Section IV:Des Communes de l'Afrique de l'Est

 LES COMMUNES DE L'AFRIQUE SUBSAHARIENNE 

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 SECTION IV: LES COMMUNES DE L'AFRIQUE DE L'EST

   NOTE :  Les communes  de cette région examinées jusqu'à ce jour sont :

                -  De  Burundi       :  A- Bujumbura

                -  De Tanzanie      :  B- Dodoma ,C- Tanga

                -  De L'Ouganda  :  D- Campala,F- Entebbe ,G- Kira 

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 A- LA COMMUNE DE BUJUMBORA DE BURUNDI

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1- Plan de la ville

2- Paysage actuel de la ville

Bujumbura capitale de la République du Burundi, est située à l’Ouest du pays dans la Province de Bujumbura au bord du Lac Tanganyika. La ville qui compte aujourd’hui plus de  500 000 habitants, s’étend sur une superficie de 11 000 hectares  avec une altitude moyenne de 820 mètres. Son climat, de type tropical, offre un ensoleillement dominant toute l’année et une température moyenne de 23 °C, avec un maximum pouvant atteindre 35° C au cours des périodes les plus chaudes. Bujumbura, comme l’ensemble du pays, connaît 4 saisons : la grande et la petite saison sèche, la grande et la petite saison pluvieuse. 

Quoiqu’inégalement répartie, la population active dépasse 300 000 habitants .Elle se regroupe surtout dans les quartiers périphériques du noyau de la Capitale où la densité atteint parfois plus de 2 000 habitants au km². Elle est essentiellement jeune.  Une partie croissante des salariés travaillent dans le secteur tertiaire, tandis que les agriculteurs voient leur surface de terre cultivable diminuer avec l’urbanisation croissante, les poussant à exercer leurs activités aux abords de la ville. Bujumbura, abrite plus d’une soixantaine de nationalités, notamment rwandaise, congolaise, belge, indienne, pakistanaise, omanaise et française.

La ville de Bujumbura apparaît comme un boc discontinu de nombreux quartiers aux aspects très variés. La zone industrielle s’agrandit de plus en plus et  la ville, alors construite en largeur, se transforme  toute entière en modernité. Les buildings sont peu nombreux et la verdure bien plus présente que le béton. Les principaux sites et les lieux à visiter sont : le Musé Vivantles, les différentes plages (Karera beach, saga plage, petit bassam, Bora bora beach,...),le Mausolée de Vugizo,le Monument de l'Unité, le Campus Kiririet le Jardin public

3-Histoire

A l’origine, Bujumbura fut un terrain de 100 hectares acheté au Chef local  en 1897 par des missionnaires Allemands. En 1901, Usumbura devint le chef-lieu du district du Rwanda-Urundi et acquit en 1934 le statut de centre extra coutumier, dépendant directement du Congo Belge, l’actuelle République Démocratique du Congo. Usumbura s’est développée pour devenir une véritable ville pendant la période de tutelle belge (1922-1962) et l’Administration coloniale en fit la Capitale du Rwanda-Urundi.

 En 1960, Usumbura fut érigée en Commune Urbaine. Avec la promulgation, en 1962, de la constitution   son nom fut remplacé par  Bujumbura.Par un décret de1977,  la ville  devient une  Municipalité.

L’histoire du pays avant l’époque coloniale est quelque peu   inconnue ; l’on doit se reporter aux sources orales traditionnelles pour mieux la connaitre. On    admet, pourtant, que la plaine du lac Tanganyika-l’Imbo où se trouve aujourd’hui  Bujumbura fait partie du Burundi depuis des siècles  et qu’à l’évidence, ce milieu chaud, humide, marécageux et propice aux maladies tropicales  n’était pas un endroit vraiment aimé par les Burundais. Le lac Tanganyika lui-même, longtemps inconnu ne  fut découvert pour la première fois qu’au XIXe siècle par  les Zanzibarites venant s’adonner au commerce et au trafic d’hommes.

Pendant la colonisation (1896 – 1962),Usumbura (Bujumbura), était habitée  exclusivement par des non Burundais puisqu’il fallait payer pour avoir la permission de résider dans la cité.

En 1916 quand les Belges réceptionnèrent le Ruanda-Urundi, Usumbura fut maintenue comme capitale économique et politique de la colonie Quoiqu’assise suivant un modèle caractérisé par la séparation des communautés raciales, la ville  qui était considérée comme étant  l’ouverture de l’Empire Colonial Belge vers l’Océan Indien, continua à se développer  rapidement ; un grand flux de capitaux et de la main d’œuvre fut importé  de la Tanzanie et du Congo pour construire la ville.  

Après la seconde guerre mondiale, les quartiers commerciaux et administratifs européens furent élargis. Les quartiers résidentiels avaient aussi grandi. C’est aussi pendant cette période que les bâtiments du « Collège du Saint Esprit » (aujourd’hui le Campus Kiriri) furent érigés. Le quartier industriel fut également élargi  et un nouvel aéroport fut construit 

De 1962 à nos jours

Le 1er Juillet 1962, le Burundi ayant pris son indépendance, choisit Bujumbura comme  capitale. La ville continua à se développer ; de nouveaux quartiers furent créés sur des espaces qui jadis  étaient interdits aux nationaux. Progressivement, la ville verra naitre les quartiers administratifs et commerciaux  et bien d’autres bâtis tels que de la Radio Télévision Nationale et le Campus Kamenge . 

4- Administration

La municipalité de Bujumbura est une entité administrative dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie de gestion. La Mairie est subdivisée en treize communes urbaines .Chaque commune est subdivisée en autant de quartiers que l’exige son étendue. Les communes sont dirigées par des Administrateurs et les quartiers par des Chefs de quartiers.

Le tableau suivant dresse le listing des communes urbaines relevant de la grande  municipalité de Bujumbura Capitale :

Communes

Quartiers

Buterere

Buterere I, Buterere II A, Buterere II B, Kabusa, Kiyange, Muramvya, Mubone, Mugaruro, Kiyange 

Buyenzi

Quarters I, II, III, IV, V, VI, VII

Bwiza

Bwiza I, Bwiza II, Bwiza III, Bwiza IV, Kwijabe I, Kwijabe II, Kwijabe III 

Cibitoke

Quarters I, II, III, IV, V, VI, VII

Gihosha

Gasenyi, Gihosha, Gikungu, Kigobe, Mutanga-Nord, Muyaga, Nyabagere, Taba, Winterekwa

Kanyosha

Gisyo-Nyabaranda, Musama, Nyabugete, Kizingwe-Bihara, Nkega-Busoro, Ruziba, Kajiji

Kamenge

Gikizi, Gituro, Heha, Kavumu, Mirango I, Mirango II, Songa, Teza, Twinyoni

Kinama

Bubanza, Buhinyuza, Bukirasazi I, Bukirasazi II, Bururi, Carama, Gitega, Kanga, Muramvya, Muyinga, Ngozi, Ruyigi, SOCARTI 

Kinindo

Kibenga, Kinanira I, Kinanira II, Kinanira III, Kinindo, Zeimet-OUA 

Musaga

Gasekebuye-Gikoto, Gitaramuka, Kamesa, Kinanira I, Kinanira II 

Ngagara 

Quarters I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, Industriel 

Nyakabiga

Kigwati, Nyakabiga I, Nyakabiga II, Nyakabiga III 

Rohero

Centre Ville, Rohero I - Gatoke, Kabondo, Mutanga-Sud - Sororezo, Asiatique, I.N.S.S, Rohero II, Kiriri-Vugizo 

Les organes de la Mairie sont le Maire et le Conseil Municipal.

-Le Maire est nommé par décret. Il est le représentant légal de la Municipalité   et est placé sous l’autorité de son Ministre de tutelle.   Il coordonne toutes les activités et les services œuvrant dans sa circonscription, dispose du    pouvoir général de Police et exerce le contrôle administratif et financièr sur les établissements publics communaux et les projets locaux.

-Le Conseil Municipal est composé de quinze membres désignés par le Ministre de tutelle sur proposition du Maire.   Il exerce un pouvoir délibérant et décisionnel pour toutes les questions relatives aux programmes de développement et à l’administration des finances municipales.

-Nonobstant  la loi  sur la décentralisation, Bujumbura garde son statut de commune de plein exercice mais aussi d’être le chef de file de bon nombre de communes territoriales décentralisées.

La loi du 20 avril 2005 a institué la décentralisation dans l’ensemble des communes du pays, sauf à Bujumbura qui continue à fonctionner sur le principe déconcentré.Cette situation n’est pas sans poser de nombreux problèmes dans une capitale où les autorités locales des 13 communes urbaines ont été élues au suffrage universel direct sans qu’ils aient réellement  les pouvoirs locaux nécessaires et les moyens correspondants de mise en œuvre.  

5- Economie et moyens de transport

Malgré sa situation excentrée et son climat relativement chaud, Bujumbura  s’affirme particulièrement par   son dynamisme économique relativement plus accéléré en comparaison avec le reste du pays. C’est la raison fondamentale des migrations vers la capitale du Burundi. L’aéroport et le port de Bujumbura jouent un rôle essentiel dans la circulation des flux économiques.

Les secteurs primaire et secondaire

Si 70 % des personnes actives de Bujumbura sont employées dans le secteur tertiaire, 16% dans le secteur secondaire, 14 % seulement le sont dansle secteur primaire.

-A l’intérieur des limites de la commune urbaine, les terrains libres utilisés pour l’agriculture représentent plus de la moitié de la superficie totale.

- Le secteur primaire est dominé par la pêche dans le lac Tanganyika.

- En 1989, le secteur secondaire 1- comprenait plus d’une centaine d’entreprises (83% environ  de la main d’œuvre employée par le secteur secondaire du pays) : des industries de transformation de produits agricoles (démarchage du café, huileries, laiteries) et d’industries d’import substitution (brasserie, textile, chaussures, chimie, constructions métalliques, travail du bois2- Le second volet est formé par l’artisanat dont la production est destinée en quasi-totalité aux habitants de Bujumbura.

Le secteur tertiaire

-Les fonctions politiques et administratives qui découlent du rôle de la capitale expliquent la présence de   plus de la moitié des fonctionnaires du pays à Bujumbura. La fonction de capitale a non seulement multiplié les services administratifs mais aussi tous les services sociaux et scolaires en raison de la masse de la population rassemblée et du niveau de vie plus élevé qu’ailleurs.

-Le nombre des établissements scolaires augmente sans cesse avec la croissance démographique. Bujumbura possède le taux de scolarisation le plus élevé du Burundi .Ici, se concentre la quasi-totalité des établissement d’enseignement supérieur(Hope Africa University,  Université du Burundi,Université Lumière de Bujumbura,Université du Lac Tanganyika,École Normale Supérieur),une douzaine  d’établissements d’enseignement secondaire et bien d’autres institutions d’enseignement primaire et maternel.

-En sus de L’hôpital militaire, Bujumbura dispose des trois grands hôpitaux du pays : le Centre Hospitalier Universitaire Roi Khaled, la Clinique Prince Louis Rwagasore et l’Hôpital Prince Régent Charles C’est aussi le siège de l’université avec ses différents facultés ou instituts (excepté l’Institut Supérieur d’Agriculture dont le siège est à Gitega, deuxième ville du pays).

 -Elle est non seulement le siège du gouvernement mais aussi celui des plus hautesinstances militaires, politiques et syndicales.

-Tous les organismes bancaires, de crédit et d’épargne, ont leur siège social à Bujumbura, ce qui est particulièrement dynamisant pour le développement des activités financières et  commerciales.

-La capitale regroupe 70% des commerçants officiels du Burundi. Dans le commerce de gros et de demi gros le nombre de burundais est en augmentation constante. En fait, comme dans tous les pays de l’Afrique tropicale, c’est la démultiplication des opérations commerciales qui fournit un grand nombre d’emplois.

-Dans les quartiers populaires, les petites boutiques et les points de vente au détail (vente à l’unité ou très petite quantité   de cigarettes, du sucre etc.). des cigarettes ou du sucre) sont partout présents.   

-Côté des services, l’on constate qu’une part très active du commerce est assurée par les bars et les hôtels.

-Les marchés : La ville de Bujumbura compte une cinquantaine de marché mais les plus grands échangent commerciaux s'effectuent au marché central de Bujumbura. On y trouve toute sorte de produits, de l’alimentation, des biens de consommation, des vêtements neufs ou d’occasion des chaussures etc.

-Les moyens de transport :

- La capitale bénéficie des services de l’Aéroport international de Bujumburasitué à proximité de la ville .

- Les taxis-voitures sont peints en blanc et bleu. Le prix d’un trajet varie entre un minimum de 1 500 FBU et 10 000 FBU environ le parcours.

- Les taxis-moto sont immatriculés et la loi leur impose des mesures de sécurité   à l’égard leurs  passagers .Le coût minimum d’un voyage est 500 FBU.

- Les taxis-vélos  n'opèrent que dans certains endroits.

-Les Autobus   opérants dans Bujumbura sont officiellement peints en blanc et bleu et portent, en principe, les codes des routes qu’ils desservent. Toutes les lignes de Bus convergent à la gare centrale sise autour du marché central ; le prix actuel d’un voyage   étant en moyenne de 300 FBU .

-Le port de Bujumbura

Du port de Mombasa au Kenya, jusqu'à Bujumbura, au Burundi, une piste dite la route 109 draine sur 1 500 km l'essentiel des échanges de cette partie de l'Afrique orientale.

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  B- LA COMMUNE DE DODOMA DE TANZANIE

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1- Plan de la ville

Dodoma est la capitale officielle de la Tanzanie, et également celle de la région de Dodoma. Sa population se chiffre Elle se situe au cœur d'une région productrice de haricots, graines, noix, café, thé, et de tabac. La région possède aussi des élevages de bétail.  

Située à peu près au centre du pays, la ville est à 486 km ouest de l'ancienne capitale Dar Essalam et à 441 km sud d'Arusha, importante ville du pays. Dodoma compte aujourd’hui   plus de 350 000 habitants et couvre un domaine de 2.669 kilomètres carrés dont 625 sont urbanisés, ce qui donne une faible densité de 126habitants/km2 due essentiellement au non transfert de nombreuses structures officielles qui demeurent encore à DarEssalam, ancienne (jusqu’à 1970) capitale du pays. La population  de  la ville est constituée de près de  49 %  des hommes  et  de 51  %,   des femmes. Avec plus de 4 personnes par famille, Cette  population serait composée de    75 000 ménages. La ville est également la capitale administrative de la région de Dodoma, une grande région de hauts plateaux du centre du pays.

3- Infrastructures de transport

Dodoma fut fondée à l'époque de la colonisation allemande en même temps que la construction de la ligne de chemin de fer du Central Line longeant le pays .Le plan d'ensemble de la nouvelle capitale a été  conçu et mis en œuvre vers la fin des années quatre vingt dix. La ville est reliée, à l’Est via la région de Morogoro, par une autoroute à l'ancienne capitale Dar Essalam à l'ouest,  par des routes pour Mwanza et Kigoma, en passant par Tabora ,au Nord par la grande route vers la ville d'Arusha, en passant par Kondoa. La ville est également desservie par la ligne centrale de chemin de fer (Central Line) qui conduit sur une distance de 465 kilomètres à Dar Essalam, à l'est. L'aéroport de proximité est exploité  par   de petits avions privés.  

4- Enseignement supérieur

Dodoma dispose de deux grandes  universités ouvertes depuis 2007, le Saint John’s University of Tanzania et l'Université de Dodoma.

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C- LA COMMUNE DE TANGA DE TANZANIE

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1- Plan de la ville

Tanga est une ville portuaire de Tanzanie et la capitale de la région de Tanga. Elle est située sur la côte de l'océan Indien, près de la frontière avec le Kenya et compte aujourd’hui 345 000 habitants environ.

2- Histoire

Tanga était, en 1889, un poste militaire de l'Afrique orientale allemande et devint un bureau de district deux ans plus tard. L'économie locale reposait sur la culture du sisal, introduite dans la région quelques années auparavant, et la population dans la région connut une croissance rapide. La ville devint également le terminus de la ligne de chemin de fer Usambara, qui conduisait jusqu'à Moshi, au pied du Kilimandjaro.

Comme ville côtière la plus proche du Kenya, Tanga était sur la ligne de front dès le début de la Première Guerre mondiale. Un débarquement britannique fut repoussé le 4 novembre 1914 au cours de la bataille de Tanga. La ville ne tomba  le 7 juillet 1916.

Le nom de Tanga vient du mot «  ferme ou terres cultivées » dans plusieurs des langues locales, dont le Sambaa, le Bondei et le Zigua. Tanga a donné son nom au Tanganyika, le territoire qui, en s'unissant en 1964 à l'île de Zanzibar, forme la nation moderne de la Tanzanie.

Depuis le 1er juillet 2005, Tanga est l’une des trois municipalités à avoir le statut administratif de ville ; les deux autres étant Arusha et Mbeya 

3- Economie

Son emplacement, en face à l’océan indien, non loin de la frontière avec le Kenya est d’une importance capitale pour l’économie de la ville. Les produits d’exportation qui transitent par Tanga sont notamment le sisal, le café, le thé et le coton. Tanga est également un important nœud ferroviaire, reliant l’essentiel du nord de la Tanzanie à la mer. Via les lignes de chemins de fer   de la Compagnie d’Etat Tanzania Railways Corporation, Tanga est reliée à la région des Grands Lacs et à la capitale économique du pays Dar Essalam.

Le port et les quartiers d’alentour sont le centre de la vie à Tanga où se concentrent les buildings de haut standing ,les hôtels , les restaurants et les différents autres services .Tanga s’étale sur plusieurs kilomètres carrés dans l’arrière pays et compte de nombreux marchés dans ses faubourgs.

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D- LA COMMUNE DE KAMPALA  D'OUGANDA

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1- Plan de la ville

2- Présentation de la ville

Kampala est la capitale et la plus grande ville de l'Ouganda. Située quasiment au centre du territoire ougandais, non loin du lac Victoria,la ville est divisée en 5 quartiers , Kawempe au nord, Rubaga à l'est,le Kampala le Centre, ,,lMakindye   au sud,Nakawa   à l'ouest. A l'instar de nombreuses villes, Kampala prétend avoir été bâtie sur 7 collines historiques  , Kasubi , première colline où se trouvent les tombeaux des rois du Buganda à Kasubi, Mengo qui loge l’actuel  palais Kabaka  et la cour de justice bugandaise ,Kibuli où se trouve la mosquée de Kibuli. L'islam avait,en effet, déjà été apporté en Ouganda avant l'arrivée des missionnaires chrétiens, Namirembe ,emplacement de la cathédrale protestante,  Rubaga , site de la cathédrale catholique,  , Nsambya où siège l'hôpital Nsambya, Kampala , Colline de l'Impala  d’où la ville tire son nom  site des ruines du fort Lugard.  

La physionomie de la ville est profondément marquée par le territoire qui l'entoure : collines au nord, marais de papyrus et lac Victoria au sud.

La ville de Kampala compte de larges étendues agricoles qui représentent de petites exploitations d'autosubsistance pour ses habitants. L'augmentation du prix des terrains à cause de l'agrandissement de la ville entraîne une forte spéculation foncière sur ces terrains, malgré les efforts de la municipalité pour offrir des logements à des prix abordables pour ses habitants.

Kampala, qui compte aujourd’hui 17 000 000 habitants environ, abrite 5% de la population ougandaise dont plus d’un tiers vit sous le seuil de pauvreté absolue. Dans cette population ethnique diversifiée,   les Baganda  représentent plus de 60% ​​ . 

Kampala dispose d'un climat tropical sec et humide , mais en raison des altitudes plus élevées de la ville, Kampala est rarement très chaud pendant le cours de l'année, le mois le plus chaud est Janvier. Ceci dit, la ville  est pratiquement pluvieuse à longueur d’année .Toutefois, en avril ,elle reçoit beaucoup d’eau abordant 175 mm.

La ville de Kampala est ,par ailleurs, célèbre pour être la ville connaissant le plus grand nombre d'orages par an (242 en moyenne).

3- Caractéristiques de la ville

La ville s'étend au Nakasero Hill, où se trouvent le centre administratif et la plus riche zone résidentielle. Nakasero est également l'emplacement des hôtels les plus chic de la ville dont le Kampala Speke Hôtel ,l' Hôtel Sheraton de Kampala,l' Hôtel Hilton à Kampala, le Kampala Serena Hôtel ,l' Hôtel Imperial Royale et le Kampala Hôtel Intercontinental,

Tout autour de la ville,la colline du réservoir d’où s’approvisionne   la ville en eau potable ,  l'hôpital de Mulago , le plus grand hôpital en Ouganda,  le Musée  Kamwokya, l'Ouganda Théâtre National , le Nakasero marché  ,le Marché Balikuddembe  et bien d’autres sites et établissements économiques, touristiques, culturels et de loisirs donnent à la cité son charme qui la mérite.

Kampala abrite également le siège de la Banque Africaine de Développement  , situé sur la colline de Nakasero .

4- Histoire

Avant l'arrivée des britanniques, le roi du Buganda, le Kabaka, avait choisi la région comme son terrain de chasse favori et l’appelait Kampala. La zone était composée de nombreuses collines et de marécages, contenait de nombreuses variétés d'antilopes, dont l'impala .A leur arrivée, les Britanniques renommèrent la région collines d'Impala. Le nom de Kampala était apparu.

Kampala a grandi comme la capitale du royaume bugandais, dont beaucoup de bâtiments survivent encore, tels les tombes Kasubi , le parlement, la cour de justice  et l'emplacement du couronnement de Naggalabi Buddo.

Après qu’une grande partie de la ville fut détruite, par la guerre contre la Tanzanie en 1978, puis suite au renversement de la dictature d'Idi Amin en 1979  , la ville fut   reconstruite sur des bases plus rassurantes.

5- Economie  

Depuis son arrivée au pouvoir au début de 1986, le gouvernement de Museveni a pris d'importantes mesures de redressement économique. Le renouvellement des infrastructures  de  transport  et de communications qui ont été détruits par la guerre a constitué la priorité des programment du Gouvernement.     Les politiques économiques  depuis mises en œuvre, ont permis de produire   des résultats positifs sur divers aspects de l’économie économiques. Atitre d’exemple ,l'inflation  qui dépassait 40% avant 1992, a été  réduite en 2003 à 7,3%.

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E- LA COMMUNE D'ENTEBBE D'OUGANDA

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1- Plan de la ville

2- Présentation sommaire 

Comptant actuellement environ 90 000 habitants, Entebbe se place au deuxième rang des villes ougandaises et  est l’ancienne capitale du pays. Une des villes du monde les plus proches de l'Équateur, Entebba se situe   sur une presqu'île de la rive nord du lac Victoria ,  à  une  altitude de 1140 mètres, à 35 km de l'actuelle capitale Kampala. En langue luganda, son nom désigne « le siège », probablement car c'est ici qu'un chef baganda avait l'habitude de s'asseoir pour rendre la justice.

3- Caractéristiques  

En 1893,elle devient le centre administratif et commercial de la nouvelle colonie anglaise .On y trouve aujourd'hui les jardins botaniques nationaux, le zoo national et l'UVRI, l'institut de recherche virologique d'Ouganda.

La ville est connue pour abriter l'Aéroport international d'Entebbe, le seul au pays. C'est là (précisément sur l'ancien aéroport transformé en musée),   que se déroula en 1976 la célèbre Opération tonnerre, menée par les israéliens sous le commandement de Yonatan Netanyahou, pour libérer les otages du vol Air France 139(voir sur internet : Raid d’Entebba, prise d’otage, analyses des faits, conséquences…).

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F- LA COMMUNE DE  KIRA D'OUGANDA

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1- Plan de la ville

2- Présentation sommaire 

Ville Kira est une municipalité de 180 000 habitants  dans le district Wakiso au centre de l'Ouganda . Elle se trouve à environ 17 kilomètres  au nord-est de   quartier central des affaires de la ville de Kampala  . Couvrant 98,83 km2,Kira est divisée en six   unités administratives appelées pupilles . Ce sont Bweyogerere, Kireka , Kirinnya, Kyaliwajjala, Kira et Kimwaanyi

3- Structure organisationnelle

Le maire de  la ville   est élu pour un mandat de cinq ans au suffrage universel. Le personnel technique de la municipalité est dirigée par le greffier de la Ville , sous l’autorité duquel   sont placés plusieurs   départements.

 

4- Actions économiques  socio- et éducatives

Ici, plusieurs femmes   s’adonnent aux activités de   services comme la coiffure, la restauration ou dispensent des soins. Les hommes sont principalement engagés dans le commerce de gros et de détail, la conduite de taxi et de  boda boda ( motos et vélos )  . De plus en plus, les résidents de la ville    travaillant au  jour le jour à  Kampala , utilisent Kira comme ville dortoir. 

Sur le plan socio- économique touchant notamment à l’hygiène et à la santé des citoyens    particulièrement en consultations externes sont énormes.  

-Malgré les efforts de la commune, au moyen de l’acquisition des équipements   et matériels de voirie, le nombre de   km de route goudronné  totalisant 30 km afin 2009, contre un besoin de près de 220km gagne à être renforcé.

La ville de Kira est le foyer de plus de cent cinquante   écoles primaires   de soixante  écoles secondaires. Ces écoles publiques que privées souffrent, pour la plupart d’entre elles,  de manque de moyens  humains ,matériels , techniques et pédagogiques nécessaires à l’accomplissement de leur mission socio-éducative.

-La municipalité a acquis 2ha de terrains  pour la création d'une société moderne  de gestion des déchets solides. Des efforts locaux sont également sont déployés pour disposer d’engins (camions , bacs…) de dépôt, de  transport ou de traitement des déchets  solides , de  les camions à ordures et les déchets des bacs et des bennes. 

-Le Département de Santé Publique de la ville de Kira est déterminée à améliorer les conditions de vie de ses citoyens, à travers plan d’action touchant l'assainissement, la fourniture d'eau potable, l'élimination des déchets ménagers, l'hygiène  au sein des écoles, dans les marchés et bien d’autres lieux publics. 

-La Mairie de  Kira est activement engagée dans la conception de moyens susceptibles de   créer des emplois dans la localité, d’anéantir l’analphabétisme parmi les adultes     et d’aider les citoyens  à créer par eux-mêmes des micro projets fournissant des emplois dans différents domaines comme l'aviculture, l’élevage de petits animaux, la maçonnerie, la menuiserie, la l'artisanat, la culture maraichère etc.