Section III :Des Communes de l'Afrique de l'Ouest

 LES COMMUNES DE L'AFRIQUE SUBSAHARIENNE 

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SECTION III : LES COMMUNES DE L'AFRIQUE DE L'OUEST

   NOTE :  Les communes  de cette région examinées jusqu'à ce jour sont :

                -  Du       Mali              : A- Bamako,B-Tombouctou 

                -  De Burkina Faso  : C- Ouagadougou

                 Du Benin                : D-Cotounou

                -  Du  Togo                : E-Lomé- F-Sodoké

                -  Du Sénégal            : G-Gorée

                -  Du Cap Vert           : H-Praia

                -  Sierra Leone          : I- Freetown

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 A- LA COMMUNE  DE BAMAKO DU MALI

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1- Plan de la ville

2- Présentation sommaire de la ville

Bamako est la capitale du Mali, sur le fleuve Niger, dans le sud-ouest du pays. En 2009, la ville compte 1 8OO OOO  habitants . Son rythme de croissance urbaine est actuellement le plus élevé d'Afrique.  Elle est le   centre administratif du pays et  un important   centre commercial pour toute la région alentour. Bamako est érigée en district et subdivisée en six communes .

3- Géographie et démographie  

Située sur les rives du fleuve Niger, appelé Djoliba  ou fleuve du sang , la ville de Bamako est construite dans une cuvette entourée de collines. Elle couvre une superficie de 267 km2 et s’étend d'ouest en est sur 22 km et du nord au sud sur 12 km . La cité  dispose d’une forêt classée dite Koulouba  de près 2 010 ha et d'un climat tropical assez humide avec un total des précipitations annuelles de 878 millimètres mais avec deux saisons, l’une sèche  l’autre  pluvieuse     (234 mm en août)   permettant  le  développement    d'une       savane arborée ainsi que la culture de plantes telles que le sorgho, le maïs et le coton.

L'accroissement démographique de  Bamako  est  impressionnant. De2 500 habitants en 1884,la population de l’agglomération de la ville     est passéeà 37 000 habitants en 1945,  à 100 000 en 1960  pour atteindre en 2009 plus de  1 809 OOO habitants .Cet accroissement incontrôlé cause, pour la ville, des difficultés importantes  touchant à la l’organisation des plans de  circulation, à l’alimentation en eau potable et  à  l’hygiène, l’assainissement, la santé...  

4- Histoire

4-1- Bamako ville très ancienne 

Le site de Bamako a été occupé dès la préhistoire. Bamako a été fondée à la fin du XVIe siècle par les Niaré,  Igine. Niaréla  est un des plus anciens quartiers de Bamako. Les trois caïmans qui symbolisent Bamako trouvent leur origine à partir des trois marigots qui traversaient Bamako : Lido, Diafarana et Bèlèsôkô.

4-2- La ville sous le protectorat français

A l’arrivée des francais ,en 1883 , Bamako  était un gros village fortifiéde 600 habitants. Cette entrée coïncida avec la naissance d’AmadouCoumba Niaré (1883-1963) qui sera l'un des tous premiers instituteurs de Bamako. Après le décès de son grand frère Maridiè Niaré en 1956, Amadou deviendra chef de la province de Bamako. Mais ne régna que durant deux ans avant l'abolition de la chefferie traditionnelle en 1958.

En 1895, elle devient chef-lieu de cercle avant de devenir capitale du Haut Sénégal-Niger le 17 octobre 1899 . 

Entre 1903 et 1907 est construit le palais de Koulouba, palais du gouverneur puissiège de la présidence de la République à partir de l’indépendance en 1960.

A la fin de 1918, Bamako est érigée, par un arrêté général, en commune mixte, dirigée par un administrateur-maire.

Depuis, plusieurs  édifices publics ont vu le jour, la cathédrale en 1927, la Maison des artisans en 1931, le premier pont dans le pays, construit sur le Niger en 1947, la grande mosquée en 1948.

Le 18 novembre 1955, la loi  transforme Bamako en commune de plein exercice.

4-3- Bamako capitale et district doté d’un statut particulier  

Avec l’indépendance du Mali en 1960, Bamako a été choisie  la capitale du pays. En 1977,  elle devient un district,  une   collectivité décentralisée  dotée d’un statut particulier et composée de   communes.

5- Présentation du   District de Bamako

Le district de Bamako est divisé en six communes :

- La commune I, de 256 216 habitants, couvre une superficie de 34 26 km2. Elle est composée de  9 quartiers : Banconi, Boulkassombougou, Djélibougou, Doumanzana, Fadjiguila, Sotuba, Korofina Nord, Korofina Sud et Sikoroni.

- La commune II , à vocation industrielle, de près  161 000 habitants,  couvre une superficie de 16 81 km²  .  Elle est composée de   11 quartiers      : Niaréla (le plus ancien), Bagadadji, Médina-coura, Bozola, Missira, Hippodrome, Quinzambougou, Bakaribougou, TSF, Zone industrielle et Bougouba.  

- La commune IIIcentre administratif et commercial de Bamako de plus de119 000 habitants, couvre une superficie de 23 km²  et loge notamment les deux plus grands marché de la capitale,   Dabanani et Didida. En sus des villages de Koulouninko et Sirakorodounfing,20 quartiers sont rattachés à cette commune . 

- La Commune IV, de plus de 200 000 habitants , couvre une superficie de près 368 km².  Elle est composée de  8 quartiers : Taliko, Lassa, Sibiribougou, Djikoroni-Para, Sébénikoro, Hamdallaye, Lafiabougou et Kalabambougou

- La Commune V,de près de 250 000 habitants couvre une superficie de 41 km².Elle est composée de  8 quartiers : Badalabougou, Sema I, Quartier Mali, Torokorobougou, Baco-Djicoroni, Sabalibougou, Daoudabougou et Kalaban-Coura et compte.

- La commune VI, de 600 000 habitants  s’étend sur   89 km²   , la plus vaste superficie du district de Bamako.  La collectivité locale est constituée de 10 quartiers : Banankabougou, Djanékéla, Faladié, Magnambougou, Missabougou, Niamakoro, Sénou, Sogoniko, Sokorodji et Yrimadio.

Chaque commune est gérée par un conseil communal   élu. Celui-ci élit ses représentants au conseil de district .Ces conseillers   élisent, à leur tour, le maire du district.

6- Culture

Bamako est l'hôte de nombreuses manifestations internationales   Il en est ainsi des Rencontres africaines de la photographie , du Festival international de percussion de Bamako ou du Festival des réalités, un festival de théâtre se déroulant tous les deux ans  au mois de décembre.

Bamako offre un superbe paysage de culture  aussi  danse que varié. Nombreux sont  les  espaces et les musées qui  incarnent  la dimension culturelle offerte par cette  ville majestueuse à plus d’un titre. On y trouve notamment le musée de la Femme , le Musée national ,le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, le Centre culturel français, la Bibliothèque nationale du Mali , le Conservatoire des Arts et Métiers  et le site archéologique et les peintures rupestres 

7- Religion 

Comme pour l'ensemble  de la population du Mali, les Bamakois  sont à  plus de 90 % des musulmans, avec néanmoins une présence animiste et des minorités chrétiennes.  Par conséquent, la ville est parsemée de plusieurs écoles coraniques et de plus de cent mosquées.  

8-Jumelage 

La commune de Bamako est jumelée avec plusieurs villes dont Bordeaux, Maubeuge, Angers de France Leipzig  d’Allemagne ,Achkhabad  de Turkménistan, São Paulo du Brésil , Rochester la  New Yorkaise  des   États-Unis Dakar du  Sénégal Nouakchott de Mauritanie.

9-  Economie  

9-1- Secteurs économiques

Le secteur tertiaire est le plus développé, notamment l’artisanat (avec notamment la Maison des artisans) et le commerce.Le Marché rose est situé au cœur de Bamako.   Il est le poumon économique de la ville, avec l’autre grand marché, celui de Médine.

Peu développée, L’agriculture est limitée  essentiellement au maraîchage, à la pêche   et à l’élevage sont.

L’activité industrielle est très limitée. Le district de Bamako concentre, en tous cas, 70 % des entreprises industrielles

9-2-Services publics :Electricité,Eau,Transport 

L'électricité, dont la distribution est assurée par Énergie du Mali, provient du barrage hydroélectrique de Sélingué.

La distribution d’eau potable à Bamako et à  Kati est assurée, notamment, par une station de pompage sur le fleuve Niger.   (140 000m³ environ d’eau potable /jour contre)

Une ligne de chemin de fer relie Bamako à Dakar en passant par Kati, Négala, Kita et Kayes.Le réseau routier permet de se rendre vers Koulikoro, Kati, Kolokani, Ségou, Sikasso. Le taxi-brousse est l'un des principaux éléments du transport routier malien

L’aéroport international de Bamako-Sénou est situé à 15 km du centre-ville et dessert les principales capitales des pays de la sous-région mais également du reste de l’Afrique et Paris.

Pont de Bamako, enjambant le Niger

La ville de Bamako est située de part et d’autre du fleuve Niger. Deux ponts relient les deux rives : le pont des Martyrs (ancien pont) et le pont du roi Fahd  fond. La navigation sur le fleuve Niger est possible à partir de Koulikoro vers Mopti et Gao.

Santé 

L’hôpital civil dit hôpital du point G ,l’hôpital Gabriel Touré et  l’hôpital du Mali .

10- Budget  la commune

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B- LA COMMUNE  DE TOMBOUCTOU DU MALI

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1-Plan de la ville

2-Présentation sommaire de la ville

Tombouctou   est située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara. Elle est surnommée  la ville aux 333 saints  ou  la perle du désert. Tombouctou est une commune de moyen exercice .Elle compte aujourd’hui 42000   habitants composés de trois groupes ethniques principaux  à savoir les Touareg, les Songhaï et les Arabes. Elle est aussi le chef-lieu du cercle de Tombouctou et de la région  portant le  même nom.

3- Géographie-Climat

Depuis plusieurs années, la ville est menacée par l'avancée des dunes  Tombouctou appartient à la frange la plus septentrionale du Sahel africain et donc à la plus aride. Les précipitations annuelles sont en moyenne de 160 mm et se concentrent durant les quatre mois d'été au moment de la mousson. Le mois d'août est le plus pluvieux avec un total de 63,5 mm, mais les pluies sont irrégulières d'une année sur l'autre. Quant aux températures, elles connaissent des variations saisonnières et diurnes importantes. En été les températures maximales dépassent les 40 °C (T max=42 °C en mai) tandis qu'en hiver les températures minimales descendent en dessous de 15 °C (T min=12,6 °C en janvier. 

4- Histoire

La légende rapporte que Tombouctou fut formée autour du puits d'une femme appelée Bouctou,   d'où le nom de la ville. Les premiers campements pourraient remonter aux premiers siècles de l'histoire écrite. Campement des nomades berbères du xiie siècle, la ville n'apparaît cependant dans l'histoirequ'au xive siècle : l'empereur du Mandé Mansa Moussa y fit construire une prestigieuse mosquée, par l'architecte Abou Ishaq es-Sahéli.

Au xve siècle, la construction par une vieille femme de la mosquée de Sankoré, qui comprenait une medersa, est à l'origine d'une université islamique de renommée internationale. Jusqu'à 25 000 étudiants fréquentèrent la ville sous le régime de Sonni Ali Ber  . La ville a construit sa prospérité sur les échanges commerciaux, dont l'esclavage, entre la zone soudanaise du Sahel africain et le Maghreb. Elle eut son apogée au xvie siècle. Sa richesse déclina lorsque les Européens ouvrirent la voie maritime pour le commerce entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire. Le déclin de la ville commença au xviie siècle avec l'instabilité politique et l'apparition de la traite négrière qui rapprochait cette activité des côtes.Alors que le Soudan français est une colonie française, Tombouctou devient par une loi française de1955 une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège unique. La loi du 2 mars 1966 donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints

Administration : Le cercle de Tombouctou comprend  6 communes :   Alafia, Ber, Bourem-Inaly, Lafia, Salam et Tombouctou

Quelques dates 

- xie siècle : Fondation supposée de la ville par les Touaregs.

- 1458 : Prise de la ville par Sonni Ali Ber, empereur songhaï.

-1590 : Chute de l'Empire songhaï, la ville passe sous domination saadienne.

-1603-1660 : La ville passe sous le contrôle des Saadiens de Marrakech

-1660-1760 : Domination du Maroc

-1760 : Les Touaregs chassent les derniers Marocains de la ville.

-1825 : L'Empire peul du Macina conquiert la ville.

-1894 : La ville est prise par les colonisateurs français.

-1960 : Indépendance du mali

 5- Transport et économie

Avec le développement des ports maritimes d'Afrique de l'Ouest, le commerce des caravanes décline. C'est encore un centre de négoce de produits de base, particulièrement du sel    extrait des mines de Taoudeni à 700 km plus au nord et amené lors de l'Azalaï à Tombouctou. Ce transport, des plaques de sel de 40 kg chacune, se fait de moins en moins à dos de dromadaires, et de plus en plus à bord de camions. La ville travaille également le textile, le cuir, et divers objets d'artisanat touareg.

La ville est le centre administratif de la région du même nom. Elle abrite les principaux services publics et est aussi le siège des ONG qui travaillent dans la zone. Centre touristique, Tombouctou abrite deux hôtels et plusieurs agences de voyages.

L'accès de la ville se fait par avion (vol hebdomadaire, via Mopti, lorsque le nombre de passagers est suffisant), en voiture par une piste difficile en provenance de Douentza et en empruntant le bac pour franchir le Niger ou bien en caravane par le désert. Un canal, qui avait disparu à cause de l'ensablement, reliait la ville directement au fleuve Niger. Le gouvernement libyen ayant accordé un financement pour son curage, son rétablissement est effectif depuis septembre 2007 .

6- Culture et monuments

Tombouctou est aujourd'hui plus connue par sa légende que par les différents sites présents. Cependant, différents lieux sont dignes d'intérêt. La ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988.

Première caractéristique de la ville, le désert est très proche des premières maisons. On trouve à différents endroits plusieurs zones de culture en terrasse, disposées en entonnoir autour d'un puits ou d'un point d'eau. Ces puits de Bouctou sont un bel exemple de culture dans un environnement difficile. L'ensemble des maisons est construit en banco mais à Tombouctou le crépi est remplacé par un parement en pierres. Les trois mosquées de la ville, Djingareyber, Sidi Yahiya et Sankoré, sont la mémoire de l'apogée de la ville. Seule la première se visite. On peut aussi visiter les restes des maisons qui abritèrent René Caillé, le major Alexander Gordon Laing et le docteur Heinrich Barth, dont certaines ont été transformées en musée.

Une place abrite le monument "de la Flamme de la Paix" qui symbolise la fin de la rébellion touarègue, le 26 mars 1996. La cérémonie commémorative a lieu tous les ans.

Les manuscrits de Tombouctou : Le vrai trésor de Tombouctou est constitué par un ensemble de près de cent mille manuscrits détenus par les grandes familles de la ville. Ces manuscrits, dont certains datent de l'époque préislamique remontant au xiie siècle, sont conservés depuis des siècles comme des secrets de famille. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en peul, par des savants originaires de l'ancien empire du Mali et contiennent un savoir didactiquenotamment dans les domaines de l'astronomie, de la musique, de labotanique… Environs 60 à 80 bibliothèques privées existent aussi dans la ville, parmi lesquelles la bibliothèque commémorative Mamma Haidara et la bibliothèque Mahmoud-Kati.   

L’Institut des hautes études et de recherche islamique Ahmed Baba,  Construites sur la place Sankoré, sur le site de l'ancienne université Sankoré, les locaux de 4 800 m² comprennent notamment un amphithéâtre de 500 places, une salle de conférence de 300 places et une bibliothèque.

Manifestations culturelles : 

Le Festival au désert se déroule chaque année à Essakane, à deux heures de piste de la ville de Tombouctou, au mois de janvier.  

      7-  Ressouces budgetaires de la Commune 

Tombouctou constitue une des  703 communes du Mali .La loi sur collectivités territoriales définit   la commune urbaine ou rurale comme étant   une collectivité décentralisée dotée de la personnalité et de l’autonomie financière.

       7-1- Les Impôts et taxes recouvrés par l’administration fiscale :

Les dispositions du Code Général des Impôts et du  Livre de Procédures Fiscales sont seules applicables par les services des impôts.

Les services de la direction générale des impôts  déterminent l’assiette et assurent la liquidation, l’émission, le recouvrement, le contrôle et le contentieux  de l’impôt sur les traitements et salaires dû sur les rémunérations payées par le budget des collectivités territoriales ou de leurs établissements publics locaux , la taxe foncière ,la contribution des patentes et licences ,la taxe de voirie ,la taxe de développement régional et local ,la taxe sur le bétail et la taxe sur les armes à feu.

De son coté, la  direction des domaines et du cadastre gère conformément au code minier la taxe   d’autorisation d’exploitation artisanale de l’or et d’autres substances minérales  et la taxe d’ouverture de carrières artisanales.

       7-2- Les impôts et taxes recouvrés par les collectivités territoriales :

A l'exception de Bamako capitale et ses six communes(Loi n°2011-036 du 15 juillet 2011 relative  aux ressources fiscales des communes, des cercles et des régions) ,toutes les autres communes ,y compris donc Ouagadougou ,  déterminent  l’assiette et assurent  la liquidation, l’émission, le recouvrement, le contrôle et le contentieux des impôts et taxes ci-après  dont les taux et les  tarifs sont fixés  par le conseil communal :

-         la taxe sur les embarcations ;

-         la taxe de sortie sur les véhicules de transport public de personnes ou de marchandises sortant du territoire de la commune lorsqu’ils ont été chargés dans la commune ;

      - la taxe sur les autorisations de construire ;

      - la taxe sur les appareils de jeux installés dans les lieux publics ;

      - la taxe sur les établissements de nuit, dancings, discothèque et restaurant

        avec orchestre ;

      -la taxe sur les débits de boisson et gargotes.

      -la taxe sur les autorisations de spectacles et divertissements occasionnels ;

      -la taxe de publicité dans les lieux publics ;

      -la taxe sur les charrettes ;

      -la taxe sur les moulins ;

      -la taxe perçue sur le bois à l’occasion de l’exploitation du domaine forestier          de l’Etat ;

A signaler que toute exonération consentie par l’Etat et portant sur un impôt ou une taxe dont le produit est destiné au budget des collectivités territoriales doit faire  l’objet d’une compensation financière intégrale concomitante, si elle ne résulte pas de l’application de la loi.

Le tableau suivant donne la répartition des recettes  fiscales des collectivités territoriales selon le niveau de décentralisation, entre les communes, les cercles et les régions (voir, au niveau du paragraphe 1:Documentation financière locale de la  Section7 afférente au Web self Biblio, une note sur  les degrés de la décentralisation au Mali.

 

Désignation  des recettes  fiscales

Répartition en %   des recettes fiscales entre les collectivités territoriales du Mali

Com

(1)

Cercle

 Région

 

1- Les impôts et  taxes recouvrés par le fisc

   - L'impôt sur les traitements et salaires du sur

     les rémunérations payées sur les budgets locaux  

   -La taxe foncière   

   - La contribution des patentes et licences 

   - La taxe de voirie   

   - La taxe de développement régional et local 

   - La taxe sur le bétail  

   - La taxe sur les armes à feu  

   - Autorisation d'exploitation artisanale de l'or

      et d'autres substances minérales 

   -La taxe d'ouverture des carrières artisanales

 

2- Les impôts et taxes recouvrés par les C T.

   (excepté Bamako capitale et ses 6communes)

 

   -  La taxe sur les embarcations

   -  La taxe de sortie sur les véhicules de transport

     Public de personnes ou de marchandises sortant

     du territoire de la commune lorsqu'ils ont été

     chargés dans la commune  

   -  La taxe sur les autorisations de construire

   -  La taxe sur les appareils de jeux installés dans

     les lieux publics

   -  La taxe sur les charrettes

   -  La taxe sur les moulins

   -  La taxe sur  les établissements de nuit, dancing              discothèque et restaurant avec orchestre 

   - La taxe sur les autorisations de spectacles et  

      divertissements occasionnels

   - La taxe de publicité dans les lieux publics

   - La taxe perçue sur le bois à l'occasion de

     l'exploitation du domaine forestier de l'Etat  

   - La taxe sur les débits de boisson et gargotes

   - La taxe sur les cycles à moteur

      -De cylindrée de 50 cm3 et(-) :3000FCFA /an

      -De cyl.de 51 à 125 cm3 : 6000FCFA / an

      -De cyl.de 50 à+de125 cm3 : 12000 FCFA / an

   -Taxe sur les bicyclettes : 1000 FCFA / an

   -Redevances instituées par les communes et  

    les cercles ou les régions contre  prestations de

   services rendus  

 

 

 

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60

60

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80

80

 

 

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25

15

15

15

15

 

 

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   -

 

 

 

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-

 

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25

 

 

 

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15

15

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5

5

5

 

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 25

-

15

 

 

 

-

  

 

100

   

 8- Jumelage

La ville de Tombouctou est jumelée avec Saintes de France, Chinon de France, Chemnitz d’Allemagne, Hay-on-Wye du Royaume-Uni, Kairouan de Tunisie ,Marrakech du Maroc, Tempe des États-Unis.

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C- LA COMMUNE  D'OUAGADOUGOU  DE BURKINA FASO

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1-    Plan de la ville

2-    Présentation

Ouagadougou est la capitale du Burkina Faso et la plus grande ville du pays .Elle compte aujourd'hui 1600 000 habitants dont 48 % sont des hommes et 52 % de femmes. La langue officielle de la ville est le français et les principales langues locales sont plus, dioula et Fulfulde. Administrativement, la ville est divisée en cinq arrondissements (Boulmiougou, Bogodogo, Nongremassom, Baskuy et Sig-Noghin), composés de 30 secteurs    regroupés  en districts qui sont Gounghin, Kamsaoghin, Koulouba, Moemmin, Niogsin, Paspanga, Peuloghin, Bilbalogho et Tiendpalogo. Couvrant une superficie  d'environ 219,3 km2, Ouagadougou est aussi une région métropolitaine composée de dix-sept villages.  

La ville dispose d'un climat tropical savane. Elle fait partie de la zone Soudano-sahélienne, avec une pluviométrie d'environ 900 mm   par an. La saison des pluies s'étend de mai à octobre; la température  est comprise entre un minimum de 19 ° C, en saison froide correspondant aux mois de  décembre et janvier et un maximum pouvant atteindre 45 ° C durant la saison chaude qui s'étend de mars à mai. L'harmattan , un vent sec, la mousson, en saison pluvieuse, sont les deux principaux facteurs qui déterminent le climat d'Ouagadougou. 

3-    Histoire

Le nom d'Ouagadougou remonte au XVe siècle quand les tribus Ninsi habitaient la région. Ils étaient en conflit constant jusqu'à 1441 lorsque Wubri, un héros de Yonyonse,  conduisant sa tribu à la victoire. Il renomme   la zone  Wogodogo francophonisée ultérieurement en Ouagadougou.

La ville devint la capitale de l'Empire Mossi en 1441 et fut la résidence permanente des empereurs Mossi à partir de  1681.   . Les français firent également d'Ouagadougou la capitale du territoire Haute Volta en 1919. Depuis que  la ligne de chemin de fer de Côte d'Ivoire a atteint, en 1954, la ville, la population d'Ouagadougou  double pratiquement   tous les dix ans. Étant un centre administratif de la domination coloniale, il est devenu un centre urbain important dans l'ère postcoloniale.

Aujourd'hui, Ouagadougou constitue un  centre culturel  par le mérite de tenir, en son sein, des manifestations de renommée internationale   comme le séminaire International des Arts et Artisanat Equitable, le  SIAO et le  Panafricain du Cinéma et Festival de la Télévision de Ouagadougou ,le FESPACO

 4-    Les services d'éducation et de santé

La ville est dotée d'une dizaine d'universités dont L'Université de Ouagadougou qui a été fondée en 1974. Plusieurs festivals internationaux et des activités sont organisés au sein de la municipalité. Il s'agit entre autres ,du Panafricain du Cinéma et Festival de la télévision de Ouagadougou,  le FESPACO  qui est considéré comme étant le plus grand festival de ce genre, de L'International Art  ( le SIAO)  et du Panafricain Music Festival ( le FESPAM ).

Outre les officines privées, Ouagadougou dispose tout particulièrement de deux centres  hospitaliers nationaux, le Yalgado Ouedraogo (CHNYO) et  le Centre   de Pédiatrie Charles de Gaulle (CDG-CHNP); la médecine traditionnelle locale continue à avoir de l'importance parmi la plupart des citoyens.  

5-    Economie-transport- Tourisme

Ouagadougou est connue par ses industries primaires   de  transformation des aliments et des textiles. Outre les marchés quotidiens et de l'artisanat, la Ville vous attire particulièrement par le Musée National du Burkina Faso, le palais Moro-Naba, le Musée National de la musique .

En ville,les motocyclettes et les cyclomoteurs constituent les moyens de transport les plus répandus.  On en vend   50 000 unités environ  chaque année. Ici ,les gens se déplacent    également en vert cabines à des tarifs variant de  200 à 400 FCFA le déplacement pendant le jour et  pouvant atteindre le double pendant la nuit. Ouagadougou est desservie par un aéroport international, par des lignes de chemins de fer vers Kaya dans le nord du pays  et vers d'Abidjan en Côte d'Ivoireet par une autoroute à destination de Niamey, au Niger.

Le parc urbain de Bangr-Weoogo désigne toute la zone  couvrant  2,63 km2, y compris les terrains  réservés à la forêt. Crée   dans les années 1930, rénové en  1985 puis rebaptisé en tant que"Parc Urbain Bangr-Weoogo "en 2001, cet espace public, outre son caractère économique,   constitue un des plus importants éléments du patrimoine historique et culturel de la ville  et un endroit de divertissement et d'épanouissement pour les habitants. L'autre parc notable à Ouagadougou, appeléL'Unité Pédagogique, abrite des animaux dans un état semi-libres. Il s'agit, en fait, d'un système de jardin botanique/biosphère qui s'étend sur 8 hectares   et sert aussi comme un musée de l'histoire du pays.

A 30 km Est  de la ville, se trouve le « Laongo »,  une superbe salle  d'exposition comportant   d'énormes pierres en granit, conçues par  différents sculpteurs ; L'endroit affiche des œuvres d'art des cinq continents.

Le Musée national de la musique loge, en son sein, des pièces de tous les instruments de musique du Burkina Faso. Située à 55 km (34 mi) au nord-ouest de la ville, le Musée de Manega, présente, de son coté, des instruments de musique du Burkina Faso, Mossi fusils et autres objets culturels. 

6-  Ressouces budgetaires de la Commune d'Ouagadougou

6-1- Importance des recettes fiscales dans le financement du budget 

Les recettes   fiscales   constituent   une part   prépondérante   des    ressources

budgétaires   dans la plupart des communes et   des régions;   les recettes    non

fiscales sont constituées  principalement par les recettes du domaine local et les

recettes des services locaux. 

 6-2-Les différents niveaux de décentralisation :

Le Burkina Faso a opté pour un système avec deux niveaux  de décentralisation :

 ‐A la base, les communes, au nombre de 351, comprenant les communes urbaines, en nombre réduit, avec plus de moyens financiers, et les communes rurales, en nombre très élevé ; tout le territoire étant couvert par les communes.

 ‐ Au sommet, les régions au nombre de treize (13) ; elles sont censées être plus à même de servir de cadre pour la conduite d’une véritable politique de développement.

 ‐ Un troisième niveau intermédiaire avait été envisagé, le niveau provincial à 45 provinces.

6-3- Le degré d’autonomie fiscale des collectivités locales

Sur un plan général, l’autonomie des entités locales va de la déconcentration, au fédéralisme en passant par la décentralisation où les compétences et les ressources transférées aux collectivités locales peuvent être limitées ou importantes, créant une grande diversité de niveaux de décentralisation.

6- 4-  Règles de répartition des compétences en matière fiscale

Les collectivités territoriales n’ont aucune compétence   en  matière règles de répartition des compétences fiscales. Tout revient à la loi   votée au niveau de l’Etat, en général, à l’initiative du gouvernement. Les dispositions de l’article 101 de la Constitution du 2 juin1991 stipulent que  la loi fixe les règles  afférentes à l’assiette, aux taux et  modalités de recouvrement des impositions de toutes natures.

6-5- Les caractéristiques de la fiscalité locale burkinabè

 6- 5-1-Notion d’impôt local: Sur le plan pratique, il est difficile de savoir   qu’est ce qui est impôt parmi les ressources locales propres. Pour l’essentiel, les recettes du domaine et des services locaux, qui sont censées comporter une contre partie équivalente au montant dû pour le payeur ainsi que la liberté de recourir ou de ne pas recourir au service, sont instituées ou peuvent être instituées par les collectivités locales qui ont compétence pour en fixer ou modifier l’assiette, le taux ou le tarif ainsi que les règles de leur recouvrement par arrêté du Président du Conseil municipal ou régional sur délibération du Conseil.

6-5-2-Répartition  des impôts   locaux entre   les communes  et  les régions

           * Les deux catégories d’impôts locaux:

 -Les taxes purement communales dont produit revient à la commune de perception, comprennent   la taxe sur les spectacles, la taxe sur les jeux, la taxe sur la publicité la taxe sur les charrettes. Quoique ne posant pas  de problème de répartition, la rentabilité de ces taxes est particulièrement faible

 -Les taxes à la fois communales et régionales englobent  la contribution des patentes, la taxe de résidence, la taxe des biens de mainmorte, la taxe sur les armes, la taxe de jouissance, la contribution du secteur informel. 

       *  La répartition entre les communes et les régions des impôts locaux

Elle est prévue par une loi du 9 mai 2006 portant détermination des ressources et des charges des collectivités territoriales au Burkina Faso. Il résulte expressément d’un décret du 18 mai 2007 que le montant des impôts et taxes recouvrés à l’intérieur du territoire communal est alloué à la région de rattachement selon les proportions ci‐après : 1,5% des recettes des communes à statut particulier (Ouagadougou et Bobo‐Dioulasso) ; 3% des recettes des autres communes (art. 2). Quant au produit de la taxe de jouissance recouvrée dans le ressort territorial de la commune, il est affecté à raison de 25% au budget de la région de rattachement (art. 3). Le décret rappelle, à la suite de la loi, que les comptables publics en charge du recouvrement des recettes des collectivités territoriales procèdent à la répartition des impôts et taxes qu’il vise dès leur perception.

6-5-3- L’organisation de l’administration fiscale pour ce qui a trait aux

           impôts locaux    

L’administration d’Etat, en l’occurrence la Direction générale des impôts (DGI) est compétente pour procéder aux opérations d’assiette, de liquidation et de recouvrement des impôts locaux jusqu’à ce que ceux‐ci entrent dans les caisses publiques tenues par la Direction du Trésor et de la Comptabilité Publique(DGTCP). Il revient à celle‐ci de reverser à chaque collectivité la part qui lui revient dans les recouvrements de la DGI. 

Pour les recettes de l’exploitation des services locaux et les recettes du domaine local ces recettes, les opérations d’assiette, de liquidation et de recouvrement sont effectuées par la DGTCP ou directement par des agents locaux.

6- 5-4- Transferts et péréquation des ressources locales 

Les transferts sont opérés par l’Etat sous forme de subventions représentant une part significative des ressources des communes les plus pauvres. A cet égard, le Code général des collectivités territoriales fait état de la part communale ou provinciale de la dotation globale de fonctionnement prévue par la loi de finances qui est une dotation forfaitaire en fonction du nombre d’habitants de la collectivité ou de la dotation de péréquation qui est fixée en tenant compte du potentiel financier ou de certaines charges particulières.

La péréquation entre communes était prévue par la taxe de développement communal (TDC) supprimée en 2011 ; le montant de cette taxe profitait à hauteur de 40% à la commune de perception, le reste, soit 60%, devant être réuni puis ventilé entre les différentes communes.

6-5-5-Etat comparé des recouvrements : Impôts locaux / Impôtsde l'Etat

      (En Milliards) 

    2006                        186 ,9                                 8 ,0                                      4,3  %

    2008                        226 ,8                               12, 7                                      5,6  %

    2010                        313 ,5                               15, 0                                      4,8 %

     Total                     1 206,2                                59 ,9                                      5,0 %

-Principaux impôts locaux en 2010

      - Patente                                         7 ,2                TBM                                 0,15

      - CSI                                                1 ,5                Taxe/Armes                     0,03

     - Taxe de Jouissance                     5 ,3                TDC

     - Taxe de Résidence                  460 ,0                  -    

 

- Prévisions : 16,0                                                       - Réalisations        :   15,0

- Prévisions comparées aux Réalisations      :   94   %

7- Jumelage

Ouagadougou est  jumulée avec les villes de Québec du Canada de Lyon et de Grenoble de  France, de Turin et de San Miniato d'Italie, de  Briton Ferry  des pays de Galles, de Leuze-en-Hainaut de Belgique, de Kumasi du Ghana, de Koweït City de Koweït et de   Taipei de  Taiwan  .

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D- LA COMMUNE DE COTONOU DU BENIN

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1- Plan de la ville

2- Présentation

Cotonou est la capitale économique et la plus grande ville du Bénin. La ville abrite beaucoup de services gouvernementaux et diplomatiques. Connue dans toute l'Afrique de l'Ouest pour son marché de 20 hectares,   ses Zémidjans (motos-taxis), Cotonou  est une ville vivante en pleine effervescence. Sa population qui n’était   que de 70 000 habitants en 1960 compte  officiellement aujourd’hui près de 762000 habitants  . Cotonou est située sur le cordon littoral entre le Lac Nokoué et l’Océan Atlantique. La ville est coupée en deux par un canal, la lagune de Cotonou, creusée par les Français en 1855. Trois ponts assurent la liaison entre les deux rives.

C'est en raison de sa situation géographique intéressante que Cotonou va commencer à développer les échanges avec les pays voisins. La ville est dotée de portes de sorties aérienne, maritime, fluviale vers Porto Novo et des axes terrestres qui desservent l'ensemble de la sous-région, Nigeria, Niger et Burkina Faso. Le climat est de type équatorial avec une alternance de deux saisons pluvieuses (avril-juillet et septembre-octobre, 800 à 1200 mm de pluie par an) et d’une saison sèche, correspondant aux mois de décembre et   janvier, marquée par l’essoufflement de  l’harmattan .La température de la ville oscille entre 18 et 35° C.

3- Bref aperçu  historique

Au début du xixe siècle, Cotonou, alors appelé Koutonou, n’était habitée que par quelques pêcheurs. C’est sous le règne de Glélé, roi du Dahomey (1858 - 1889) que les premiers Européens s’installent. A sa mort en 1889, son fils Béhanzin tente en vain de remettre en cause ce traité. La ville, désormais officielle, se développe  rapidement.

4- Economie - transports

Capitale économique, Cotonou abrite les deux tiers des industries du pays et   le siège des principales entreprises et banques du Bénin ainsi que celui de la plupart des institutions gouvernementales. La ville est désormais une des plaques tournantes du commerce informel de la sous-région, notamment à cause de la proximité de la frontière avec le Nigéria. 

Réalisant un chiffre d’affaires d’un milliard de francs CFA environ par jour, le marché Dantokpa constitue le plus gros centre d'échanges de l'Afrique de l'ouest.  La capitale économique du Bénin est aussi connue dans la région pour son marché de voitures d'occasions européennes, qu'elle stocke dans d'immenses parkings à ciel ouvert à son port. La ville abrite également une  importante cimenterie.

Bon nombre de facteurs, font de Cotonou   un  important carrefour pour le commerce ouest-africain. C’est qu‘en effet, le Port autonome de Cotonou constitue le véritable poumon de l'économie nationale en général et de celle de la ville en particulier ; il représente 90% des échanges avec l'étranger et plus de 60% du faible PIB du pays. C'est l'un des plus grands ports de commerce de la région   vers l'Europe, l'Amérique du Nord et du Sud et l'Asie, faisant de Cotonou une « ville entrepôt » générant une intense activité d'échanges, de manutention et de logistique et  dessert, en outre, les pays de l'hinterland, tels que le Mali et le Burkina Faso. Il est également le premier port de transit du Niger, pays frontalier totalement enclavé, notamment pour l'exportation de l’uranium.  Cotonou est relié à Parakou, dans le nord du Bénin, par la ligne de chemin de fer du Bénin-Niger. L’aéroport international de Cotonou  permet les liaisons avec les principales capitales de la région et la France, ainsi que les grandes villes ,Parakou, Kandi, Natitingou, Djougou et Savé. Cotonou est reliée par route aux différents pays de la région : Nigeria, Togo, Niger, Burkina Faso.

Grâce à ces différents moyens de communication, , profitant des difficultés que connaît Abidjan depuis la guerre civile de Côte d'Ivoire.

Jumelages

Cotonou est jumelée avec les villes de Salvador du Brésil, Créteil et Rosny-sous-Bois de France  .  

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E- LA COMMUNE DE LOME DU TOGO

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1- Plan de la ville

2- Présentation

Lomé est la capitale du Togo. Elle se situe à l'extrême sud-ouest du pays et s'étend le long du littoral du Golfe de Guinée. Son agglomération s'étale sur une superficie de 333 km² dont 30 km² dans la zone lagunaire.  Mêlant tour à tour la tradition avec l'Animisme   et la modernité à l'image des hôtels de luxe, Lomé est incontestablement une ville africaine qui   évolue à une vitesse fulgurante, aux rythmes   du grand marché, des cybercafés, des motos-taxis. La ville qui ne logeait en 1950 que 30 000 habitants, en compte aujourd’hui   800 000   environ. Lomé est une capitale cosmopolite où de très nombreuses langues et dialectes sont parlés. Toutefois, il existe une langue véhiculaire, le mina.

 Comme dans tout climat tropical, la ville connaît une pluviométrie relativement faible (800 mm par an) mais également marquée  par la présence de   deux saisons des pluies, la principale commence en avril et se termine vers juillet, la seconde  s’étale entre septembre et novembre. La chaleur est constante, la température   moyenne à l’ombre varie entre un minimum de 23 °C le matin et un maximum de 30 °C l'après midi.

3- Histoire

La ville fut fondée par les Éwés au XVIIIe siècle et devint la capitale du temps de la colonisation allemande, appelée alors Togo land, en 1897. A la fin du XIXe siècle, les produits à l’importation, comme les alcools et le tabac étaient fortement taxés .Les commerçants de la région « maritime » située entre Aflao et Keta , à l’ouest de la frontière  avaient donc besoin d’un lieu où débarquer les marchandises à l’insu  des douaniers. D’où la naissance de Lomé  vers 1880.. Le littoral jusqu'alors peu habité commença rapidement à se peupler par des éwé, des communautés européennes et des marchands itinérants de l’intérieur des terres, comme les caravanes Haoussa venues des routes du cola.  La ville s'en trouva renforcée et eut rapidement la réputation d'un un vrai pôle économique. Pendant l’époque coloniale, Lomé continuait librement de prospérer comme centre d’importation, devenant ainsi la principale porte du Nord dont l’axe de pénétration majeur était alors la vallée de la Volta puis, en 1897, la capitale si bien que la population de la ville ne dépassait 2000 âmes. A partir de 1904 , Lomé bénéficia d’un port qui en faisait l’unique point de contact maritime du Togo .Entre 1905 et 1909 un réseau de voies ferrées  a été progressivement mis en place à partir du quai jusqu’à Aného, Kpalimé , et Atakpamé .Tout le "Togo utile" se trouvait désormais organisé comme en entonnoir autour de Lomé, dont  la croissance était assurée ; la ville atteint les 8 000 âmes en 1914 .Mais, si les infrastructures jusqu’alors installées  par les Allemands (PTT, Banques) pouvaient profiter à tous, un système de patentes et de licences discriminatoire évinça progressivement les commerçants africains des activités d’import-export  les plus rentables. Avec l’éviction, à partir de 1916, des compagnies allemandes, alors  remplacées, conséquemment à la guerre de  1914, par des firmes britanniques et françaises, beaucoup de commerçants togolais revinrent à Lomé. Celle- ci connaitra, désormais, un essor économique et politique qui fut, malheureusement  interrompu, en début des années 1930 par une récession brutale engendrée par la crise économique mondiale.  Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, après une décennie de stagnation économique, que l’essor reprit à Lomé où tout bouillonnait de vitalité. La population de la ville augmentait rapidement dans la seconde partie du XXe siècle.  De 30 000 habitants en 1950, elle passait  à 80 000 habitants en 1960 (Indépendance du Togo) avant qu’elle n’atteignait 200 000 habitants en 1970.

4- Paysage urbanistique et environnemental de la ville

La ville de Lomé est une ville très africaine,   un carrefour où tout se rencontre,   tout évolue à une rapidité incroyable. On y  trouve le rouge de la terre, le bitume des grandes avenues et des grandes places, le vert des jardins et les multiples couleurs des maisons. Ici, coexistent l’architecture coloniale du début du XXe siècle, (Palais des gouverneurs , Cathédrale Sacré-Cœur ) avec    le style moderne de nombreux bâtiments (Banques, Hôtels, Grand Marché …).Lomé c’est aussi une ville portuaire , c’est des quartiers résidentiels déployant de longues artères, ponctués de bâtiments officiels, des monuments  et  hauts buildings  à vocations  multiples  (administration, services, Supermarchés, art et culture etc.) ,c’est aussi des marchés fétiches, gongonnes, gris-gris.

 Ceci dit, Lomé connaît de plus en plus de problèmes liés au ramassage des ordures ménagères, la lutte contre l’insalubrité urbaine est devenue une des priorités de la ville et de ses habitants.

5- Economie et transports

Situé à 200 km d'Accra et à 150 km de Cotonou, Lomé possède un port important qui loge une zone franche  créée en 1968  et une raffinerie de pétrole. On y exporte phosphates, café, cacao, coton et huile de palme et une grande partie du transit s'effectue avec le Ghana, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. La ville produit des matériaux de construction, dont les ciments. Elle dispose de chemins de fer, de beaucoup de taxis/motos (zémidjans) et d'un aéroport. Par ailleurs,  la ville est dotée d’une infrastructure hôtelière relativement de bonne classe et est en expansion continue.

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F- LA COMMUNE DE SODOKE DU TOGO

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1- Plan de la ville

2- Présentation sommaire

Sokodé est une ville Togolaise, considérée comme la deuxième du pays, avec une population d’environ 113 000 habitants . Elle est située au centre du pays.  C'est la ville des Kotokoli , du nom de l’ethnie majoritaire, et le chef-lieu de la province du Centre et de la préfecture de Tchaoudjo, une ville multi ethnique et multi-religieuse, dominée par l’islam.

3-Population

Sokodé est la ville avec la plus forte proportion de population musulmane du Togo(70%) ;la plupart des habitants de Sokodé parlent le kotokoli. La ville est scindée en deux parties : le centre avec une très forte densité d’habitat de type traditionnel et les périphéries à l’habitat  moins  dense.  

4-Géographie

Sokodé est caractérisée par un réseau hydrographique très dense  et un relief colineaux. Les deux rivières principales sont le Kpondjo et le Kpandi, qui se jettent dans la Na.La frontière entre le bassin versant du Mono et le bassin du Volta se situe à quelques kilomètres au nord de la ville. On se trouve alors dans le bassin-versant de la rivière Mô.

5- Histoire

Aux vieilles souches autochtones de la région se sont mélangés dans un premier temps des immigrés gourma, issus de la partie orientale de la Boucle du Niger, qui apportèrent la structuration politique en chefferies. A cette structure, commerçants et artisans soudanais  surtout originaires du Mali historique apportèrent dès le XVIe siècle, l’islam, un élément dynamique décisif, qui fera la réussite de la ville . En choisissant, fin 1897, d’installer un poste à Sokodé, les Allemands entérineront le rôle commercial de ces chefferies kotokoli. La ville s’est donc développée à l’époque précoloniale en tant que carrefour commercial sur la route de la cola entre le Ghana et le Bénin, puis, aujourd’hui, comme lieu de passage obligé sur le seul axe routier nord-sud du Togo, reliant la capitale Lomé au Burkina Faso. .

Sokodé est aujourd’hui encore gérée de manière complémentaire par la Mairie et les chefs coutumiers traditionnels ; fait historique que les chefferies des différents villages étaient englobées dans une chefferie suprême, celle de Tchaoudjo.  

6- Les  fêtes de la ville: Gadao-Adossa-Kosso   

La fête des Kotokoli est tenue, chaque année courant mars - avril, pendant trois jours . Célébrée la veille d’Adossa, Gadao a pour fonction de remercier les ancêtres pour l’abondance des récoltes. Adossa, ou fête des couteaux,  rappelle  les guerriers semassi  qui exerçaient leur puissance   en se soumettant à des épreuves de forces. Le  troisième jour a lieu Kosso, la fête des femmes, où ces dernières viennent danser sur le terrain municipal de Sokodé. 

7- Economie de la ville

Aujourd’hui, l’économie de Sokodé est gouvernée par les secteurs des transports, du commerce et de l’artisanat. Aux pourtours de Sokodé, on cultive du maïs, du manioc, de l’igname, du piment et des haricots. L’élevage est essentiellement bovin, pratiquée par une population peule, sédentarisée autour de Sokodé ou nomade   passant fréquemment près de la ville, avec ses troupeaux de zébus en route entre le Burkina Faso et le Nigeria.

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G- LA COMMUNE DE GOREE DU SENEGAL

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1- Plan de la ville

2- Présentation

 
 
 
 

Réputée comme étant le lieu symbole de la mémoire de la traite négrière arabo-musulmane et européenne et distingué à ce titre par l'UNESCO, Gorée est à la fois une île de l'océan Atlantique nord située dans la baie de Dakar et l'une des 19 communes d'arrondissement de cette capitale qui constitue un département et une région. Gorée dont  la population aborde, aujourd’hui, près de 1200 personnes composées en majorité par des musulmans,   est gérée  par un Conseil municipal, démocratiquement élu tous les cinq ans et d'un maire élu par les membres de ce conseil.

3- Aspects Physiques et géologiques     

 D'origine volcanique, cette île rocheuse est formée de laves refroidies. Elle est surplombée au sud par un plateau granitique. Dans l'anse de Gorée près du port une petite plage de sable bénéficie d'une eau claire et de vagues modérées. Outre les paysages, les températures, ici, sont cantonnées dans une fourchette appréciable d’un minimum de 17° l'hiver et un maximum de 30° l'été ;une végétation constituée notamment de palmiers, de baobabs, de bougainvillées et d'hibiscus contribuent à créer un cadre naturel des plus agréables. 

4- Histoire

Le navigateur portugais Denis Dias atteint l'île de Gorée en 1444, qu'il baptise « Palma ». Les Hollandais l’occupèrent en 1617 et la baptisent Géode Reed qui veut dire la bonne rade, corollaire du nom actuel. Les Français s'implantent sur l’île en 1677, mais les Anglais leur disputent cette position jusqu'à la paix d'Amiens en 1802.

En parallèle du commerce des esclaves contrôlé par l'administration des Rois de France et d'Angleterre, le commerce de la gomme, de l'arachide, des peaux, de l'or du Galam, des épices pauvres ainsi que la fourniture d'ouvriers qualifiés (charpentiers, maçons...) assurent la prospérité économique   de l'île de Gorée du 18e siècle au XIXe siècle. C’est d’ici  que le commerce de l'Arachide fut particulièrement lancé au Sénégal en 1841 et  provoquera par conséquent le développement économique de ce village qui deviendra une ville.

En 1872 l'administration coloniale française crée les deux communes de Saint-Louis et Gorée. Dakar, allait d’abord  faire partie de la commune de Gorée, avant qu’elle ne se détache, dès 1887,  de cette dernière ville et devienne une commune de plein exercice .En 1891, la commune de Gorée fut réduite à sa petite île et sa  population  allait en diminuant au profit de Dakar jusqu’à atteindre, en 1926 moins que 1000 habitants contre une population de près de 34000 âmes pour cette première. C'est ainsi que la fusion de Gorée avec Dakar est décidée en 1929. La commune de Gorée disparaît et Gorée n'est plus désormais qu'une petite île sur la commune de Dakar.  

5- La ville aujourd’hui

Avec la réforme de l'organisation territoriale du Sénégal en 1996,   la commune de Dakar, devenue trop étendue et trop peuplée, se voit divisée en 19 communes d'arrondissement . Comme "Commune d’Arrondissement, l'île de Gorée, reprend alors possession des bâtiments de son ancien hôtel de ville au centre de l'île.   Gorée renaît notamment par sa classification sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco  en1978 et retrouve son cachet d'antan.     Les bâtiments et l’infrastructure furent crées ou rénovés et  adaptés aux normes architecturales d'origine. L'île devient un lieu d'intense activité culturelle (festivals de jazz, expositions..) et éducationnelle (Universités, Lycées     écoles…). Gorée est alors un symbole de brassage ethnique ,religieux et culturel.   

6- Patrimoine et sites touristiques

En novembre 1975 le patrimoine architectural de Gorée est inscrit sur l'inventaire des monuments historiques du Sénégal et depuis septembre 1978 il figure sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO :On distingue tout particulièrement :

- La Maison des Esclaves et le Musée historique  rattaché à l'Institut Fondamental d'Afrique Noire (IFAN) constituent un intérêt particulier de quiconque se rend à Gorée pour la première fois sur de l'île ; le premier site pour son rôle dans la traite négrière ,le deuxième en ce qu’il mémorise l'histoire générale du pays et celle de l'île en particulier, des origines à l'indépendance . 

- Autres musées et monuments historiques

Aménagé dans l'ancienne demeure d'une riche signaré , le musée de la femme   ouvert en 1994 et servant également  de lieu de formation et d'animation    relate la vie   quotidienne des femmes de la cité. Le Musée de la Mer,   une grande maison de la Compagnie des Indes construite au XVIIIe siècle,, est réputé pour sa collection de 750 espèces de poissons et 700 espèces de mollusques ;les écosystèmes et l'habitat de la région y sont également présentés. L’ancien palais du Gouverneur, situé à l'ouest de l’île, constituait vers la deuxième moitié du XIXème siècle la demeure  des anciens commandants supérieurs de Gorée.

7-Economie

Outre la pêche et le commerce, le tourisme et ses dérivés constituent, aujourd’hui, les principales activités économiques de la ville.

8- Jumelage

Gorée se modernise et s'ouvre au monde par de nombreux jumelages avec d'autres villes : Drancy de France , Robben Islan d’Afrique du Sud, Sainte-Anne de Martinique, Essaouira du Maroc et Lamentin de Guadeloupe

 

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H- LA COMMUNE DE PRAIA DU CAP VERT

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1- Plan de la ville

2- Présentation de la ville

Praia qui signifie  en portugais la plage ,est la plus grande ville et la capitale du Cap-Vert. Elle est située sur l'île de Santiago qui est également la plus grande des neuf îles habitées de l'archipel. Elle compte aujourd’hui  124800 habitants environ et  concentre ainsi le tiers de la population du Cap-Vert et le cinquième de la population de l’archipel. La ville est composé  essentiellement de hautes plaines et de vallées  d’origine volcanique  dites achadas  parmi lesquels on peut citer l’Achada de Santo António, l’Achada de São Filipe, l’Achada Eugénio Lima,l’ Achada Grande, l’Achadinha.  

3-  Histoire

Les premières traces de peuplement de la ville de Praia remontent à 1615 lorsque les premiers habitants s’installent près de la plage de Santa Maria, facilement accessible par les navires. La ville a tout d'abord servi de port clandestin afin de ne pas payer les frais de douane de la capitale de l’époque, Ribeira Grande. De ce fait, la ville s’est progressivement développée et a entraîné le dépeuplement de Ribeira Grande, alors en plein déclin.

En 1770, Praia devient la nouvelle capitale de l'archipel. Néanmoins, ce nouveau statut de capitale a souvent été remis en cause et ce n’est que grâce à un décret de 1858 que Praia acquiert définitivement le statut de capitale du Cap-Vert et concentre les pouvoirs politique, religieux et économique. Après l’indépendance, la ville a connu une explosion démographique.  

4- Paysage urbain

Dans le quartier connu sous le nom de Plateau, la capitale abrite des édifices publics, entre autres constructions comme 1)le Palais présidentiel, construit à la fin du xixe siècle pour servir de résidence au gouverneur portugais, 2)l’ancienne mairie, un bâtiment avec une façade de style classique et une tour centrale carrée,3) l’église Nossa Senhora da Graça d’architecture classique,4) le musée ethnographique et 5) le Monument de Diogo Gomes, navigateur portugais qui découvrit l'île de Santiago en 1460.

Le réseau urbain s’étend principalement sur ces hautes plaines et au long des vallées avoisinantes. Pendant longtemps, seul le Plateau était assimilé à la ville de Praia et tous les autres quartiers étaient considérés comme des zones périphériques bien qu’ils aient toujours maintenu d’étroites relations avec le Plateau (flux de personnes, échanges de biens et de services, etc.). C’est pour cette raison que le Plateau est l’une des seules zones largement urbanisée et dotée des infrastructures adéquates.

5- Culture et éducation

Alors que le reste de l’île conserve ses caractéristiques traditionnelles du fait d’avoir constitué les premières zones à être peuplées, Praia possède comme capitale des caractéristiques culturelles plus cosmopolites. Praia est plus facilement influencée par les autres îles de l’archipel en raison de la migration de population entre les îles mais également par la culture étrangère.  

 Considérée comme étant l’un des lieux les plus privilégiés du Cap-Vert, Praia abrite plusieurs  manifestations culturelles : pièces de théâtre, expositions, spectacles et  possède, de ce fait, les infrastructures nécessaires  ( Salles de spectacle,  Palais de la Culture   , Musée ethnographique   , Centre historique des archives nationales .  

Praia est la première ville de l’archipel à avoir accueilli une école primaire, alors appelée Escola Central et à ouvrir un établissement d’enseignement secondaire, le Lycée national « Liceu Nacional »ayant vu le jour en 1861. Aujourd’hui, la ville dispose, en sus des institutions d’enseignement supérieur      comme l’Université du Cap-Vert  ) et l’Université Jean Piaget du Cap Vert, de plusieurs dizaines d’établissements primaires et secondaires    

6- Economie

La ville possède un port commercial permettant les exportations de café, de canne à sucre et de fruits tropicaux. Son économie repose également sur l’industrie de la pêche. Praia est dotée de quelques industries situées sur la côte telles que les  industries de la pêche ou dans les quartiers périphériques de la ville telles que les industries de transformation de produits agricoles, les  industries de matériaux de construction civil . Toutefois, les principales activités économiques de la ville sont liées au secteur tertiaire : administration, commerce, services (santé, éducation, tourisme, restauration et hôtellerie, fonction publique, etc.).Praia possède un réseau de transports en commun, un port qui constitue la principale porte de sortie des produits provenant de toute l’île et la porte d’entrée des produits venant de l’extérieur et un aéroport et un nouvel Aéroport international qui ,remplaçant l’ancien Aéroport Francisco Mendes, assure les échanges intérieurs et internationaux.

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I- LA COMMUNE DE FREETOWN DE SIERRA LEONE

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1- Plan de la ville

2- Présentation

Freetown  est la capitale et la plus grande ville de la Sierra Leone. La ville portuaire est située au nord du pays dans la Western Area Urban District.   Sa population compte aujourd’hui 1 100 000 habitants environ. Même s'ils ne représentent qu'une minorité, les Créoles y jouent un rôle important.  La ville est le centre économique, financier et culturel de la Sierra Leone ; la plupart des plus grandes entreprises du pays y localisent leur siège social.

3- Histoire

Les premières personnes qui ont commencé à construire la ville furent d'anciens esclaves libérés par des abolitionnistes britanniques en 1787. C'est en 1792 que la ville fut baptisée Freetown. De 1808 à 1874, la ville était la capitale de l'Afrique occidentale britannique. Durant la Seconde Guerre mondiale, le port a servi de base navale militaire pour les Britanniques. La ville a été le théâtre de violents combats de rue dans les années 1990, lors de la guerre civile sierra-léonaise.

4- Economie

L'économie de la ville tourne largement autour de son port, occupant une partie de l'estuaire de la rivière du Sierra Leone dans l'un des plus grands ports en eau profonde naturel du monde. Le quai de la Reine Elizabeth II  est capable de recevoir des navires de très gosses capacités et gère les principales exportations de la Sierra Leone. L’industrie locale tourne autour de l'exportation de poissons, de riz et de cigarettes, du raffinage du pétrole et de la taille de diamants. La ville abrite une cimenterie du groupe allemand Heidelberg Cément.

 5- Autres aspects

La ville abrite l'université de Sierra Leone et est jumelée avec Kingston upon Hull du Royaume-Uni.