Section V:Des Communes de l'Afrique Centrale

 

   LES COMMUNES DE L'AFRIQUE SUBSAHARIENNE

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 SECTION V: LES COMMUNES DE L'AFRIQUE CENTRALE

  NOTE :  Les communes  de cette région examinées jusqu'à ce jour sont :

                -  Du Tchad         : A- N’djamena, B- Moundou, C- Sarh, D- Doba 

                -  Du Cameroun : E- Yaoundé (communauté urbaine), F- Limbé, G-Buea

                -  Du Gabon        : H- Libreville 

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  A- LA COMMUNE DE NJAMENA DU TCHAD

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 1- Plan de la commune de N’djamena 

 2-  Ndjamena, capitale du  Tchad, compte 1.400.000 habitants environ

 Ndjamena, capitale du  pays constitue le premier centre administratif et politique  du pays (administrations centrales, principales banques et assurances).Elle  compte aujourd’hui 1.400.000 habitants environ. Bien que ses activités agricoles  et industrielles ne soient pas dominantes, la ville détient le monopole du secteur  tertiaire.

 3- Ndjamena commune de plein exercice dotée d'un statut particulier  

 Institutionnellement, Ndjamena est une commune de plein  exercice (Comité  de gestion désigné). Elle est dotée d’un statut  particulier, d’une autonomie de  caisse et de gestion, d’une recette  municipale propre lui permettant de tirer  profit  d’une bonne part de ses  ressources financières sans passer par le  Trésor.

 4- Le budget de la commune

 Le budget de la  commune  de 2009 totalise en recettes réelles près de 9  Milliards  de FCFA. Les prévisions du budget primitif de 2010 se chiffrent   en  recettes   et  en  dépenses à plus de 16 Milliards de FCFA.

 Les ressources financières de la commune proviennent par référence aux  chiffres  de 2009 de à hauteur de 44% des ressources propres (dont 6%  reports)  et 56% de l’Etat (40% transferts fiscaux et 16% subvention  d’équipement).

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 B- LA COMMUNE DE MOUNDOU DU TCHAD

                                                                                                                                       

  1- Plan de la commune de  Moundou

  2- Avec plus 400.000 habitants, Moundou    vient,    tant   sur   le   plan

      démographique  qu’économique,  au 2ème  rang   des villes du Tchad

 Bâtie sur une superficie de plus de 45 km2 au bord du fleuve de Logone,  Moundou est  une ville cosmopolite où cohabitent diverses communautés  ethniques   de diverses confessions religieuses. Elle est subdivisée en 4  arrondissements composés de 24 quartiers eux-mêmes formés de carrés.

 A côté de ses grandes unités industrielles (le Coton Tchad, la  Manufacture  de  cigarettes   les Huilerie, Brasseries…), coexistent  plusieurs banques commerciales et assurances (la Société Générale du  Tchad,  ECOBANQUE, la CBT, la BCC, la STAR NATIONALE…) Moundou est aussi un  important centre d’échanges avec le Cameroun et  la République Centrafricaine

 3- Le budget de la ville est celui d’une commune de moyen exercice

 En matière de finances, la Commune   est   dotée    d’une    régie    municipale. En  2009, les ressources de  la  collectivité  totalisent  plus  de 731Millions de  FCFA et  proviennent    des     produits  affectés  à la  ville   (57 %), des recettes  propres( 27%) et  des participations de l’Etat (16 %).

  C- LA COMMUNE DE SARH DU TCHAD

                                                                                                                                        

 1- Plan de la commune de Sarh

 2- Démographie:Une des plus peuplées des villes du Tchad, Sarh compte 2010          près de  160.000  habitants.

 3- Cadre institutionnel et   financier :     

 Erigée en sous-préfecture en 1982 avant qu’elle ne redevienne commune de  moyen exercice avec la mise en vigueur de l’ordonnance 17 de 1985, la  commune (situation 2010) est divisée en arrondissements (secteurs),  quartiers  et  carrés.

 La commune est dotée d’une régie municipale et   d’un budget prévisionnel  totalisant, pour 2010, plus  d'un  demi  Millions  de FCFA, financés pour  l'essentiel des impôts directs notamment des taxes foncières, de la taxe sur  la  valeur locative des locaux professionnels et des patentes 

 4- Poids économique

 D'une attirance particulière, à cheval sur le Chari et le Bahr-Kohl, La ville  de  Sarh s’étend sur 13 km et couvre environ 3000 hectares. Elle détient  le record  de l’agriculture en vertu de ses atouts agro-météorologiques et  de l’élevage  qui  constituent les deux secteurs clefs de l’économie du pays .Il  existe,  aujourd’hui  deux industries à Sarh : le Coton Tchad et la Société  tchadienne  des textiles  (COTEX). Relativement importants, les échanges  commerciaux  se font au niveau  des 7 marchés hebdomadaires et celui du centre devenu  aujourd'hui, un pôle  d’attraction. 

 5-Aspects socio-éducatifs, culturels, de jeunesse et de communication 

 Mis à part, son hôpital de référence et sa quinzaine de points  de santé, la  commune de Sarh est peu dotée en  infrastructures sanitaires .Côté éducatif, la  ville dénombre  plus  de cinquante écoles primaires, une trentaine  d'établissements  d’enseignement moyen, secondaire et  technique. Sarh est dotée d’une maison de  culture, de la  télévision officielle, de la radio loti ko et d'une quinzaine de  points de  santé .Toutefois, il manque à la ville, des  bibliothèques, des installations et  des équipements sportifs.

 6- Structure de la ville et développement urbain.

 Etant enclavée dans le sens Est-Ouest entre deux cours d’eau le Chari  et le  Barh-  Koh, Sarh se doit d’orienter son développement urbain vers le Nord-est.

 Les besoins d’investissement de la ville sont énormes et seraient  particulièrement liées à la propreté, à l’assainissement, à l’eau  potable et en  général, aux axes routiers, à la   voirie urbaine, à  l’électrification et aux  équipements socio-collectifs d’éducation, de santé, de  culture, sports et  loisirs et  de jeunesse.

 D- LA COMMUNE DE  DOBA  DU TCHAD 

 1- Plan de la commune de   Doba

 2- Aspects démographiques et économiques de la ville 

 La ville de Doba compte près de 60.000 habitants. Elle  est  située  dans  la  région du Logone occidental et constitue un carrefour sur l’axe nord sud  vers la  république du Centrafrique et la route nationale Est-Ouest Sarh-  Moundou.La ville  est aussi le chef lieu de la région productrice du pétrole, ce qui lui permet  d’avoir des perspectives et opportunités de  développement économique et social

 3- Le budget de la commune

 Doba est une commune de moyen exercice.Pour la perception de ses      recettes, elle doit passer par le Trésor. Contre un budget de 2009 réalisé en  recettes à hauteur de 0,4 Millions de FCFA, le budget prévisionnel de la  commune  tente, pour 2010, d’atteindre le niveau de   0,5 Millions. Les  ressources de Doba   sont  constituées  dans  une proportion  de  près de  70  % des taxes foncières  et des taxes perçues sur les activités  (patentes, licences).

  

 E- LA COMMUNAUTE URBAINE DE YAOUNDE  DU CAMEROUN

 

1- Plan de la ville

2- Présentation de la ville

Yaoundé   est la capitale politique du Cameroun depuis 1909. Peuplée  de  2 000 000 habitants environ, elle est, après Douala, la seconde ville de cet Etat de l'Afrique centrale. S’étendant sur 304 km², la cité est ainsi considérée des plus peuplées des villes camerounaises. Chef-lieu de la Région du Centre et du département du Mfoundi , Yaoundé  est aussi une communauté urbaine qui abrite la plupart des institutions les plus importantes du Cameroun. Située au sud de la Région du centre à 750 m environ d’altitude, Yaoundé est implantée sur un réseau de collines dominées, au nord-ouest, par les monts Mbam Minkom   et   Nkolodom, et au sud-ouest, par  le mont Eloumden . Les différents quartiers, disséminés de manière anarchique, laissent une place importante à la végétation dans les bas fonds. Yaoundé est traversée par de petits cours d'eau  et des rivières comme Mfoundi, Biyeme et Mefou. Près d’elle se trouve également un lac appelé lac Central. Ce relief adoucit, tant soit peu le climat de la ville  avec des températures et des  précipitations   moyennes respectives de 1750 mm d’eau par an et de 23°C

3- Histoire

Dans le but de pénétrer la zone de la forêt, l'administration coloniale allemande a organisé des expéditions vers l'Hinterland de la côte camerounaise. A la limite septentrionale de la forêt et au milieu des deux fleuves importants ,le Nyong et la Sanaga, l'expédition a trouvé en février 1889 un accord avec un des chefs locaux du nom d'Esono Ela , pour créer un poste militaire que fut, en définitive installé dès 1895, sur une colline du pays ewondo devenu Yaoundé  . A ses débuts, la cité se développait  , comme base pour le commerce de l'hévéa et de l'ivoire. Elle fut occupée, pendant la Première Guerre mondiale, par des troupes belges, avant d'être placée sous protectorat français. Sa croissance fut d'abord assez lente avec l'exode rural qui privilégiait Douala ; puis s'accéléra après 1957 en raison de la crise du cacao et des troubles intérieurs touchant principalement ladite région.

4- Administration

Le gouvernement, par la loi no 87-15 du 15 juillet 1987, a transformé Yaoundé en communauté urbaine (commune urbaine à régime spécial). Ce régime dérogatoire supprime la fonction de maire au profit d'un délégué du gouvernement nommé décret. La loi constitutionnelle du 18 janvier 1996 , tout en maintenant le  mode  de désignation  du  délégué,  vient scinder  cette communauté,  en   communes urbaines d'arrondissement dotées de conseils municipaux élus. Aujourd'hui Yaoundé compte 7 communes elles mêmes composées de quartiers. Yaoundé comprend plus d'une centaine de quartiers dont  on peut citer Bastos, un superbe quartier résidentiel au nord de Yaoundé et siège de multiples restaurants et de plusieurs ambassades, Elig Edzoa ,un grand quartier populaire de la ville avec ses célèbres vendeurs de chaussures et de friperies, Etoudi ,un quartier au nord de Yaoundé abritant la présidence de la république du Cameroun, Mokolo ,un quartier commercial du centre-ouest de Yaoundé, abritant le grand marché de Yaoundé et plusieurs autres  marchés en bordure de route , Nkondengui , un quartier au sud-est de Yaoundé abritant la prison centrale de Yaoundé, de loin la plus célèbre prison du Cameroun, Koweit city, un nouveau quartier habitations prestigieuses où s'installe les nouveaux riches, notamment parmi les joueurs stars du football.

5- Enseignement

Yaoundé est le siège de deux universités étatiques: les universités de Yaoundé I (située au quartier Ngoa-Ekellé) et de Yaoundé II située dans la Banlieue de Soa. Plusieurs écoles supérieures sont rattachées à ces universités. Il s'agit entre autres de l'Ecole Nationale Supérieure Polytechnique, de l'Ecole Normale Supérieure et  de l'Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication. L'enseignement supérieur privé est également très présent dans la capitale camerounaise.  Public que privé, l’enseignement tant secondaire que primaire et maternel est dispensé, dans cette ville,  par une multitude d’établissements. 

6- Bâtiments et monuments historiques ou modernes

La majorité des bâtiments publics de Yaoundé date de plusieurs décennies. Parallèlement, un grand nombre de bâtiments contemporains ont été construits dans un style presque futuriste. L’hôtel de ville et les monuments environnants, le musée national, le lac central, le mont Fébé, le marché d'œuvres artisanales, le parc zoo-botanique de Mvog-Beti, le palais de Charles Atangana, la grotte mariale de Mvolyé, le musée d'art camerounais, et tant bien d’autres édifices historiques ou modernes sont à découvrir ou tout simplement à voir.

7- Médias-culture -Parcs -jardins -Loisirs

-Beaucoup de médias publics et privés cohabitent à Yaoundé, qu'il s'agisse de chaînes de télévisions, de chaînes de radio ou de la presse écrite.

-Yaoundé est une ville verdoyante. On peut y voir plusieurs parcs et jardins publics et espaces verts  quoiqu’anarchiques pour la plupart d’entre eux

-Des centres culturels projettent toutes les semaines des films ou assurent des spectacles (théâtres, concerts,danses) ou conférences. L'on peut aussi faire un tour au centre culturel camerounais situé au quartier Nlongkak, se rendre au racing kart au quartier Mvan .

8- Economie  

Yaoundé est principalement une ville tertiaire. On recense cependant quelques industries : brasseries, scieries, menuiseries, tabac, papeteries, mécanique et matériaux de construction.

Au centre-ville,   se trouve le centre commercial principal. Il loge des magasins, des boutiques, les sièges sociaux ou les représentations de certaines entreprises. Ceci dit, une majeure partie de l'économie de Yaoundé repose, pourtant, sur le secteur informel .Pour ce qui concerne les marchés, on distingue surtout le marché Mokolo,le marché du Mfoundi et le marché central.  

Non loin de l'hôtel de ville, le quartier Hippodrome regroupe plusieurs institutions et services dont particulièrement les banques, les assurances et les multi média.

9- Transports

Le moyen de déplacement le plus utilisé à Yaoundé est le taxi. Près d'une voiture sur deux circulant dans l'agglomération est un de ces typiques taxis jaunes. Plusieurs compagnies de transport privées relient Yaoundé aux autres provinces du Cameroun au moyen de bus. Malgré ce trafic intensifié, l’état de la voirie, à l’intérieur de la ville, comme au niveau des artères  la reliant aux différents arrondissements et quartiers de proximité ne répond plus aux critères et exigences de qualité et de dimensionnement du réseau routier applicable à une ville-capitale comme celle de Yayoundé.

La capitale est traversée par la ligne de chemin de fer à gestion privée , le transcamerounais qui s'étend de Nkongsamba à Ngaoundéré en passant par Douala. Yaoundé est,par ailleurs, desservie par l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen

10-Budget de la communauté

 F- LA COMMUNE DE LIMBE DU CAMEROUN

 

1- Plan de la ville

2- Histoire de la ville

Limbé   est une ville de l'ouest du Cameroun. Elle a été fondée en1857 ,  par le missionnaire anglais Alfred Saker, sur le flanc sud du Mont Cameroun ,sur les terres achetées au roi William Bimbia, pour y implanter des infrastructures à l'instar des églises, écoles, hôpitaux, logements et imprimerie. La ville fut renommée le 16 mai 1982, Limbé , nom dérivé dit-on de la rivière qui la traversée  . Devenue une station balnéaire, Limbé se situe à environ 80 km de Douala , la capitale économique du pays et compte, aujourd’hui,  plus de 85000 habitants. A Limbé ,on parle, outre les langues traditionnelles et le pidgin,  particulièrement, l’anglais et le français ,les deux langues officielles du pays.

3- Potentialités de la ville

Limbé est située dans une baie contre le flanc de la chaine volcanique. Des plages de sable noir constituent la façade maritime de la ville, faisant de Limbé, avec Kribi les stations balnéaires les plus populaires du Cameroun. La coopération anglaise entretient là-bas deux parcs naturels, le Limbe Wildlife Centre et le Limbe Botanical Gardens. Limbe est le site de la raffinerie d'essence du pays. Le port de Limbé est l'un des quatre grands ports   du Cameroun.

Limbé est ,par ailleurs jumelée avecles villes de Seattle  des Etats-Unis , SainBrieuc de France,Saint John's d’Antigua-et Barbuda .La ville dispose d'une convention de partenariat avec   Colmar de France  .

 

 F- LA COMMUNE DE BUEA  DU CAMEROUN

 

1- Plan de la ville

2- Bref aperçu historique

Située au pied du Mont Cameroun, à 1 000 m altitude et à 80 km de Douala,  en direction de l'Ouest vers Limbé , se trouve Buea ,une ville du Cameroun, capitale de la région Sud-ouest du pays. Son climat frais a amené les Allemands à en faire la capitale du Cameroun de 1901 à 1914,période au cours de laquelle le Gouverneur Allemand Von Puttkamer, y fit bâtir une somptueuse résidence d’une architecture plutôt bavaroise qui s’installe dans un décor tropical.  

3- Potentialités économiques et culturelles de la ville

-Bueaest tout d’abord une ville où la  pluviométrie est  parmi les plus élevée   au monde.

-Non loin de la ville, on trouve des raffineries de traitement du caoutchouc  (la  Sonara   et   la Socata) ainsi que la route du thé, avec des plantations qui couvrent des hectares.

-Buea compte un bon nombre d'hôtels de classes différentes. Elle dispose également d’un superbe coin de rencontre et de loisirs qu’est le site de l'Alliance franco-camerounaise , situé dans un environnement de verdure sur une petite butte. L’endroit abrite de nombreuses activités dont une médiathèque, une salle de spectacles, un cybercafé, un théâtre de verdure, une cafétéria, un terrain de Beach- volley, de nombreux clubs, des concerts, des expositions, des animations jeunesse, des cours de langues, d'informatique, de peinture...

 -La ville est , par ailleurs ,conne par  ses  longues plages de sable volcanique, son Jardin Botanique, les toutes dernières coulées de lave de 1999 , les plantations de palmiers à huile, le fumage du poisson à Idenau , ancien port de l'époque allemande.

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G- LA VILLE DE ZONGO  DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU               CONGO

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1-  Plan de la ville

2- Présentation

Créée par l'Ordonnance   n° 71/179 du 23 juillet 1971, Zongo est une ville de la province de l'Équateur en République démocratique du Congoc   composée de deux communes qui sont Nzulu et  Wango.Constituant   un port, la ville se trouve en face de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Les deux villes sont reliées par bateau et les échanges commerciaux ont repris ces dernières années suite à la réouverture des frontières de la RCA. Bien que située dans la Province de l'Équateur, la ville de Zongo est longtemps considérée comme un quartier de Bangui du fait de sa dépendance économique de celle-ci. Cette ville  s’étale sur  495 km2et compte   55000 habitants environ qui parlent  le lingala ,leur langue nationale  et le français comme langue officielle.

Zongo    bénéficie d’un climat alternant des saisons sèche et pluvieuse d’une durée de 3 à 4 mois. La température moyenne varie de 25 à 40°C. La pluviométrie moyenne  varie de 600 à 1.000 mm par an.

3- Localisation et relief de la ville

Géographiquement, la ville de Zongo est délimitée  au nord, par la rivière Ubangi depuis son confluent avec la rivière Ngumbe jusqu'au confluent du ruisseau Kpeanga,à l'est, par le ruisseau Kpeanga depuis son confluent avec la Ubangi jusqu'à sa source; du méridien de cette source jusqu'à sa rencontre avec la rivière Wango, de la rivière wango jusqu'à sa source et d'une droite joignant cette source à celle de la rivière Ndimba,au sud, par une droite joignant la source de la rivière Ndimba au confluent des rivières Molet et Nande; d'une droite joignant le confluent des rivières Buka et Lende. de ce point, une droite aboutissant au confluent des rivières mimi et Mondjo et de la rivière Mimi jusqu'à son confluent avec la rivière Ubangi et à l'ouest, par la rivière Ubangi depuis son confluent avec la rivière Mimi vers l'amont jusqu'à son confluent avec la rivière Ngumbe.Le relief dans la ville  est ainsi constitué de chaîne de montagne de l'ubangi, des vallées, les ruisseaux:Ngumbe - Nzulu - Dobo - Pungakola - Kpeanga - Saya - Molet - Wango - Buka - Bala mbwa - Momi - Ndaka - Mafondo et de la rivière Ubangi.  De ce fait que la nature du sol d’une couche arable, profonde et très humifère, est   argilo-sablonneuse ;le sous-sol est plutôt rocailleux. 

 4- Economie

L’activité économique de la ville est essentiellement agricole,  dominée surtout  par la culture vivrière  du manioc, du maïs, de l’arachide, des bananes, du  taro et des patates douces .Quoique pratiquée d'une manière marginale, la culture pérenne à base de café, de l’huile de palme et palmier à huile trouve quand bien même sa place en période de soudure et en cas de surproduction.

                                                                

 H- LA COMMUNE DELIBREVILLE DU GABON

1-Plan de la ville 

2- Présentation 

Libreville, capitale politique et administrative du Gabon, est le chef-lieu de la province de l'Estuaire. Avec près  de 600 000 habitants, Libreville se place en tant que la ville la plus peuplée du Gabon et concentre ainsi 40 % de la population totale du pays. Néanmoins, les infrastructures urbaines et les constructions nouvelles crées au fil du temps n’ont ni respecté les règles d’urbanisme ni suivi  le rythme de cette croissance démographique. Libreville est une cité cosmopolite où se côtoient toutes les ethnies immigrées des pays  voisins   , des Européens, des Libanais, des Marocains et récemment des  populations asiatiques particulièrement d'origine chinoise. Les habitants les plus défavorisés habitent dans des bidonvilles connus sous le nom de matitis ou encore "Mapanes" .

3- Géographie  et relief

Libreville est située sur l'estuaire du Gabon, sur la côte nord-ouest du pays. L'embouchure du delta du fleuve Komoqui se jette dans le golfe de Guinée, baigne sa périphérie sud, tandis qu'au nord, la forêt et la mangrove règnent sur un vaste espace quasi inhabité qui s'étend sur le Parc national de l'Akanda.

Libreville est édifiée sur un relief accidenté, parsemé de multiples collines et de vallons traversés par des cours d'eau plus ou moins importants (l'Arambo, la Nomba, Batavéa) qui se jettent dans l'estuaire du Gabon. A l'origine, Libreville est établie sur une bordure côtière qui s'enfonce à plus de 10km vers les terres. La cité  est   entourée d'une immense étendue de forêt. La côte atlantique qui s'étend du nord au sud de la capitale est jalonnée de belles plages.

4- Histoire

Libreville fut fondée en 1849 par des esclaves libérés du navire négrier nommé l'Elizia, arraisonné au large des côtes du royaume Mpongwè alors que la traite négrière, formellement interdite depuis 1848, se poursuivait dans le Golfe de Guinée. Au début du XXe siècle, Libreville devint la capitale du Congo français, avant de perdre ce statut au profit de Brazzaville en 1904. C'est de Libreville, alors qu’elle opta  pour rallier le camp de la France libre en novembre 1940, que partiront de nombreux combattants en direction de l'Afrique du Nord, via le Tchad, pour libérer la France sous occupation en 1944.En 1956, Léon Mba est élu premier maire de Libreville. Il deviendra quelques années plus tard, le premier président de la République gabonaise jusqu'à sa mort en novembre 1967 ; L'indépendance du Gabon fût proclamée le 17 août 1960  .Libreville connut ensuite un essor important, en particulier avec les grands travaux de la fin des années 1970  dont on peut citer notamment la construction et la mise en service du chemin de fer Transgabonais (1978), le stade Omnisports Président Bongo  et la construction des premiers bâtiments de l'Université à Libreville (1970).

  

5- Economie

Libreville est surtout un important centre du commerce du bois   dans la sous-région d'Afrique centrale. Une importante zone industrielle et portuaire se trouve à la périphérie sud de Libreville, dans la commune d'Owendo. En plus des services centraux de l'Etat, la capitale gabonaise regroupe de nombreuses activités tertiaires.  

6- Education et Santé

Libreville abrite deux des trois principales universités du pays à savoir l'Université Omar Bongo (UOB) qui regroupe des milliers d'étudiants et l'Université des Sciences de la santé ainsi que de nombreux établissements d'enseignement supérieur tels que l’École Nationale des Eaux et Forêts,      l'Institut Supérieur de Technologie  , l'Institut Africain de l'Informatique   et l'école Nationale d'Administration  .Côté services sanitaires, la villeest dotée entre autres établissements publics et privés(cliniques), particulièrement de l'hôpital général CHL, du complexe hospitalier Jeanne Ebori,  du nouvel Hôpital d'Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba.  

7- Tourisme et transports

La ville est surtout connue pour ses plages de sable fin de la Sablière, du Tropicana, du cap Estérias ou encore de la Pointe Denis, en face de Libreville, qui attirent de nombreux touristes.

La Société Gabonaise de Transport   gère la desserte des différents quartiers de Libreville et des différentes villes périphériques. La ville est reliée à Franceville par le Transgabonais .La Gare Ferroviaire d'Owendo ainsi que le port d'Owendo disposent d'un axe routier permettant de transférer le fret de la gare au port. Le long de cet axe, de nombreuses entreprises se sont implantées. Libreville abrite aussi le principal aéroport du Gabon : l'Aéroport International Léon Mba.  Environ 14 compagnies aériennes relient Libreville au reste du monde ; le trafic de passagers a atteint, en 2008,  700 000 personnes  tandis que le trafic de fret aborde, des fois, 25 000 tonnes par an .