fiscales ordinaires

      - Taxe sur les établissements indus. et commerciaux

      - Taxe hôtelière

      - Taxe sur les immeubles

      - Taxe sur les immeubles non  bâtis

      - Surtaxe sur le prix du courant électrique

      - Droits des marchés

      - Taxes  de voirie

      - Autres recettes fiscales ordinaires

   - Recettes non fiscales ordinaires

      - Produits de location des immeubles

      - Produits de cession des immeubles

      - Report des excédents

      - Autres revenus financiers

432

36

-

27

4

13

305

11

36

307

91

171

28

17

58

5

-

4

0

2

41

1

3

42

12

24

4

2

 Total  de la Commune

739

100

                

___________________________________________________________________

I-LA COMMUNE DE SIDI ALOUANE DE TUNISIE

___________________________________________________________________

1- Plan de la ville   

2- Présentation

Sidi Alouane  est une ville du Sahel tunisien située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Mahdia, siège de gouvernorat portant le même nom et duquel relève la ville des  Alouanais . La ville qui doit son nom à Sidi Alouane Ben Saïd, un saint  ayant vécu au XIVe siècle et très respectueux dans toute la région , est à la fois le chef lieu d’une délégation comprenant les secteurs d’Oued Glatt, Oued Baja, Essâad, Sakiet El Kadem, Al Bassatine, Zorda, Zalba et Ennouzha et une commune urbaine devant, aujourd’hui, loger  à peu près  8 000 âmes. 

3- Particularités de la ville

 D’abord la ville constitue un espace urbain partout entouré  des oliveraies. Le visiteur de cette  cité est particulièrement frappé par la simplicité et la bonté de ses habitants. C’est ici que s’organisent, chaque été,  un festival polyculturel où se rencontrent des écrivains et une  journée consacrée à l’exposition et  la vente   des variétés   du miel de haute qualité, d’origine alouanaise ou  provenant des villes et  localités avoisinantes ainsi que des diverses autres  régions tunisiennes  en l’occurrence Oueslatia, le Kef ,  Siliana ou le Cap bon .

4- Ressources budgétaires de la commune (1000 DT)                        

4-1- Structure des recettes réelles du budget de la Commune de Sidi Alouane

%    

2010         

%    

1990              

Libellé des Recettes

78

55

45

10

45

495            

343            

285            

64              

146            

59    

30    

20    

10    

70    

104

53

35

18

51

Recettes de Fonctionnement

  Recettes propres-  

        Fiscales -            

         Non fiscales-            

  Dotations –transferts de l'Etat-  

 22

 3

1

18

143  

16

10

117

41

-

34

7

71

 -                    

60                  11

 Recettes d'équipement

  Produits des  emprunts-      

  Subventions d'équipement-      

   Excédents reportés-      

100  

 1180         

100

288                

Total de la commune 

4-2-Composantes et structure des recettes  propres courantes   

Composantes  des recettes  propres ordinaires

    2010

   %

- Recettes fiscales ordinaires

   - Taxe sur les établissements indus. et commerciaux

              - Taxe sur les immeubles

              - Taxe sur les immeubles non  bâtis

              - Surtaxe sur le prix du courant électrique

              - Droits des marchés

              - Droits de voirie

              - Autres recettes fiscales ordinaires

   - Recettes non fiscales ordinaires

              - Produits de location des immeubles

              - Produits de cession des immeubles

              - Autres revenus financiers

285

43

22

             15

             11

           129 7

58

64

44

6

14

82

12

7

4

3

37

2

17

18

13

2

3

 Total de la commune

349

100_

____________________________________________________________________

J-LA COMMUNE DE LA MARSA DE TUNISIE

____________________________________________________________________

1- Plan de la ville

2- Présentation générale

La Marsa est une ville tunisienne située à 18 kilomètres au nord-est de Tunis capitale. Elle constitue une municipalité comptant aujourd’hui plus de 80 000 habitants. Par son patrimoine historique ,par sa position géographique ,par son climat et son relief ,par  son infrastructure de base et ses équipements collectifs mais aussi par le civisme et le niveau intellectuel combien respectueux de  ses habitants , la Marsa  est considérée par bon nombre de Tunisiens comme la ville la plus chic de la banlieue nord de la capitale  et demeure une des plus belle station balnéaire  de la Tunisie. La ville  s'étire entre la colline de Sidi Bou Saïd et la falaise de Cap Gammarth. Elle se compose de différents quartiers dont Marsa Ville, Marsa Plage ou la cité des Juges. Sur la route menant à Gammarth, le quartier huppé de Marsa Cube aligne un chapelet de villas alors qu'un cimetière en bord de mer porte le nom de Sidi Abdelaziz, saint patron de la ville, qui aurait été un disciple du maître soufi andalou Ibn Arabî .

3- Histoire

L'histoire de la ville remonte à l'époque punique où son premier noyau appartient au quartier de Mégara , faubourg de la cité punique de Carthage .    Peu après la conquête arabe, on y érige un ribat, où des hommes pieux montent la garde et enseignent à partir du xiie siècle le soufisme . Au début du xvie siècle, le souverain hafside Abû `Abd Allâh Muhammad al-Mutawakkil choisit cette localité pour résidence estivale et y fait bâtir trois palais   .Plus tard, le palais El Abdalliya sert de résidence aux consuls d'Angleterre avant de devenir la maison des hôtes étrangers en visite en Tunisie. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment sert d'école primaire . El Abdalliya El Koubra, qui abrite aujourd’hui un centre culturel, témoignage de l'architecture princière de l’époque hafside .C’est dans cette ville,par ailleurs, que sont signées, en juin 1883, des  conventions  renforçant le contrôle des autorités françaises  sur le pays.  

4- Urbanisation et aspects culturels

Ville résidentielle ouverte sur le golfe de Tunis, la Marsa accueille notamment    le palais des hôtes de la République, la résidence de plusieurs ambassadeurs, l’Institut Préparatoire aux Etudes Scientifiques et Techniques  et l’Ecole Polytechnique de Tunisie .La Marsa abrite également des galeries d'art telles que Mille Feuilles ou Saf Saf, une salle de cinéma et une bibliothèque publique. Le quartier Saf-Saf, haut-lieu d'animation de la ville au cœur de Marsa Plage,   attire de nombreux visiteurs. Sans doute né à la fin du xixe siècle, le célèbre café du même nom est un lieu mythique qui préserve les traditions du savoir-vivre tunisois. Doté d'un puits public datant de l'époque des Hafsides et où les caravaniers venaient se rafraîchir et abreuver leurs bêtes, cet endroit accueille durant les années 1950 et 1960 bon nombre d’artistes ,chanteurs et  peintres .   

5- Economie et transports

Le point fort de l'économie marsoise réside dans le tourisme avec les zones voisines de Gammarth et Raoued et leurs ensembles résidentiels, hôtels, centres de loisirs, thalassothérapie, restaurants, cafés et salons de thé. 

La ville est reliée à la capitale ,entre autres moyens de transports publics que privés,par le TGM, une ligne de chemin de fer périurbain desservant aussi Sidi Bou Saïd,Le kram, Carthage et La Goulette.  

6- Budget de la commune

7- Jumelage

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K-LA COMMUNE DE NOUAKCHOTT DE MAURITANIE

____________________________________________________________________

 1- Plan de la ville

2-Présentation sommaire de la ville

Nouakchott  capitale de la Mauritanie depuis 1957  est située au bord de l'océan Atlantique. Elle a été créée sur une zone de campement. Les nomades viennent de temps à autre séjourner autour de la capitale qui a pris rapidement l'aspect d'une ville moderne. Chaque quartier possède un marché. Le nom de cette ville, Nouakchott désigne, entre autres significations, le lieu où apparaît l'eau quand on creuse un puits. D’une population estimée à 8 000 habitants en 1980 , la capitale compte aujourd'hui près de 800 000 habitants répartis  sur 1000 km2 environ. Malgré cette faible densité urbaine, la ville  connait une  forte croissance démographique qui résulte essentiellement du fait de la migration des personnes venant s’y installer à la recherche de l’emploi.

3- Histoire

A l’origine, Nouakchott était un camp militaire français, construit de toutes pièces, où les Mauritaniens n'avaient pas l'habitude de séjourner. Le nom serait donc apparu, plus tard, au début du siècle. L’endroit en lui-même est connu depuis longtemps par les nomades. Cependant la ville, à proprement parler, fut construite par les colons français, dans les années 1950.

Lors de   la création , en 1958 , de la capitale, il y avait 500 habitants, un ksar ou un petit fort où quinze soldats français surveillaient la route commerciale qui reliait le Maroc au Sénégal. A cette époque, il y avait deux noyaux, l’un autour du fort, qui deviendra le quartier européen de nos jours, l'autre autour de la mosquée. Rapidement la ville se réunifiera.

4- Croissance démographique et développement urbain : Le constat

Le cas de Nouakchott est un cas extrême en ce qui concerne la croissance démographique et le développement  urbain  et l'habitat  anarchique parce que le phénomène y est massif. Entre 1962 et 1990, la superficie de la ville est passée de 240 à 8 000 hectares, et la population a été multipliée par 81 entre 1959 et 1988. Nouakchott qui ne  représentait, en 1962, que  0,6% de la population mauritanienne, en aborde aujourd’hui le taux de 30%. En fait, Nouakchott connaît de nombreux problèmes liés 1) à une urbanisation démesurée entrainant une saturation de l'espace et donc la naissance   des quartiers pauvres, les Kebbé  avec des difficultés   de circulation, de mauvais services ,de la pauvreté ;2) au risque d'ensablement, 3)à la menace de  l'Océan Atlantique  dont le niveau des eaux  est plus élevé  par rapport à une bonne partie de la ville à et4)à l'absence totale d'eau douce, qui doit être cherchée à  une   distance  de soixantaine kilomètres  .Etant signalé que Nouakchott reçoit très peu de pluie ne dépassant  en moyenne 160°  par an.

5- Religion

Mise à part une minorité juive et chrétienne, les Nouakchottois  sont musulmans, ce qui explique l’existence de plusieurs centaines de mosquées à Nouakchott. Les deux plus connues,  sont    la  « marocaine », d’une architecture qui rappelle la Koutoubia de Marrakech puis la « saoudienne », un édifice imposant aux minarets élancés.

6-Budget  de la commune

7-Jumélage

Nouakchott est jumelée avec la ville de Madrid d’Espagne ,le Conseil Régional d'Ile-de-France  de  France et Bamako du Mali  .

____________________________________________________________________

L-COMMUNE D'ATAR DE MAURITANIE

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1-Plan de la ville

2-Physionomie de la ville hier et aujourd’hui 

Atar une ville de 30 000 habitants environ se situe à 207 mètres d’altitude, au centre-ouest de la Mauritanie. Administrativement, la ville est classée dans la catégorie des communes urbaines à vocation agricole, pastorale, agropastorale.  Elle est également  la capitale de la région   de l’Adrar, le chef-lieu de la moughataa d'Atar et la principale commune Communes au bas du plateau de l'Adrar, au bord de l'oued Seguellil. Jusqu'à l'aube de l’indépendance, elle a été une importante ville de garnison pour les troupes coloniales françaises.

A vocation touristique, la ville attire plus de 10 000 touristes  par an, et sert d'étape incontournable au rallye Paris-Dakar. L'aéroport de proximité est de nature à créer une dynamique de  développement  dans la cité.  La culture des dattes, avec la saison de la Guetna,  donne  un charme exceptionnel à la cité .Aussi, les sites touristiques, peintures et gravures rupestres sont  très appréciés des touristes. La ville comporte également un musée et une mosquée historiques, construite en 1674.

En fait, la région est géologiquement intéressante car elle date de l'ère primaire et contraste avec les formations précambriennes du Tiris Zemmour. Les structures stratifiées bien apparentes donnent à voir notamment des fossiles de stromatolithes.

Artisanat : des nu-pieds sont fabriqués à Atar : les samaras, composées d'une semelle de cuir, d'une boucle qui entoure le gros orteil, de deux lanières qui en partent et se rejoignent derrière le coup de pied, sous la cheville, sont très utilisées en Mauritanie.

 Atar , est par ailleurs jumelée avec la ville de Sousse de Tunisie  depuis 1989.

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 M- COMMUNE DE FES DU MAROC

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1- Plan de la ville

2- Présentation générale

Fès est la deuxième plus grande ville du Maroc.Elle compte actuellement environ 1 050 000 habitants et s'étend sur 271 hectares. La ville se divise en trois parties ,Fès el-Jedid ,édifiée au XIIIe siècle par les Mérinides (une cité administrative et royale),Fès el-Bali , édifié par les Idrissides(le plus vieux quartier) ,Fès ville nouvelle (Dar Dbibegh) , construite par les Français au temps du protectorat (contraste entre modernité et tradition).

 Fès est située près du Moyen Atlas, à l'intérieur des terres ; elle bénéficie d'un climat méditerranéen mais fortement mâtiné de continentalité. Les précipitations   abordent 700mm /an. Comme pour l'ensemble du pays ,les températures moyennes varient entre     8 °C  et 27 °C.L'été, les températures moyennes maximales montent jusqu'à 35 °C. Sa médina, une des  plus vieille du monde pourrait donner un exemple modèle d'une ville orientale; elle est inchangée depuis le xiie siècle. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Kairouan , Damas, Bagdad, Cordoue, Tlemcen, Grenade...Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche à l'emplacement des premières fondations. Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était devenue un centre de rencontres et d'échanges.

3- Histoire

-Fondation :Des plus acceptables hypothèses afférentes à la fondation de la cité de Fès serait celle d’a-Razi, racontée par  Ibn al-Abbar, un des auteurs arabes qui a vécu entre le  VIIè  et le XIIIè hégire .A s’en tenir à cette lecture, la ville de Fès fut construite, dans un endroit appelé Ulili sur la rivière a-Zaytoun, par des tribus berbères quand  Idris Ibn Abd Allah arriva au Maghreb en l’an 172.Les sources d'eau vitales aux alentours de Fès, qui avant même sa fondation étaient connues et louées en chanson, ont sans aucun doute été un critère important lors du choix de l'emplacement de la cité. 

Les évolutions ultérieures sont dues à deux vagues successives d'émigration , l’une à partir de 817 quand  s'installent dans la ville fondée par Idris Ier près de 800 familles andalouses expulsées par les Omeyyades  de Cordoue, l’autre,  suite à l’arrivée, peu de temps après, des 2 000 familles   Kairouanaises , fuyant les persécutions des Aghlabides.  Les nouveaux arrivants apportent avec eux   un savoir-faire technique et artisanal qui a  contribué  au développement culturel, social et économique de la ville. Fès se trouve, par ailleurs,  avantagée par son emplacement géographique au croisement de routes commerciales  et au cœur d'une région riche en matières premières nécessaires pour l'artisanat.    

-Moyen âge : Aux Xe , la ville de Fès est prise par les Maghraoua. Elle sera le théâtre de bataille entre les tribus Zénètes Maghraoua et Banou Ifren pour sa gouvernance.Les deux parties de la ville s'unissent au Moyen Âge en 1069, détruisant le mur qui les séparait. Avec la dynastie almoravide au xie siècle ,     Fès perd son rôle de capitale    mais le reprend, sous le nom de Fès Djedid, en 1250 grâce à la dynastie mérinide. Au début du xive siècle  , la ville connaît une forte croissance.En 1471, la ville tombe aux mains de la dynastie Beni Wattas qui fondent le royaume de Fès. 

-XVI - XVIIIe siècles : En 1522, Fès souffre d'un tremblement de terre qui détruit une partie de la ville. La dynastie des Saadiens prend la ville en 1554   avec ,cette fois ,Marrakech comme capitale. Ala fin du xviie siècle, avec les débuts de la dynastie alaouite, Moulay Ismail choisit Meknès comme nouvelle capitale.  Son  successeur Moulay Abdallah   fait de Fès son lieu de résidence et fait rénover ou construire des mosquées,des écoles (madrasas), des ponts et des rues . 

- XIXe siècle

Au xixe siècle, les deux anciennes parties de la ville sont reliées à de nouvelles constructions comme le palais bouloudjoubou. Jusqu'au début du protectorat en 1912, Fès est la capitale du Maroc.

-Avec le protectorat français et l’indépendance, Rabat est déclarée officiellement capitale du Maroc ; Fès reste cependant un important lieu de résidence royale et un centre culturel, artisanal, commercial mais aussi politique.

4- Enseignement-culture

Comme dans le passé, du temps de la medersa, la ville demeure une destination culturelle par excellence. Elle comporte plusieurs   lycées et collèges dont  particulièrement  le lycée Moulay Idriss et le lycée Moulay Rachid.L'ancienne médina est riche en patrimoine . De superbes  remparts,   châteaux  et mosquées,  des belles rues aux milles senteurs, de si magnifiques souks.  Et ces portes légendaires, de Bab El Guissa vers le nord est, de Bab Ftouh vers l'est sur la route de Taza, de Bab Jdid , la porte d'entrée la plus proche pour accéder aux souks, de Bab Boujloud vers l'Ouest.  De style arabo-andalou, l'université El quaraouiyine  demeure, sans doute, la plus importante dans l'histoire de la ville.   

5- Economie-Transports

 Fès  compte beaucoup  sur le tourisme et l’artisanat. L'infrastructure hôtelière et les maisons d'hôtes traditionnelles ont connu ces dernières années une croissance rapide. Située dans la riche plaine du Saïs, Fès dispose, par ailleurs, d’une importante industrie agroalimentaire.

La ville possède deux gares ferroviaires  ,l’une est reliée à toutes les principales villes du Maroc,l’autre, la gare de Fès-Médina   relie Fès à Oujda.L'Aéroport international de Fès -Saïss  constitue une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes marocaines et européennes. La ville de Fès est reliée au réseau autoroutier du royaume particulièrement vers   Rabat, Oujda     .

6- Jumelages   

La commune de Fès est jumelée avec plusieurs villes,au continent africain  avec Tlemcen de l’Algérie, Chinguetti  de Mauritanie ,Kairouan deTunisie, Saint Louis du Sénégal, Bobo Dioulasso de Burkina Faso en Europe    avec Cordoue d’Espagne, Montpellier et Strasbourg, Saint-Étienne  de France de France , Florence d’Italie,  Coimbra du Portugal, Cracovie  de Pologne,en Asie avec Al-Qods de Palestine, Lahore du Pakistan, Suwon  de  Corée du Sud, en Amérique avec Carthagène des Indes  de Colombie .