Section7 : Webself Biblio

Séminaire du 18/10/2011_PPP
Partenariat Public Privé
Présentation PPP Tunisie Vdef.ppt
Présentation Microsoft Power Point 1.8 MB
Présentation PPP en Tunisie
Travaux d'atelier
Atelier IPEMED 18102011.pdf
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 Dans cette Bibliothèque:

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 - Document 4- Loi N°12/PR/04 du 07 juin 2004 portant Régime Comptable

                              des Collectivités Territoriales Décentralisées

                                                          §§§//§§§

Chapitre 1 : Des dispositions générales

Article 1 - La présente Loi réglemente le régime comptable applicable aux Collectivités Territoriales Décentralisées. Elle détermine les conditions dans lesquelles sont exécutées les opérations financières et les normes selon lesquelles elles sont retracées dans leur comptabilité.

Article 2 - Le budget des Collectivités Territoriales Décentralisées est l’acte par lequel leur organe délibérant prévoit et autorise, pour une année, leurs ressources et leurs charges.

Article 3 - Chaque Collectivité Territoriale Décentralisée présente son budget dans les conditions qui sont déterminées par les textes en vigueur relatifs à la comptabilité publique.Le budget de chaque Collectivité Territoriale Décentralisée est préparé, arrêté et présenté par son organe exécutif. Il est délibéré et approuvé par son organe délibérant.

Article 4 - L’année budgétaire des Collectivités Territoriales Décentralisées est identique à l’année budgétaire de l’Etat.

Chapitre 2 : Du régime comptable des Collectivités Territoriales Décentralisées

Section 1 : Du budget de la Collectivité Territoriale Décentralisée

Article 5 - Le budget de la Collectivité Territoriale Décentralisée prévoit et autorise pour une année les ressources et les charges.

Article 6 - Le budget est présenté et voté par chapitre et article selon la nomenclature budgétaire en vigueur.

Il comporte une section ordinaire qui comprend les recettes et les dépenses de fonctionnement et une section extraordinaire qui comprend les recettes et les dépenses d’investissement.

Les inscriptions budgétaires ne pourront être modifiées que par une délibération :

- portant autorisation nouvelle. Dans ce cas, aucune augmentation de dépense ou diminution de recette ne pourra être admise si elle n’est accompagnée d’une proposition d’augmentation de recettes ou d’économies équivalentes ;

- portant virement de crédits, en dépenses ou en recettes, sans modification de l’équilibre budgétaire.

Article 7 - Les recettes sont prises en compte au titre du budget de l’année en cours pendant laquelle elles sont encaissées par le comptable public. Les recettes doivent être versées intégralement au compte du budget de la Collectivité Territoriale Décentralisée conformément aux textes en vigueur.

Article 8 - Les dépenses sont prises en compte au titre du budget de l’année en cours. Elles doivent être payées sur les crédits disponibles de ladite année. Toutefois un délai de trois (3) mois allant du 1er janvier au 31 mars de l’année suivante est accordé pour permettre le règlement des dépenses mandatées mais non payées.

Article 9 - L’inventaire des biens mobiliers et immobiliers et l’état du personnel de la Collectivité doivent être joints en annexe du budget.Une copie du budget doit être jointe à toute délibération portant décision nouvelle.

Article 10 - Dans le budget de la Collectivité Décentralisée et dans chaque autorisation nouvelle, les prévisions de recettes de la section ordinaire doivent être au moins égales aux prévisions de dépenses de cette section.

L’équilibre de la section extraordinaire pourra cependant être assuré par l’inscription d’un prélèvement d’une partie des recettes de fonctionnement. L’équilibre de la section ordinaire ne peut, en aucun cas, être assuré par un prélèvement sur la section extraordinaire.

Article 11 - Tous les crédits inscrits au budget ont un caractère limitatif.

Article 12 - A chaque fonds de concours ou autre produit attribué à la Collectivité Territoriale Décentralisée avec une destination déterminée doit correspondre une dépense affectée. A chaque dépense prévue en section extraordinaire doit correspondre un financement qui lui est affecté.

Article 13 - Le budget de la Collectivité Territoriale Décentralisée et tous actes modificatifs sont déposés au siège de la collectivité où ils sont tenus à la disposition du public.

Section 2 : Des Ordonnateurs - Comptables - Régisseurs

Article 14 - Le Maire ou le Président du Conseil de la collectivité est l’ordonnateur du budget de ladite collectivité. A ce titre, il engage, liquide et ordonnance les dépenses de la Collectivité. Il prescrit le recouvrement des recettes.

Article 15 - L’ordonnateur de la collectivité est responsable des certifications qu’il délivre dans les mêmes conditions que celles prévues pour les administrateurs et ordonnateurs du budget de l’État.

Article 16 - Les fonctions de comptable de la collectivité sont de droit assumées par un comptable public.

Article 17 - Le comptable détient les fonds et valeurs de la Collectivité Territoriale Décentralisée ainsi que les copies des titres fonciers. Il est seul habilité à assurer le recouvrement des créances et le paiement des dettes.

Il est en outre tenu, sous sa responsabilité personnelle et pécuniaire, d’avertir l’ordonnateur de l’expiration des baux, d’empêcher les prescriptions et de requérir l’inscription hypothécaire des titres susceptibles d’être soumis à cette formalité.

Article 18 - Les cautionnements auxquels sont assujettis les comptables du Trésor, exerçant les fonctions de comptable de collectivité ou de comptable de services publics locaux sont fixés par arrêté du Ministre des Finances.

Article 19 - Pour faciliter le recouvrement des produits recouvrables au comptant ou le paiement de certaines dépenses urgentes ou de faible montant, des régies de recettes ou d’avances peuvent être instituées par délibération du conseil de la Collectivité Territoriale Décentralisée selon les textes en vigueur.Les régisseurs sont nommés par le Maire ou le Président après avis conforme du comptable de la collectivité. Ils sont soumis aux obligations et responsabilités des régisseurs de l’État et ils sont notamment soumis au contrôle direct du comptable de la collectivité.

Section 3 : Des opérations de recettes

Article 20 - L’agent chargé dans le ressort territorial de la collectivité du Service des Impôts, est responsable de la détermination de l’assiette de toutes les impositions sur rôles dont les produits figurent au budget de la Collectivité concernée.Le recouvrement des recettes sur rôle est assuré par le comptable de la collectivité.

Article 21 - Les actes, les contrats et les jugements définitifs revêtus de la formule exécutoire qui sont générateurs de recettes, les rôles de contributions et taxes, les certificats établis par les administrations financières sont transmis au comptable sous bordereau en triple exemplaires, numérotés et rappelant le montant des émissions antérieures. Le comptable en conserve un exemplaire, retourne le second au Maire ou Président du Conseil revêtu de son visa et adresse le troisième à son comptable supérieur.

Article 22 - Le comptable informe l’ordonnateur, par bordereaux mensuels en trois exemplaires, du même modèle que celui prévu à l’article ci-dessus, les titres qu’il a reçus sans son intermédiaire et les recettes qu’il a encaissées sans émission de titre par l’ordonnateur. L’ordonnateur complète, arrête et signe ces bordereaux, en insère un exemplaire dans sa comptabilité et retourne les autres au comptable appuyés, s’il y a lieu, des titres de régularisation nécessaires.Le comptable en conserve un exemplaire et adresse l’autre à son comptable supérieur.

Article 23 - Les réductions ou annulations de titres de recettes qui ont pour objet de rectifier des erreurs dans les bases de calcul, les décomptes, l’indication du débiteur ou l’imputation budgétaire sont constatés au vu des titres rectificatifs établis par l’ordonnateur et notifiés au comptable dans les conditions prévues à l’article 22. Toutefois, les bordereaux de titres à annuler sont établis suivant une série spéciale.

Article 24 - Le comptable prend en charge, sous sa responsabilité, les titres de recettes.

Il doit faire toute diligence pour recouvrer les produits aux échéances déterminées par les lois, règlements ou actes qui les régissent. Il délivre quittance pour toutes les sommes qui lui sont versées et émarge les recouvrements sur les titres de recettes.

Article 25 - Le comptable est tenu, sous sa responsabilité personnelle de faire, contre les débiteurs en retard, les exploits, significations et poursuites nécessaires. Toutefois, le recouvrement des créances de la collectivité ne figurant pas sur le rôle exécutoire ou ne résultant pas d’un contrat ou jugement exécutoire ne peut être poursuivi que dans les conditions prévues par les textes en vigueur.

Article 26 - Les poursuites sont exercées comme en matière de contributions directes pour le recouvrement des créances figurant sur les rôles exécutoires, contrats et ordre de recettes ou de reversement exécutoire, arrêtés par l’ordonnateur.

Article 27 - A la clôture de chaque année budgétaire, le comptable établit, par nature de recettes, pour l’année écoulée, l’état des restes à recouvrer et le soumet au visa de l’ordonnateur. L’état des restes à recouvrer visé par l’ordonnateur est joint au compte de gestion du comptable et au compte administratif.

Article 28 - En matière d’imposition sur rôles, il est procédé à l’apurement des restes dans les mêmes conditions que pour les impôts directs de l’État. En toute autre matière, le comptable adresse ses demandes d’admission en non valeur à l’ordonnateur qui les soumet à la délibération du conseil puis à l’approbation du représentant de l’Etat. Les décisions d’admission en non valeur sont notifiées par l’ordonnateur au comptable ou signalées par le comptable à l’ordonnateur, sous bordereaux de titres en déduction des prises en charge antérieures.

Section 4 : Des opérations de dépenses

Article 29 - L’ordonnateur ne peut engager, liquider ou ordonnancer aucune dépense à la charge de la Collectivité Territoriale Décentralisée au-delà des crédits régulièrement ouverts aux articles correspondants du budget voté par le Conseil.

Article 30 - L’engagement est l’acte par lequel l’ordonnateur crée ou constate, à l’encontre de la Collectivité , une obligation de laquelle résultera une charge.

Article 31 - La liquidation consiste à constater et à arrêter les droits du créancier. Constater les droits du créancier consiste à vérifier que la créance existe et qu’elle est exigible. Arrêter les droits du créancier consiste à fixer le montant exact de sa créance à la date de la liquidation.

Article 32 - Une créance ne peut être liquidée à la charge d’une collectivité que par l’ordonnateur et dans tous les cas après engagement régulier sur des crédits disponibles. Sauf avances autorisées par les lois et règlements, la liquidation ne peut être effectuée qu’après service fait.

Article 33 - La production par les créanciers de leurs titres justificatifs ne s’effectue valablement que par leur envoi par poste ou leur dépôt auprès des services de la collectivité. Tout créancier a le droit de se faire délivrer un bulletin énonçant la date de sa demande en liquidation et les pièces produites à l’appui.

Article 34 - Les titres de chaque liquidation doivent offrir la preuve des droits acquis au créancier et être rédigés conformément à la réglementation en vigueur. Ils sont déterminés sur les bases suivantes :

a. Dépenses de personnel : États nominatifs datés, arrêtés en toutes lettres et signés énonçant le grade de l’employé, la situation de famille, la période du service et le décompte détaillé des sommes dues, comportant les diverses retenues à la charge des employés et les contributions à la charge des employeurs.

b. Dépenses de matériel : Factures, mémoires, ou décomptes datés, arrêtés en toutes lettres et signés et comportant la certification de la fourniture faite ou service fait, la mention de liquidation et la prise en charge à la comptabilité des matières. Dans les deux cas et suivant les besoins : arrêtés, décisions, conventions ou marchés, contrats, et en général toutes pièces justifiant les factures ou états ci-dessus.

Article 35 - Les factures et états visés ci-dessus peuvent être arrêtés en chiffres lorsque cet arrêté est effectué au moyen d’appareils donnant des garanties d’inscription au moins égales à celles de l’inscription en toutes lettres. L’arrêté en lettres ou en chiffres et la signature ne sont pas exigés sur les factures établies par un procédé mécanographique lorsque le règlement doit être effectué par virement de compte. Les signatures par griffes sont interdites.

Article 36 - Un ordonnancement est l’acte administratif par lequel l’ordonnateur donne au comptable l’ordre de payer une créance liquidée à la charge de la collectivité. Il est matérialisé par l’établissement d’un mandat.

Article 37 - Chaque mandat est daté et numéroté. Il rappelle les références de l’engagement, énonce l’année financière, le chapitre, l’article et éventuellement le paragraphe sur lequel il s’impute.Les mandats afférents aux dépenses de personnel doivent être ordonnancés pour le montant total correspondant aux états nominatifs visés à l’article 34 ci-dessus.

Article 38 - L’ordonnateur de la Collectivité Territoriale Décentralisée fait parvenir au comptable, sous bordereau, les mandats qu’il a émis sur sa caisse.Chaque mandat est accompagné des titres de liquidations et d’un titre de paiement qui est, selon le cas, un mandat carte postal, un bon de caisse ou un avis de crédit.

Article 39 - Le paiement est l’acte par lequel le comptable éteint la dette de la collectivité. Il est effectué par remise d’espèces, par virement de compte ou par mandat carte postale.

Article 40 - Le paiement des dépenses par virement est obligatoire pour tout règlement égal ou supérieur au seuil fixé par la réglementation de la comptabilité publique en vigueur.Il est obligatoire également, quelque soit le montant de la créance, pour tout règlement à effectuer au profit des fournisseurs inscrits au registre du commerce ou de personnes morales de droit public ou privé.

Article 41 - Lorsque le paiement par virement n’est pas obligatoire, il peut-être effectué par mandat postal sur la demande du créancier et à ses frais.

Article 42 - Avant de procéder au paiement des mandats, le comptable doit vérifier sous sa responsabilité :

- la signature de l’ordonnateur ;

- la disponibilité des crédits ;

- l’exacte imputation de la dépense ;

- la validité de la créance ;

- le caractère libératoire du règlement ;

- l’application des lois et règlements pour la dépense considérée ;

- la disponibilité des fonds.

Article 43 - Lorsque, à l’occasion de son contrôle, le comptable constate, soit dans les pièces justificatives, soit dans les mandats des erreurs matérielles, omissions ou irrégularités, il doit en poursuivre la régularisation auprès de coordonnateur en lui précisant, les redressements à effectuer.

Il peut également, au cas où les énonciations contenues dans les pièces produites ne lui paraissent pas suffisamment précises, réclamer à l’ordonnateur des certificats administratifs complétant ces énonciations.

Article 44 - Les dépenses mandatées par l’ordonnateur et non payées à la clôture de l’année budgétaire sont relevées sur un état des mandats impayés, dressé par le comptable.

Au jour de la clôture, le comptable retourne les mandats impayés à l’ordonnateur.

Article 45 - Dans tous les cas non prévus par la présente loi, sont applicables les règles définies pour l’État dans les règlements de la comptabilité publique.

Article 46 - L’ordonnateur ne possède pas de pouvoir de réquisition à l’égard du comptable.

Si le comptable estime ne pouvoir mettre en paiement un mandat pour cause d’erreurs matérielles, omissions, d’irrégularités, il le retourne à l’ordonnateur, ainsi que les pièces justificatives, il annote le bordereau de la mention de rejet et fournit une déclaration écrite dûment motivée de son refus.

L’ordonnateur prend en charge, sur le plus prochain bordereau, le montant des rejets et le déduit des émissions déjà constatées.S’il estime le rejet non fondé, l’ordonnateur peut en référer au représentant de l’État, à charge pour lui d’en tenir informé le comptable qui, de son coté, rend compte à son comptable supérieur. Si celui-ci confirme la position du comptable, le litige est tranché par décision conjointe du Ministre des Finances et du Ministre de l’Administration du Territoire. Cette décision s’impose au comptable et dégage sa responsabilité.

Article 47 - Lorsque le montant des fonds disponibles de la Collectivité Territoriale Décentralisée est inférieur aux sommes à payer, le comptable en informe l’ordonnateur qui fixe l’ordre dans lequel il sera procédé au paiement des mandats en suspens.Toutefois, les instructions données à ce sujet par l’ordonnateur ne peuvent conduire à retarder le paiement. Ces instructions peuvent concerner :

- des actes valant mandat du représentant de l’État, qui doivent être compris dans le premier bordereau d’émission ;

- des dépenses effectuées sur les fonds de concours ;

- des mandats visés et impayés de la gestion précédente.

Ces trois catégories de dépenses sont prioritaires et doivent être payées dans l’ordre ci-dessus, sous la responsabilité personnelle du comptable.

Article 48 - Le comptable qui refuse ou retarde indûment la mise en paiement d’un mandat, ou qui n’a pas délivré à l’ordonnateur une déclaration motivée de suspension de paiement, est responsable des dommages qui peuvent en résulter.

Article 49 - En cours d’année, le comptable annote de la mention des paiements, les bordereaux d’émission de mandats et les états des restes à payer des gestions précédentes des dépenses engagées et non mandatées de la gestion précédente.

A la clôture de l’année financière, il établit l’état des restes à payer de la gestion et le soumet au visa de l’ordonnateur.

Cet état présente par section, chapitre et article, le détail de mandats visés par le comptable et non payés à la clôture de la gestion. Il est joint par le comptable au compte de gestion et par l’ordonnateur au compte administratif.

A la fin de chaque mois, le comptable fait parvenir à l’ordonnateur la situation des dépenses engagées ou mandatées qui n’ont pas pu être encore payées.

Section 5 : Des opérations de trésorerie

Article 50 - Les fonds des Collectivités Territoriales Décentralisées sont déposés au Trésor Public et ne sont pas productifs d’intérêt. A titre dérogatoire, des fonds provenant de ressources propres de la collectivité ou de dotations affectées peuvent être déposées, sous le contrôle comptable, auprès d’établissements financiers ou bancaires. Les mouvements en dépenses et recettes enregistrés sur ces dépôts sont pris en compte par le comptable et intégrés dans la comptabilité de la collectivité.

Article 51 - Les opérations financières hors budget ne peuvent être effectuées par le comptable qu’après approbation du représentant de l’État.

Chapitre 3 : De la comptabilité des Collectivités Territoriales Décentralisées

Article 52 - La comptabilité de la collectivité décrit l’exécution de ses opérations en deniers et en matières, et en fait apparaître les résultats annuels.

La comptabilité des deniers et valeurs, visée à la présente loi, comprend :

- la comptabilité administrative de l’ordonnateur ;

- la comptabilité du comptable.

Section 1 : La comptabilité administrative de l’ordonnateur

Article 53 - La comptabilité des engagements de dépenses est une comptabilité de prévisions qui a pour but de fournir à tout moment l’évaluation approchée des dépenses imputables à l’année budgétaire en cours.

Elle est tenue par l’ordonnateur.

Article 54 - Tout projet de dépense fait l’objet d’une fiche d’engagement de dépense établie par l’ordonnateur.

Chaque fiche porte obligatoirement les indications suivantes :

- désignation de la Collectivité Territoriale Décentralisée ;

- année financière ;

- chapitre et article le cas échéant, à titre subdivision budgétaire ;

- montant de l’engagement ;

- montant de la demande d’engagement ;

- total des engagements ;

- crédits disponibles.

Article 55 - A la fiche d’engagement sont jointes les pièces justificatives de l’engagement ou des fiches destinées à le matérialiser délibération du conseil de la collectivité, projet de bon de commande, de marché, de contrat, de baux, ordres de mission, feuilles de déplacement, réquisition de transport, état de solde ou de salaire, police d’abonnement, délibération du conseil de la collectivité attribuant des bourses, secours, etc.

Article 56 - Toutes les dépenses à caractère permanent doivent obligatoirement, dès le début de l’année budgétaire, faire l’objet d’engagements prévisionnels globaux, calculés jusqu’à la clôture de l’année budgétaire.

Ces engagements devront être appuyés des pièces justificatives énumérées à l’article ci-dessus.

Article 57 - Toute nouvelle dépense permanente née en cours de gestion fait l’objet d’un engagement particulier, établi pour le montant des crédits à consommer jusqu’à la clôture de l’année financière.

Article 58 - Tout bon de commande doit être conforme à la réglementation en vigueur.

Il comporte un original, un duplicata et une souche.Après engagement, l’original et le duplicata sont détachés du carnet à souche pour être remis au fournisseur.L’original de bon de commande sera joint ultérieurement par le fournisseur à l’appui de sa facture en vue de la liquidation et du mandatement. Le duplicata est destiné aux archives du fournisseur.

Article 59 - L’emploi des bons provisoires est formellement interdit.

Article 60 - Les exemplaires des fiches d’engagement de dépenses conservés par le comptable sont classés dans leur ordre chronologique par chapitre, article et, le cas échéant, autre subdivision prévue par le budget. Il en est de même pour les exemplaires conservés par l’ordonnateur.

Article 61 - La comptabilité des engagements suit la procédure de comptabilisation définie dans le régime financier et comptable de l’Etat.Les modalités d’une procédure d’engagement simplifiée pour les Communautés Rurales et les petites Communes pourront être ultérieurement fixés par Décret du Ministère des Finances.

Article 62 - La comptabilité des liquidations et des ordonnancements est tenue par l’ordonnateur ou sous sa responsabilité par un agent de la collectivité. Elle fait apparaître à tout moment :

- les prévisions de recettes et les autorisations de dépenses ;

- la situation des émissions des titres de recettes ;

- la situation des liquidations et des mandatements de dépenses et les crédits restant disponibles.

L’arrêt de la comptabilité en fin de gestion permet d’établir le compte administratif de l’ordonnateur.

Article 63 - Les livres de la comptabilité administrative comprennent obligatoirement :

- un journal des recettes, constitué par le recueil des bordereaux de titres de recettes ;

- un journal des dépenses, constitué par le recueil des bordereaux des mandats ;

- un livre de compte des recettes, signalant par section, chapitre et article les prévisions budgétaires et les titres émis au profit de la Collectivité Territoriale Décentralisée ;

- un livre-journal des liquidations, destiné à l’enregistrement immédiat et successif des factures et autres titres produits par les créanciers et des liquidations effectuées ;

- un livre de compte des dépenses, signalant par section, chapitre et article les crédits ouverts, les mandatements effectués et les crédits disponibles ;

- le contrôle de solde du personnel de la collectivité.

Article 64 - Indépendamment des livres visés ci-dessus, l’ordonnateur de la Collectivité Territoriale Décentralisée tient tous les carnets de détail, livres ou comptes auxiliaires jugés nécessaires par lui ou prescrit par le représentant de l’Etat.

Article 65 - Les réductions ou annulations de titres de recettes et les admissions en non- valeur sont inscrites sur les livres de compte des recettes pour leur montant.

Elles sont déduites périodiquement de leur résultat. Les livres de la comptabilité administrative sont totalisés et arrêtés mensuellement et définitivement clos à la fin de l’année budgétaire.

Article 66 - Dès l’arrêt de ses livres l’ordonnateur établit son compte administratif.

Ce compte établi par section, chapitre et article présente :

- les sommes à recouvrer, les recouvrements et les restes à recouvrer constatés ;

- les crédits ouverts, les paiements effectués, les dépenses engagées et non mandatées au titre des gestions antérieures ;

- le détail de l’excédent constaté à la clôture de la gestion ;

- la situation financière générale de la collectivité.

Article 67 - Le compte administratif de l’ordonnateur est soumis à la délibération du conseil en même temps que le compte de gestion du comptable.Le compte administratif est accompagné du rapport d’exécution du budget.

Il est transmis au représentant de l’État appuyé de la délibération du conseil et d’une copie du compte de gestion.

Section 2 : La comptabilité du comptable de la Collectivité

Article 68 - La comptabilité du comptable est tenue conformément à la nomenclature budgétaire en vigueur.

Articlé 69 - Chaque mois le comptable établit, en trois exemplaires, la situation des disponibilités de la collectivité signalant par section du budget les recettes et les dépenses du mois, le report des antérieurs et les fonds libres de la collectivité. Un exemplaire de cette situation est adressé à l’ordonnateur.Le troisième est adressé à son comptable supérieur.

Article 70 - A la clôture de l’année budgétaire, le comptable en fonction arrête les écritures et établit le compte de gestion.Ce compte, présente :

- le rappel de la situation financière à la clôture de la gestion précédente ;

- le développement, par section, chapitre et article, des opérations budgétaires faisant ressortir les restes à recouvrer et les restes à payer ;

- la situation financière à la clôture de la gestion.

En cas de mutation en cours de gestion, le compte est divisé suivant la durée de la gestion des différents comptables dont chacun demeure responsable des opérations qu’il a effectuées.

Article 71 - Dans les deux mois qui suivent la clôture de la gestion, le comptable adresse la minute de son compte à l’ordonnateur.

Article 72 - L’ordonnateur peut prendre connaissance à tout moment, dans le bureau du comptable des mandats de paiement, des titres de recettes et des registres de comptabilité.

Chapitre 4 : du contrôle

Section 1 : Contrôle de l’ordonnateur

Article 73 - Le Maire ou le Président du Conseil exerce ses fonctions d’ordonnateur sous le contrôle du Conseil et la surveillance de l’autorité de tutelle.

Section 2 : Contrôle du comptable

Article 74 - Le comptable est soumis, en matière de contrôle, aux dispositions générales des textes portant réglementation de la comptabilité publique.

Article 75 - Les comptes des Collectivités Territoriales sont soumis en fin d’année au contrôle de la chambre des comptes de la Cour suprême. Toutefois le contrôle doit tenir compte du principe de la libre administration des collectivités réaffirmé dans la loi organique N°002/PR/2000 du 16/02/2000.

Article 76 - Les dispositions réglementaires concernant le jugement des comptes des comptables de l’État sont applicables aux comptables des Collectivités Territoriales Décentralisées.

Chapitre 5 : Dispositions finales

Article 77 - Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires à la présente loi.

Article 78 - La présente Loi sera enregistrée, au Journal Officiel de la République et exécutée comme loi de l’État.

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   Document 5- Les degrés de la décentralisation au Mali 

Note préparée par Bakary SARRE MAGISTRAT, Inspecteur    chargé   de la

législation et du contentieux à la DGI du Mali et aménagée par le constructeur

                                                              §§§//§§§

Les collectivités territoriales de la République du Mali sont : les régions, le district de Bamako,  les      cercles      et      les communes    urbaines et rurales. De cette disposition il ressort que le village n’est pas une collectivité décentralisée.

A-   La commune :

La commune rurale se compose essentiellement de villages contrairement  à la commune urbaine  qui se compose  de quartiers.

La commune à l’instar des autres collectivités a des compétences générales et des compétences qui lui sont spécifiques :

a)     Compétences générales des collectivités décentralisées :

Elles concernent entre autres :

  - les budgets et comptes ;

  - les programmes de développement ;

  - la gestion domaniale et foncière et l’acquisition du patrimoine ;

  - l’organisation des activités de production rurale ;

  - la protection de l’environnement ;

  - la création et la gestion des services et organismes publics locaux ;

  - les marchés des travaux et des fournitures, les baux et autres conventions ;

  - l’institution de taxe rémunératoire, des prestations et des redevances et la             fixation de leur taux ;

  - les emprunts et l’octroi des subventions ;

  - les modalités d’application des statuts du personnel ;

  - les projets de jumelage et de coopérations ;

  - enfin l’acceptation et le refus des dons et legs.

b)    Les compétences spécifiques :

        Elles concernent :

     - les plans d’occupation de l’espace communal ;

    - la politique de création et de gestion    des    équipements   collectifs dans les               domaines suivants :

    - le 1er cycle de l’enseignement fondamental, l’enseignement      Préscolaire et            l’alphabétisation ;

    - les dispensaires, les maternités, l’hygiène publique et les centres de santé

      communautaires ;

     - le transport public et les plans de circulation ;

     - les infrastructures  routières et de communication   placées dans le domaine

        communal ;

     - l’hydraulique rurale et urbaine ;

     - les foires et marchés ;

     - les  sports, les arts et la culture ;

     - la réglementation de police administrative. 

Pour mener ces activités, la commune est dotée d’un conseil communal (organe délibérant) composé de conseillers élus pour cinq ans au scrutin de liste et d’un maire (exécutif) élu pour 5 ans au suffrage universel indirect. La tutelle de la commune est assurée par le Préfet. 

B-    Le cercle :

Le cercle est la collectivité de niveau intermédiaire, de mise en cohérence entre les communes qui le composent et la région. Il est géré par un conseil dont les membres  sont élus  parmi  les conseillers des communes pour un mandat de cinq ans. Sa tutelle est assurée par le Gouverneur.

En dehors de la compétence générale sus évoquée ; le cercle opère dans les domaines suivants: le second cycle de l’enseignement fondamental, le centre de santé du cercle, l’hydraulique rurale, les infrastructures routières et de communication placées dans son domaine, la réglementation en matière de police administrative.

C-    La région :

Composée de cercles, la région a pour domaines d’intervention :

   - l’enseignement secondaire général, l’enseignement technique et                               professionnel, l’éducation spécialisée ;

    - les hôpitaux régionaux ;

    - la solidarité en direction des personnes vulnérables ;

    - les infrastructures routières et de communication dans son domaine ;

    - la mise en cohérence des programmes, du schéma et du développement               régional ;

     - le tourisme et l’artisanat ;

     - l’énergie.

Le Ministre de l’Administration  Territoriale et des Collectivités Locales assure la tutelle des régions. Le conseil régional est l’organe de gestion. Ses membres sont désignés parmi les conseillers des conseils de cercle pour un mandat de cinq ans.

D-   Le district de Bamako :

Le district de Bamako, a des compétences identiques à celles des régions, de même que les communes qui le composent cumulent les compétences dévolues aux communes en général avec celles attribuées aux cercles.

La tutelle du district est assurée par le  Ministre de l’administration  territoriale et des collectivités locales et les communes qui le composent par le Gouverneur.

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  7-2- COIN DE PRESSE MUNICIPALE

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 § SOMMAIRE DES ARTICLES   LOGES DANS CE COIN §

- ARTICLE 1 :  Des villes africaines fragilisées.

ARTICLE 2 :  Urgence Corne de l'Afrique : «En  Éthiopie,                              même les chameaux meurent de soif ».

- ARTICLE 3 :  Tchad: Vivre à Doba hier et aujourd’hui.

- ARTICLE 4 :  Maroc - Communes : 19 milliards de DH

                           d'excédent qui dorment !

ARTICLE 5 :  Tchad : scandale financier à la mairie de

                            Ndjamena - Rfi.                                                         

ARTICLE 6 :  Afrique :  Histoire ,Economie,Politique-1998-2001

  Pour mieix comprendre la période coloniale en Afrique

- ARTICLE 7 :  Le Tchad inaugure sa première raffinerie de pétrole

- ARTICLE 8 :    FOCUS SUR L'ACTUALITÉ L'UEMOA envisage de mettre en place un numéro téléphonique vert contre la corruption                        

 

ARTICLE 9 :  Des femmes nettoient N'Djaména,la capitale

- ARTICLE 10 :Plaidoyer pour une maîtrise de la fiscalité locale

- ARTICLE 11:La Ville de Sahr un carrefour international au Sud du Tchad

- ARTICLE 12: Tchad, le désert secret

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ARTICLE 1 :  Des villes africaines fragilisées

                          Par Ernest Harsch

Divers projets visent à améliorer logements, services, sécurité et administration.De nos jours, de nombreux gratte-ciel de ciment, de verre et d'acier s'élèvent dans le centre des plus grandes villes africaines. Mais au loin s'étendent les véritables agglomérations urbaines de l'Afrique : des habitations disparates, construites de façon anarchique, en bois, en tôles, en briques de boues …  Elles ne disposent généralement pas des services municipaux de base : ni eau courante, ni ramassage d'ordures ni électricité.

  …Selon Nelson Mandela, l'ancien Président de l'Afrique du Sud, "l'Afrique subsaharienne est la seule région du monde où l'urbanisation est liée à une croissance économique négative. Ceci exacerbe les problèmes déjà énormes de l'urbanisation, dans une région qui a précisément un immense besoin de croissance et de développement pour mettre fin à sa marginalisation sur la scène mondiale et renverser la tendance." Un grand nombre des nouveaux habitants des bidonvilles africains viennent de la campagne. Bien que les conditions de vie y soient déplorables et que la plupart des Africains vivant dans des villes n'échappent guère à la pauvreté, le nombre de nouveaux venus ne cesse d'augmenter.

Les villes africaines sont tout simplement "dépassées par la vitesse à laquelle s'effectue ce changement", a expliqué à Afrique RelanceMme Anna Kajumulo Tibaijuka, Directrice exécutive du Centre des Nations Unies pour les établissements humains (CNUEH, ou Habitat), dont le siège est à Nairobi. Elle donne pour exemple Dar es-Salaam, dans son propre pays, la Tanzanie, qui s'agrandit tous les ans de 10 %. A ce rythme, la population totale de la ville doublera en sept ans. "Vous pouvez imaginer les conséquences qui en découleront pour les services des eaux, l'électricité, le téléphone, la circulation, les écoles."

Urbanisation et pauvreté

 D'ores et déjà, la population urbaine de l'Afrique augmente en moyenne de 4 % par an -- plus que dans toute autre région du monde. Dans certaines villes, ce pourcentage est bien plus élevé. A l'heure actuelle, l'Afrique demeure le continent le plus rural, 38 % seulement de sa population vivant dans des villes, mais dans moins de 30 ans, plus de 50 % des Africains vivront dans des agglomérations urbaines.                                          

Cette croissance urbaine est en partie due à l'accroissement démographique naturel, mais elle est surtout le résultat d'une migration des campagnes en direction des villes. La sécheresse, la dégradation de l'environnement, la pauvreté rurale et les guerres continuent de contraindre un grand nombre de jeunes villageois à partir pour les villes afin d'y chercher un emploi et d'autres perspectives économiques et sociales.   et donc pas de logement."

Par ailleurs, l'austérité budgétaire qu'ont entraînée les programmes d'ajustement structurel a empêché les autorités municipales de maintenir et de financer suffisamment les services de base, comme les routes, le ramassage des ordures, l'électricité et les réseaux d'approvisionnement en eau.

Les deux aspects d'un même problème

 C'est pour ces raisons, a souligné M. Mandela, que "nous devons dépasser l'opposition entre développement rural et développement urbain. La pauvreté ne connaît pas de frontières. Le développement rural et le développement urbain constituent les deux aspects d'un même problème."

Dans l'ensemble de l'Afrique, la pauvreté demeure principalement rurale. Mais puisque la population se concentre de plus en plus dans les villes, la pauvreté augmente de façon beaucoup plus marquée dans les centres urbains, alors même que la situation dans les campagnes s'est légèrement améliorée dans certains pays d'Afrique. Lors de leur réunion de novembre 2000, les ministres africains du logement et de l'urbanisme ont constaté que dans de nombreux pays d'Afrique, on allait à la fois vers une "urbanisation et une féminisation de la pauvreté". (On estime que de 10 à 25 % des ménages ont à leur tête une femme dans les capitales africaines.)

Dans certaines grandes villes, la situation s'est dégradée à tel point que les schémas de migration urbaine commencent à se modifier. Traditionnellement, la plupart des migrants affluaient vers une ou deux villes d'un pays donné : Abidjan, Nairobi, Dar es-Salaam, Dakar, Brazzaville, Luanda. En 1999, selon les estimations de la Division de la population de l'ONU, dans 16 pays d'Afrique, plus de 50 % de toute la population urbaine vivait dans la plus grande ville du pays.

Toutefois, au cours de la dernière décennie, alors que la situation s'est aggravée dans ces grandes villes, le processus d'urbanisation s'est rééquilibré. En Tanzanie, par exemple, on a vu se développer des villes moyennes de 20 à 30 000 habitants. Selon les recherches du professeur Fall, la croissance de Dakar s'est sensiblement ralentie et à présent, quatre ou cinq villes de moindre importance absorbent une plus grande partie des migrants ruraux, ce qui marque l'amorce d'une "diversification" des centres urbains du Sénégal.

Le dilemme posé par le financement

L'un des plus grands dilemmes auxquels sont confrontées un grand nombre de villes d'Afrique tient au financement du développement et à l'entretien de services essentiels tels que le ramassage des ordures et l'approvisionnement en eau salubre. Malgré l'appui financier des gouvernements nationaux ou des organismes donateurs -- servant en général seulement à la construction d'installations et non à leur fonctionnement -- les autorités municipales dépendent surtout des impôts, taxes et redevances locaux.

Une étude menée par Habitat et portant sur les impôts municipaux au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda a constaté qu'un grand nombre de grandes villes tirent la plupart de leurs revenus des impôts fonciers. Ces derniers représentent 60 % de l'ensemble des revenus à Nairobi et 56 % à Dar es-Salaam. Dans la capitale de l'Ouganda, Kampala, ce pourcentage n'est que de 6 %, mais il est de 43 % à Jinja, autre ville ougandaise. Grâce à ces impôts, les catégories sociales aisées -- celles qui sont à même de posséder des biens imposables -- contribuent au financement de services qui profitent à une plus grande partie de la population et notamment à certains pauvres.

Mais il n'est pas facile de percevoir tous les impôts et encore moins d'élargir la base d'imposition. Souvent les évaluations de biens immobiliers sont incomplètes et périmées et il est très difficile d'estimer les propriétés qui se trouvent dans des zones résidentielles non aménagées, étant donné que les titres de propriété officiels sont rares. En outre, un grand nombre de contribuables sont peu enclins à payer les sommes dont ils sont redevables, surtout lorsque la corruption est répandue et que l'on ne fait pas un bon usage des impôts dont ils s'acquittent. Par ailleurs, à Nairobi, Mombasa et Dar es-Salaam, les institutions du gouvernement central sont parmi les plus grands propriétaires fonciers mais ne contribuent pas aux finances municipales.

Etant donné ces contraintes financières, les autorités municipales tendent de plus en plus à privatiser les prestations de services ou à les sous-traiter. En Afrique orientale, on fait couramment appel à des organismes privés pour enlever les ordures. A Nairobi, le ramassage des ordures a été privatisé en 1997 dans le quartier central des affaires tandis qu'une centaine de petites entreprises opèrent dans d'autres quartiers dont beaucoup n'ont jamais vraiment bénéficié de ce type de service. A Dar es-Salaam, cinq sociétés privées ont obtenu des contrats pour ramasser les déchets solides dans certains quartiers de la ville.

Bien qu'en général il y ait eu des progrès en matière d'organisation, certaines lacunes subsistent. Souvent, les entrepreneurs privés travaillent surtout dans des zones où les résidents ont des revenus moyens ou supérieurs et les moyens de payer ; un grand nombre de pauvres se trouvent donc dépourvus de ce genre de services. Dans certains pays, dont le Cameroun, la Côte d'Ivoire, la Guinée, la République du Congo et le Sénégal, les compagnies municipales d'autobus publics disparaissent peu à peu à cause de la privatisation des secteurs des transports. Les compagnies privées de taxis et de bus coûtent souvent plus cher et ne desservent que les itinéraires plus rentables, ce qui oblige un grand nombre de citadins à voyager à bicyclette ou à faire de plus longs parcours à pied.

Mme Tibaijuka conçoit que la privatisation des services des eaux puisse être utile, mais elle se dit préoccupée par l'égalité d'accès. "C'est un mythe de croire que les pauvres ont actuellement gratuitement accès à l'eau, dit-elle. L'eau ne leur parvient pas parce que l'approvisionnement par l'Etat s'est avéré un échec total." Ceci les oblige à acheter de l'eau à des marchands du secteur non structuré et souvent ils finissent par payer plus cher que les riches.

"La notion de privatisation des services des eaux n'est pas une mauvaise chose en soi." Mais, ajoute-t-elle, "Comment les gens auront-ils accès aux réseaux d'eau privatisés ?" Il faut adopter des mesures pour veiller à ce que les pauvres ne soient pas exclus tout simplement parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer. "Ce n'est pas tout ou rien. Il faut trouver des réponses claires, sans perdre de vue l'objectif final qui est d'améliorer l'accès de tous à l'eau."

En Ouganda par exemple, l'objectif à long terme du gouvernement est d'assurer aux services municipaux un recouvrement à 100 % des coûts. Toutefois, le gouvernement reconnaît également que des subventions publiques peuvent s'avérer nécessaires si l'on veut que les groupes à faible revenu aient accès à l'eau salubre.

La gestion des affaires locales

La résolution de bon nombre des problèmes auxquels se heurtent les villes africaines dépend étroitement des capacités, de la compétence et de la légitimité des institutions et des pouvoirs publics municipaux. Comme le fait remarquer Habitat, pour assurer aux résidents pauvres des droits durables d'occupation des logements et pour faire participer aux programmes de modernisation le plus d'acteurs urbains possible, il faut que les pouvoirs publics locaux soient efficaces, ouverts et transparents. Afin que ces questions reçoivent plus d'attention, Habitat a lancé la Campagne mondiale pour la bonne gestion des affaires urbaines. Un projet de Charte mondiale de l'autonomie locale, qui soulignerait la nécessité d'une plus grande décentralisation des pouvoirs publics nationaux, est en cours de négociations.

Dans la plupart des pays d'Afrique, "le pouvoir politique et administratif est très centralisé", a constaté M. K.Y. Amoako, Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique de l'ONU lors de la réunion de novembre d'Addis-Abeba. "Les villes ne disposent ni de l'influence politique ni de l'influence financière, et encore moins des capacités administratives et techniques qui leur permettraient de prendre des décisions concernant le mode de vie des populations."

M. Amoako a ajouté que la tendance à la décentralisation observée dans un plus grand nombre de pays africains ces dix dernières années "s'est rarement accompagnée du pouvoir fiscal qui permettrait aux pouvoirs publics locaux et aux communautés d'augmenter les revenus afin de financer les investissements et les frais de fonctionnement indispensables à une gestion saine des villes".

De même, à la suite du changement remarquable qui a conduit de nombreux pays d'Afrique a adopter une démocratie pluripartite dans les années 90, un plus grand nombre de pouvoirs publics municipaux ont à présent élu des conseils municipaux et des maires. La démocratisation est importante, souligne le professeur Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne française et grande spécialiste de l'Afrique. Sinon, la gestion des affaires urbaines n'aura que peu de sens, si ce n'est qu'elle permettra de diriger les villes "avec plus d'efficacité au nom des élites et des multinationales".

Même lorsque la démocratisation s'est effectuée en bonne et due forme, la corruption et d'autres lacunes de l'administration municipale n'ont pas toujours disparu. Au Burkina Faso, par exemple, on élit des conseils municipaux depuis 1995 mais il y a eu de nombreux cas de détournement de fonds, de soudoiement et autres malversations, effectués aussi bien par des conseillers élus que par des administrateurs nommés. Depuis la fin de 1999, les résidents de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Tenkodogo, Houndé, Koudougou et d'autres villes déclarent que l'on a distribué injustement des titres de propriétés situées en ville aux épouses, familles et amis des fonctionnaires ou aux riches qui sont prêts à payer des pots-de vin considérables.

Ce sont peut-être avant tout les organisations de la société civile qui contribuent le plus activement à l'amélioration de la gestion des affaires urbaines. Dans deux quartiers de Nairobi, par exemple, les résidents ont intenté une action en justice et obtenu la suspension des paiements de redevances et services dus au conseil municipal tant que les routes et les services des eaux et d'assainissement ne se seront pas améliorés. Depuis les années 80 et 90, les jeunes des villes ont vigoureusement dénoncé les programmes d'ajustement structurel et les autres problèmes urbains, note M. Kadmiel Wekwete, qui a organisé des programmes urbains au Zimbabwe et qui est à présent conseiller principal technique au Fonds d'équipement des Nations Unies. A mesure que les Africains sont de plus en plus nombreux à vivre en milieu urbain, il est fort probable qu'ils réclament énergiquement des améliorations de la situation. De plus en plus, dit M. Wekwete, "les pouvoirs publics locaux doivent faire face aux exigences de la population urbaine".

 

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ARTICLE 2 :Urgence Corne de l'Afrique : «En Éthiopie, même les chameaux meurent de soif »

27 juillet 2011

Une interview d’Andrée Montpetit, conseillère qualité de CARE en Éthiopie, parue dans le Figaro.fr.

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Une aide internationale d'urgence» a été demandée lundi par la FAO pour la corne de l'Afrique en proie à la famine. Sur place, Andrée Montpetit, conseillère qualité de CARE en Éthiopie estime que «la situation est sans précédent.

lefigaro.fr. - Lors d'une réunion ministérielle d'urgence organisée lundi, la FAO chiffre à 1,1 milliards d'euros le montant de l'aide à apporter à la corne de l'Afrique. Qu'en pensez-vous ?

Audrée MONTPETIT. - Ce chiffre peut paraître énorme mais il ne me surprend pas. L'aide alimentaire est l'une des actions humanitaires qui coûtent le plus cher. Tout d'abord parce que la prise en charge médicale de personnes en malnutrition sévère demande des moyens spécifiques et aussi parce que la famine apporte un lot important de réfugiés qu'il faut prendre en charge dans de bonnes conditions d'hygiène …

Comment aidez-vous les populations ? L'Éthiopie est-elle touchée aussi sévèrement par la sécheresse ?

Le sud du pays est très sévèrement touché. J'étais par exemple vendredi dernier à Borena, pour réfléchir avec mes équipes à quelle réponse adopté. L'action humanitaire ne consiste pas à arriver les bras chargés de sacs de riz dans un village et repartir. Nous réfléchissons avec les populations locales à leurs besoins. Par exemple, au village de Dambi dans la région de Borena, nous achetons les vaches mourantes 50 dollars pièce et nous fournissons de la nourriture pour le reste du troupeau.

Nous menons aussi des actions plus «classiques», comme la distribution de tablettes de purification de l'eau, de denrée alimentaire, etc. Nous prenons en charge les enfants en malnutrition sévère.

Comment percevez-vous que la situation est grave ?

J'entends des choses que je n'ai jamais entendues avant. Un villageois de Dambi, dans la région de Morena, m'a expliqué vendredi que même les chameaux mouraient de soif, alors que lors de la grande sécheresse de 1991 les chameaux avaient tenu le coup. Toujours à Borena, il faut marcher six heures aller-retour pour avoir accès à un point d'eau. C'est du jamais vu. Il n'y a ni eau, ni herbe, les vaches tombent comme des mouches. 220 000 animaux nourriciers sont morts dans le sud de l'Éthiopie sur un total de 700 000 bêtes environ. Un autre villageois de Dambi m'a alpagué, et m'a dit, sa voix affaiblie par la faim : “Moi j'ai 55 ans, je sais que je vais mourir. Mais si vous le pouvez, essayez de sauver les jeunes.” C'est très rare qu'on vous dise ce genre de chose sur le terrain. Dans la plupart des cas, les populations veulent vous montrer leur courage. Je n'ai jamais vu ça.

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2011/07/26/01003-20110726ARTFIG00343-en-ethiopie-meme-les-chameaux-meurent-de-soif.php

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 ARTICLE 3 :Tchad: Vivre à Doba hier et aujourd’hui

Par Edouard Takadji - 07/01/2011

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Si Doba était bondé de monde il y a quelques années, aujourd’hui, c’est le contraire

Il y a 8 ans, la ville de Doba brillait. Le nombre de personnes qui vivaient dans cette zone était énorme. L’on parlait même d’un surpeuplement. Les infrastructures se sont multipliées grâce à l’exploitation du pétrole. Doba symbolisait effectivement la ville productrice du pétrole avec les activités qui s’y déroulaient. Les bars dancing, les alimentations, les cabarets avaient été créés ça et là. Ces lieux de distractions étaient toujours pleins à craquer, car la vie était au top 24 h/24. Je me souviens pendant cette période nous ne dormions pas. Nous avions l’argent et nous n’avions jamais cru que nous allions perdre un jour nos emplois. Aujourd’hui, c’est la désolation et la division dans toutes les familles. 

Les femmes ont abandonné leur foyer parce que le mari ne travaille plus, les enfants sont devenus des bandits et refusent d’aller à l’école. Certains parents n’arrivent pas à inscrire leurs enfants à l’école. Nous vivons vraiment le calvaire], se lamente Djim, ex-employer à Esso. Un point de vue largement partagé par les nombreuses personnes à Doba. Avec l’argent des indemnités encaissées, les paysans ont abandonné l’agriculture et l’élevage. Certains habitants aux alentours de Doba ont trouvé l’emploi et ont quitté leur village pour s’installer en ville. N’ayant jamais touché un jour des centaines de millions, les quelques millions encaissés ont été mal gérés. Personne n’a pris conscience et le désordre s’est installé partout dans les familles. La prostitution a fait son chemin au quotidien. Les élèves ont abandonné les études pour soit travailler ou encore faire des affaires. Les filles, elles, ont quitté les parents pour se lancer dans la prostitution. 

Que de larmes aujourd’hui
Ce que nous vivons aujourd’hui doit donner une leçon à tous les Tchadiens. Dans les autres villes où l’on exploitera bientôt le pétrole, il faut que les gens prennent conscience pour éviter d’être comme nous, conseil Martine, une détentrice d’une alimentation à Doba. Aujourd’hui, la ville est frappée de tous les maux. La famine, la misère, la pauvreté, les maladies, la cherté de la vie sont autant d’écueils que vivent les habitants de Doba. De nombreuses personnes n’ont que les larmes aux yeux, lorsqu’il est question ou qu’il s’agit de parler du pétrole de Doba. Le pétrole est là mais nous n’avons rien bénéficié. Ce n’est pas tout le monde qui a eu du travail pendant la phase de la construction du Pipeline et autres. Aujourd’hui, on nous parle de 5% des revenus alloués pour la région, mais on ne voit pas exactement ce qu’on fait avec l’argent. Ce pétrole ne nous a pas arrangé, il nous a créé plutôt de problème, déplore Mbaïrané Moise.

Aujourd’hui, certaines personnes ont pris le courage de repartir dans leur village et reprendre avec les travaux champêtres, l’agriculture, les pêcheurs ont repris avec la pêche. Nadji, un cultivateur dans le village Ngalaba vient de regagner son activité. Il raconte tristement sa mésaventure: Je ne savais pas que ce pétrole allait nous réserver de surprise. J’étais bien avec l’agriculture et j’ai quitté pour travailler à TCC mais c’est le regret aujourd’hui, car j’ai tout perdu. Aujourd’hui j’ai décidé de reprendre même si ma femme a quitté le foyer, les enfants sont partis en ville sans fréquenter, car il n’y a plus l’argent.

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ARTICLE 4 :Maroc - Communes : 19 milliards de DH d'excédent qui                                    dorment !

 Hakim Challot
www.lavieeco.com/2010-02-01

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En 2009, les communes disposaient d'un budget de 27 milliards de DH. Elles n'en ont consommé que 24 milliards.
Les excédents s'accumulent depuis plusieurs années. Ils ont atteint 19,3 milliards de DH à fin 2009. Trois milliards de DH pour la seule région de Casablanca.
Alors que les manques sont criants la non-utilisation des ressources est liée à la carence de compétences en gestion et en planification.

Paradoxal ! C’est le moins qu’on puisse dire en ce qui concerne les communes du Maroc. Le citoyen a l’habitude d’entendre dire qu’elles n’ont pas d’argent. Pas d’argent pour les routes, pas d’argent pour le revêtement de trottoirs, pour les salles de sport ou autres…. Dans des quartiers urbains comme dans de petites localités éloignées, il n’est pas rare de voir des voies détériorées, du mobilier urbain dégradé, des espaces publics sales ou mal entretenus, des jardins en friche et des transports en commun défaillants, de l’autre côté, les communes disposent de ressources financières qu’elles ne dépensent pas malgré l’ampleur des besoins. 

Jugez-en. A fin décembre 2009, alors que l’Etat voyait ses ressources reculer de 14 milliards de DH par rapport à l’année précédente, l’enveloppe non consommée par les collectivités locales et qui dort dans les caisses du Trésor totalisait 19,3 milliards de DH ! Pour le seul exercice 2009, et à défaut de dépenser la totalité des crédits qui étaient à leur disposition, les communes ont laissé dans les caisses un excédent de près de 3 milliards de DH par rapport à leurs budgets. 
Ainsi, au titre de l’année 2009, les collectivités locales étaient dotées d’un budget global de 27 milliards de DH. Mieux que ça. Elles pouvaient, en plus, puiser dans un réservoir supplémentaire de 16,3 milliards de DH provenant des excédents cumulés au terme des exercices antérieurs. Avec tout cela, les communes ont à peine dépensé 24 milliards de DH dont 8,5 milliards de DH pour payer les salaires de leurs 140 000 agents et les indemnités des élus (voir encadré). 
Le plus étonnant est que la procédure pour engager une dépense dans les communes est de loin moins contraignante que celles appliquées aux autres administrations et organismes publics. En effet, si les ministères, par exemple, ne peuvent disposer des fonds qu’au fur et à mesure que le Trésor encaisse les recettes (la Loi de finances consistant en de simples autorisations de crédits), les collectivités locales, en revanche, disposent d’argent frais avant même l’entame de l’exercice budgétaire. Il leur suffit juste de programmer -bien entendu selon leurs ressources prévisionnelles-, lors de la session d’octobre de chaque année, les projets à financer pour l’année d’après pour que le Trésor débloque les montants demandés, en suivant un minimum de formalisme en termes de procédures. Toujours pour prendre l’exemple de l’exercice 2009, les collectivités locales disposaient donc en janvier déjà d’une enveloppe disponible de plus de 40 milliards de DH. 
En 2009, 420 MDH sont restés inutilisés par la région du Grand Casablanca
Alors que le débat sur la question de la décentralisation bat son plein, ce constat ne manque pas d’interpeller sur les compétences en gestion des collectivités locales surtout qu’elles sont appelées à être en première ligne du grand projet de régionalisation du pays. Après la révision en profondeur du cadre juridique des collectivités locales, l’élargissement de leurs attributions et la nette amélioration des efforts de recouvrement effectués récemment par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), rien ne laisse présager qu’elles sont prêtes à relever le défi.     
Plus inquiétant, le phénomène est quasi général. Il touche la plupart des collectivités locales urbaines et rurales. Prenons l’exemple de la région de Casablanca, qui compte une ville aux besoins colossaux en termes de voiries, d’infrastructures et d’équipements publics mais dont les gestionnaires s’offrent le luxe de snober chaque année une moyenne de 300 MDH qui restent inutilisés. La région dispose actuellement de près de 3 milliards de DH d’excédent budgétaire cumulé. C’est-à-dire autant d’argent non utilisé, dont 1,6 milliard de DH pour les communes urbaines. Rien qu’en 2009, les Casablancais ont été privés de près de 420 MDH que les élus locaux (aussi bien des communes urbaines que rurales de la région du Grand Casablanca) n’ont pas programmés. Le Grand Casablanca détient, d’ailleurs, l’excédent budgétaire le plus élevé au Maroc. «Scandaleux pour une grande ville qui manque terriblement d’infrastructures économiques, sociales et culturelles», déplore un conseiller local de l’opposition. 
Meknès-Tafilalet n’a pas été mieux lotie en 2009 puisque ses élus ont laissé, au terme de l’exercice, quelque 345 MDH dans les caisses de leurs communes. Cela a augmenté l’excédent budgétaire cumulé de cette région qui culmine à 1,68 milliard de DH. 
La région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, elle, cumule jusqu’à aujourd’hui un total de près de 2 milliards de DH d’excédent budgétaire, le deuxième, après celui du Grand Casablanca. 336 MDH n’ont pas été programmés pendant l’année dernière dont les deux tiers par les communes urbaines de la région (la mairie de Rabat à leur tête). La région de Souss-Massa-Draa, elle, dispose d’un total de 1,9 milliard de DH de fonds non utilisés, dont 223 millions au titre de l’exercice de 2009. Pour cette région, ce sont les conseils provinciaux qui ont contribué essentiellement à l’accentuation de l’excédent de l’année 2009 avec près de 108 MDH non utilisés contre près de 66 MDH pour les communes urbaines (la mairie d’Agadir en particulier) et près de 35,5 MDH pour les communes rurales de la région. Parmi les mauvais élèves, on retrouve aussi les régions de Tanger-Tétouan et de Marrakech-Tensift-Al Haouz avec respectivement 1,68 et 1,5 milliard de DH de cumul de fonds non utilisés. La région de Chaouia-Ourdigha dispose, elle, d’un excédent budgétaire cumulé de 1,32 milliard de DH dont 372 millions enregistrés au cours de l’année dernière.
Ces chiffres étonnants, mais rigoureusement exacts, fournis par la Trésorerie générale du Royaume, viennent mettre fin à la fausse idée installée depuis longtemps de communes pauvres et privées de moyens financiers. 
«Le problème des collectivités locales n’est pas nécessairement lié aux ressources et aux moyens, mais surtout aux capacités de gestion et de maîtrise d’ouvrages», signale un expert en finances publiques.
Des projets surdimensionnés pour Mohammédia, dans le but d’utiliser l’argent disponible
Le cas de Mohammédia est révélateur. Cette petite ville traîne chaque année derrière elle un budget excédentaire d’une moyenne de 50 MDH. Une somme importante vu le nombre réduit de sa population qui ne dépasse pas les 150 000 habitants. «On comprend pourquoi les dirigeants des affaires communales de cette cité se lançaient dans des projets (culturels surtout) relativement surdimentionnés par rapport à la population, tellement ils disposaient d’assez d’argent sans savoir comment bien le programmer», estime un conseiller de la ville. 
Le constat est d’autant préoccupant que le phénomène n’épargne même pas les collectivités locales dont les ressources de financement sont modestes. «Il y a des communes rurales dont le budget annuel ne dépasse pas les 2 MDH et pourtant elles n’arrivent pas à consommer la totalité de leurs crédits dégageant des excédents allant de 20 000 à 30 000 DH ; ce qui n’est pas une somme banale proportionnellement à leur budget», fait remarquer notre expert en finances publiques. 
Mais des exceptions, rares certes, existent quand même. Aussi, la région de Guelmim-Smara a-t-elle pu ramener son excédent à près de 416,5 MDH contre 446,6 MDH au début de l’année dernière. Autrement dit, ses élus locaux, notamment ceux des communes urbaines, ont exploité 30 MDH en sus de leur budget prévu pour 2009.
Mais ce sont les communes urbaines de la région de Fès-Boulemane qui se démarquent le plus sur ce registre. Outre la totalité de leur budget annuel, elles ont puisé 106 MDH de plus dans leurs excédents antérieurs et qui s’élevaient à près de 780 MDH. Le résultat est perceptible : la ville de Fès s’est transformée grâce aux multiples projets initiés récemment par ses responsables locaux. L’exploitation de la totalité des crédits dont ils disposent ainsi que d’une partie de l’excédent a certainement contribué à ces changements qui font le bonheur et la fierté des Fassis.     
Rien à voir, par contre, avec l’état de certaines villes. Comme Salé qui figure parmi les dix villes les plus riches du pays avec un budget qui frôle le milliard de DH. Un paradoxe vu les conditions déplorables que vit cette cité. Idem pour des bourgades qui disposent de ressources financières beaucoup plus importantes que certaines villes. Citons l’exemple de la commune de Moulay Abdallah, au sud d’El Jadida, et de Oulmès. Les caisses de ces communes rurales sont renflouées chaque année de, respectivement, 192 MDH et 176 MDH grâce notamment à l’existence au sein de leurs territoires de deux grandes unités industrielles à savoir le port de Jorf Lasfar, pour la première, et les sources d’eau naturelle pour la seconde. Mais la richesse n’est pas forcément synonyme de bien-être. Ces communes en donnent l’illustration. 
S’il est vrai que l’incapacité des élus à engager suffisamment de programmes est à la source de ce gâchis, il n’en reste pas moins qu’un autre facteur y a, lui aussi, contribué : les budgets des communes ont fortement augmenté et les procédures ont considérablement évolué si bien que les élus n’étaient pas préparés à gérer de telles sommes.  
Il faut savoir que les collectivités locales gèrent directement, et de bout en bout, une partie des taxes locales (4,7 milliards de DH) comprenant notamment les droits d’occupation temporaire des espaces publics et privés, d’exploitations des cafés, débits de boissons et d’accès aux infrastructures publiques comme les piscines et les salles de spectacles.
Les finances des collectivités locales sont également alimentées par trois autres impôts: la taxe d’habitation, la taxe professionnelle et la taxe des services communaux. Contrairement aux premières, elles sont gérées par le ministère des finances, par le biais précisément de la direction des impôts qui se charge de l’émission et de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) qui assume la mission de la distribution de leurs produits aux communes bénéficiaires. Celles-ci ont collecté quelque 4,24 milliards de DH grâce à ces trois taxes. 
Plus de 900 communes vivent principalement de la TVA 
Mais ce sont les revenus de la TVA qui constituent la principale source de financement de nos collectivités locales. En 2009, la part des communes dans les revenus de la TVA a totalisé près de 14,8 milliards de DH. Etant un produit national, les revenus de la TVA sont répartis entre l’Etat à hauteur de 70% et les communes à 30%. Sur ces 14,8 milliards de DH, 80%, soit 11 milliards de DH, sont redistribués par le ministère de l’intérieur sur la base de critères définis dans une circulaire rendue publique depuis 1996. Les 20% qui restent, soit 3,8 milliards de DH, sont versés aux collectivités locales sous forme de dotations spéciales dans le cadre de leurs recettes d’équipement. C’est le ministère de l’intérieur, en concertation avec les walis et les gouverneurs, qui en fait la répartition et sans aucun critère déterminé à l’avance. Cette enveloppe sert généralement à financer les programmes d’urgence, notamment ceux initiés par le Souverain.
Les collectivités locales doivent s’estimer heureuses quand même. Car, il y a peu, elles n’en percevaient aucun centime. De 1985 à 1988, et en dépit des textes de loi, le ministère de tutelle ne leur a jamais versé la part des recettes qui leur revenait de plein droit. Ce n’est qu’en 1988 que les transferts ont commencé, sans critères au début avant que l’on aboutisse, à partir de 1996, au système actuel.
Le transfert de ces 20% des revenus de cette taxe au profit des collectivités locales suscite toujours un débat. Idem pour la redistribution de 1% des revenus de l’IS et de l’IGR réservés aux conseils régionaux qui ont perçu en 2009 près de 660 MDH. Jusqu’à présent, la distribution de ces fonds aux différents conseils régionaux du pays n’est fondée sur aucun critère clairement défini de la part du ministère de tutelle qui garde encore la mission de répartition. En principe, 50 % de ces revenus sont reversés aux communes à parts égales. L’autre moitié doit faire l’objet de critères soigneusement déterminés dans un décret qui devait être publié en 2008. Mais ce texte réglementaire tarde à voir le jour. En attendant, 50% des recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) destinées aux communes, représentant près de 330 MDH, sont toujours distribués selon des critères non encore définis par voie réglementaire.
La TVA demeure finalement la principale bouée de sauvetage pour de nombreuses communes surtout celles rurales et ne disposant pas d’activités économiques pouvant leur procurer des recettes. 
Deux milliards de DH donnés aux associations
Ainsi, selon les estimations de la direction générale des impôts, le produit de la TVA représente 90% du budget de près de 900 communes, majoritairement rurales. A l’inverse, pour des communes plus riches, la part de la TVA est beaucoup moins importante. C’est le cas de Mohammédia et de Casablanca pour lesquelles elle représente respectivement 5% et 23%. 
Enfin, que ce soit un volet méconnu de l’activité des communes, ces dernières contribuent de manière substantielle à l’appui des associations. En 2009, par exemple, les collectivités locales ont dépensé près de 2 milliards de DH sous forme de subventions aux associations sportives, culturelles, de quartiers…Et avec tout cela, elles n’arrivent pas à épuiser leurs budgets. Sur une enveloppe budgétaire de 27 milliards de DH en 2009 (sans compter les cumuls d’excédents antérieurs), les communes n’en ont finalement consommé que 24 MDH. 12 milliards ont servi à financer les investissements en équipements et infrastructures, 8 milliards à payer les salaires, et 1,55 milliard à rembourser les dettes au Fonds d’équipement communal (FEC).

Palmarès : Les communes riches et les communes pauvres

Les communes qui abritent, sur leurs territoires, des activités économiques importantes en tirent des recettes conséquentes. Pas de mystère donc que la région du Grand Casablanca détienne la meilleure performance avec des recettes de près de 3,83 milliards de DH. Sans compter les excédents budgétaires (2,87 milliards de DH). Les recettes des taxes d'habitation, des taxes professionnelles et sur les services communaux arrivent en tête avec près de 1,5 milliard de DH. La richesse de Casablanca provient également de la part qui lui est transférée des produits de la TVA pour un montant de 880 MDH. Suivis des revenus des produits fiscaux gérés directement par ses communes qui ont totalisé près de 840 MDH.

C'est la région de Souss-Massa-Draa qui réalise la seconde performance avec 2,82 milliards de DH de recettes collectés en 2009 auxquels s'ajoutent 1,86 milliard d'excédent. Avec près de 2 milliards de DH, les revenus des taxes locales et de la TVA sont à l'origine de la richesse de cette région qui a, par ailleurs, le plus profité des concours du Fonds d'équipement communal (FEC) en 2009. Les revenus des régions de Marrakech-Tensift-El Haouz, de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et de Tanger-Tétouan s'élèvent en 2009 à respectivement 2,5, 2,4 et 2,15 milliards de DH. Les régions de l'Oriental et de Doukkala-Abda collectent elles près de 2 milliards de DH chacune en termes de recettes. La région la plus pauvre en matière de recettes est celle de Oued Dahab-Lagouira avec près de 315 MDH en 2009. Elle est suivie par Laayoune-Boujdour dont le budget n'a pas dépassé les 416 MDH.

Ressources Humaines : 140 000 agents et un sureffectif chronique

En 30 ans, les effectifs des collectivités locales ont plus que quadruplé. Aujourd'hui, elles comptent plus de 140 000 employés qui absorbent plus de 8 milliards de DH par an. Les recrutements n'ayant pas toujours répondu à de réels besoins, la plupart des communes se retrouvent aujourd'hui en situation de sureffectif avec, en plus, des taux d'encadrement très faibles. A la commune Moulay Abdallah, par exemple, la Cour des comptes a détecté en 2007, quelque 43 salariés communaux affectés à des départements étrangers à la commune voire à des organismes en dehors de la région d'El Jadida. Idem pour la commune urbaine de Fès dont 33 fonctionnaires et agents ont été mis à la disposition d'autres administrations comme la wilaya de la ville, la préfecture de Moulay Yacoub, les hôpitaux, les perceptions...

Déchéance : Riches hier, très pauvres aujourd'hui

Les communes qui n'exploitent pas aujourd'hui toutes leurs recettes peuvent le regretter car la manne peut se tarir. Le cas de Aïn Leuh en est l'illustration parfaite. Autrefois, la région disposait d'un patrimoine forestier qui lui procurait chaque année des recettes conséquentes. Elle faisait partie des communes les plus riches du pays et laissait en moyenne 30 MDH non utilisés par an. Mais après des années de surexploitation, la ressource s'est amenuisée. Aujourd'hui, la commune de Aïn Leuh fait partie des plus pauvres en ressources à tel point qu'elle n'arrive même plus à boucler ses fins de mois. A la mi-janvier, les employés de la commune n'avaient toujours pas reçu leurs salaires du mois de décembre 2009.

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ARTICLE 5 :Tchad : scandale financier à la mairie de Ndjamena - Rfi

http://www.tchadactuel.com/VENDREDI 29 JUILLET 2011

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Un « trou » de plus d'un milliard de francs CFA dans les comptes de la mairie de la capitale tchadienne a été mis à jour mercredi 27 juillet 2011. Un rapport du ministère du Contrôle d'Etat, publié après un contrôle sur les comptes de la municipalité, dénonce des manques criants dans la gestion de la ville…  

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       ARTICLE 6 :AFRIQUE :  Histoire ,Economie,Politique-1998-2001

POUR MIEUX COMPRENDRE LA PERIODE COLONIALE EN AFRIQUE

Conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier 

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 L'AFRIQUE PORTUGAISE ET BELGE

Depuis plusieurs siècles, hors des ports de la côte, la quasi totalité de la population ne représentait pour les Portugais qu'une «marchandise virtuelle» ou, au mieux, une force de travail. L'Acte colonial de Salazar, en 1930, codifia l'unification de l'administration et des finances soumises au contrôle direct de la métropole ………………; 98% de la population était soumise au régime de l'indigénat (impôt, travail obligatoire, châtiments corporels...). 

Durant l'année 1908, la colonisation en Afrique centrale fut sévèrement critiquée par un mouvement humanitaire : cette protestation venait de la presse, des églises missionnaires, des diplomates appartenant au service consulaire... Cette protestation visait surtout les possessions portugaises et belges. 
Les vastes territoires portugais étaient dominés par des concessions à des entreprises dont les activités ressemblaient à celles qui avaient tiré leur richesse du Congo profitant d'un contrôle étatique minimum. 
L'Etat «indépendant» du Congo que les conseillers de Léopold II pour les affaires commerciales et militaires avaient réussi à tailler au cœur de l'Afrique au cours des années 1880, était dans une large mesure sa propriété personnelle, en égard au fait qu'il ne s'agissait ni d'un véritable état gouverné par ses propres habitants, ni d'une colonie gouvernée pour le compte du peuple belge. Le Trésor National belge ne fournissait pas de crédit spécial pour résoudre le déficit fiscal permanent qu'entraînait la gestion des territoires africains du Roi. 
En vue de récupérer les coûts de ses investissements personnels dans son aventure coloniale, Léopold louait certaines possessions coloniales à des compagnies organisées comme des entreprises libres qui lui versaient une redevance en échange de la liberté d'extraction des richesses naturelles et d'exploitation des ressources humaines. …………

A la fin du 19ème siècle, l'industrie mécanique et l'industrie électrique commencèrent à causer une nouvelle demande de caoutchouc brut pour la fabrication de pneus et des isolants de câbles électriques. Les agents prospecteurs de Léopold s'aperçurent que le caoutchouc pouvait être tiré de la forêt équatoriale. Ils utilisèrent non seulement des hommes, mais également des femmes et des enfants pour explorer les coins les plus reculés et les plus dangereux des territoires sauvages, à la recherche de toutes les plantes qui pouvaient produire du caoutchouc. Ces agents firent des bénéfices au début mais, à la fin du siècle, le prix du caoutchouc commença à baisser du fait de l'établissement de plantations régulières en Asie. Les agents de Léopold obligèrent les personnes à rechercher les plantes au plus profond de la forêt : les villageois qui n'arrivaient pas à réunir le quota imposé étaient sévèrement battus. Certains villageois étaient mutilés de façon honteuse : on leur coupait publiquement les mains, ce qui provoquait une peur mortelle chez leurs camarades, et ainsi les obligeait à négliger leurs familles et leurs récoltes. Les atrocités du Congo furent connues du monde entier et dévoilées surtout par le consul britannique au Congo, Roger Chasement, et un mouvement de réforme congolais mobilisa avec succès l'opinion mondiale contre l'exploitation que Léopold n'avait pas réussi à freiner. 
En 1908, le Parlement belge décida que l'on ne pouvait confier une colonie à la seule autorité du roi, le Congo fut annexé par le gouvernement et devint le Congo belge. On introduisit alors un minimum de démocratie.

La principale raison qui amenait les colonisateurs portugais à s'emparer de territoires africains était de se saisir des richesses naturelles susceptibles d'être importées au Portugal pour enrichir la mère patrie. ………………………………………………….

 Les petites puissances coloniales - la Belgique et le Portugal - adoptèrent une politique qui consistait à donner en location de vastes sections de leurs économies coloniales, ou même de larges portions de leurs territoires coloniaux à des compagnies privées. Celles-ci étaient souvent soutenues par les grandes puissances coloniales - telles la Grande-Bretagne et la France - et c'est ainsi que celles-ci acquérir une énorme possibilité d'investissement dans ces régions d'Afrique qu'elles ne contrôlaient pas par une colonisation directe. 
Les conséquences de ce système de colonisation relevant d'entreprises privées s'avérèrent oppressives à l'extrême et elles comportaient une sinistre similitude avec les systèmes d'exploitation qui avaient prévalu dans les domaines royaux du Congo de Léopold. 
Non seulement les hommes étaient astreints à travailler pour les compagnies, ou leur sous-traitants, mais les femmes étaient obligées de fournir des quantités de riz et de coton sur leurs propres productions agricoles. 
Dans les années 1930, les populations du Mozambique étaient probablement plus opprimées par leurs patrons coloniaux que dans n'importe laquelle des autres colonies d'Afrique. …… 
A partir des années 1920, l'Angola devint un important producteur de diamants, plus particulièrement destinés au commerce de la joaillerie. Les diamants prirent une importance telle qu'ils occupèrent la seconde place après le café, parmi les exportations de l'Angola. Les populations du nord-est qui parlaient le Lunda devinrent les prisonniers d'un état dans l'état……  

Le vieux monde colonial du 17ème siècle était dominé par des planteurs établis dans les îles tropicales, qui comptaient sur le travail des esclaves pour la production du coton, du sucre et du tabac.

Au 20ème siècle, les puissances coloniales adoptèrent fréquemment une politique économique assez différente. Au lieu de déplacer des individus, ils s'emparaient de communautés africaines autochtones, sur un territoire donné et continental plutôt qu'insulaire. …… L'introduction de l'argent dans la société rurale fut l'un des changements les plus importants apportés par la colonisation…………………………………………………………………………………
Le mal fut introduit dans le pays par les colonnes de porteurs mercenaires utilisés non seulement par les Belges et les Portugais, mais aussi par les colons français dans la basse vallée du fleuve, par les marchands de tissu hollandais qui traversaient l'Angola et par les planteurs britanniques qui possédaient des intérêts dans la production du café….. 
Au Mozambique, les agriculteurs traditionnels furent peu à peu contraints de limiter leurs terres cultivables, de clore leurs possessions, se privant ainsi de la possibilité de faire paître leur bétail et de planter pour trouver du combustible sur leurs terres communales traditionnelles. Celles-ci furent transformés en plantations et les cultivateurs qui naguère vivaient en autosuffisance devinrent des travailleurs agricoles dépendant pour leurs salaires de diverses compagnies; un contexte de prolétarisation s'instaura, encouragé à la fois par les capitaux français et britanniques sur un territoire officiellement portugais.

RACE, CLASSES ET ORIGINES ETHNIQUES AU CONGO :

L'une des questions fondamentales de l'histoire coloniale en Afrique centrale concerne la formation de classes qui avait pour origine les attitudes ethniques. Cette question devient particulièrement intéressante quand on songe au Congo belge où le secteur des activités minières et industrielles amena le développement d'une population urbaine dans laquelle on pouvait s'attendre à des formes de mobilité sociale. Celle-ci était entrainée de deux façons. D'abord, la population blanche se réservait pour elle-même la plupart des tâches qui amenaient considération sociale et salaires. La seconde manière qui empêcha la formation de classes eut pour cause la division de la population africaine en divers groupes ethniques.  ………Jusqu'au début des années 1950, l'économie congolaise fut marquée par la prépondérance de l'agriculture traditionnelle. Les étrangers créèrent de nouveaux systèmes de production avec de nouvelles techniques et de nouvelles règles de travail, ainsi que de nouvelles fonctions contrastant avec les normes de travail traditionnelles. On peut alors montrer une division fondamentale qui opposait ceux qui travaillaient dans des emplois définis par les européens aux habitants pauvres des campagnes, les Bashenzi, exclus de l'expansion coloniale…….

 ASSIMILATION ET SEGREGATION EN ANGOLA :

Le système colonial de l'Afrique portugaise se transforma pratiquement en un ensemble marqué par la ségrégation sociale et la dissimulation raciale tout à la fois.  ……La pire oppression raciale qui se manifestait pour ceux qui n'avaient pas le statut de citoyens fut le travail forcé (Salazar continua à l'imposer).   ……………Les préjugés raciaux qui étaient apparus pendant le 20ème siècle s'intensifièrent dans les années 1950. Des femmes blanches commencèrent d'arriver dans les colonies en plus grand nombre, et chassèrent les concubines noires qui étaient habituellement recherchées par les hommes. Elles tournèrent leur colère contre les enfants illégitimes d'unions passagères et aucune propagande gouvernementale ne put vaincre la réalité de cet intense racisme. Ce racisme rendit le déclenchement de la révolution angolaise extrêmement violent et fut à l'origine du fait que tellement de sang fut versé.

LE MOZAMBIQUE ET LA DIMENSION ASIATIQUE DU COLONIALISME

La colonie du Mozambique dans l'Afrique orientale, comme les colonies britanniques de la bordure maritime de l'Océan Indien, devait une partie de son expérience coloniale à l'immigration venue d'Asie. Cette immigration était fondée sur 1000 ans de commerce avec la Chine et l'Inde, et sur l'utilisation d'Indiens christianisés venus de Goa pour constituer des territoires, que les Portugais développèrent au Zambèze à partir du 16ème siècle, quand ils remplacèrent progressivement les musulmans, de langue swahili, originaire du Mozambique central. ……………

De 1930 jusqu'aux années 1970, le Portugal fut en fait un Etat policier et ses colonies souffrirent de la double oppression de règlements étrangers et de mœurs politiques dictatoriales soutenues par la police de sureté qui muselait la liberté de parole que la presse d'Albasini avait essayé d'établir. C'est seulement dans les années 1950-1960 que quelques écrits coloniaux commencèrent d'être publiés et diffusés…….   Les années 1950 virent les confrontations raciales s'aggraver au Mozambique. Des travailleurs portugais presque illettrés trouvèrent fermés les portes de leur eldorado américain; aussi le gouvernement de Salazar les encouragea à s'embarquer pour l'Afrique…   
Cette confrontation urbaine ne fut pas celle qui finalement servit d'étincelle à la rébellion armée qui devait déclencher la guerre coloniale au Mozambique. Cette confrontation se déroula parmi les travailleurs agricoles qui n'avaient pas été payés de leur travail dans les champs de coton.

HERITAGE DU COLONIALISME BELGE ET PORTUGAIS EN AFRIQUE :

- imposition de la langue du colonisateur 
- en termes économiques, la plus grande transformation fut l'introduction d'une monnaie ……

- les colonisateurs européens retirèrent d'Afrique des quantités considérables de minéraux bruts, mais ils n'investirent pas une partie significative de ces produits………….. Après la décolonisation, l'attention de la Belgique et du Portugal se détourna de l'Afrique vers d'autres marchés.

La Grande-Bretagne et la France possédaient chacune 36% du territoire de l’Afrique, 47% de la population étaient sujets britanniques, 27% sujets français : l’Afrique était donc un continent anglais et français. Les possessions britanniques d’Afrique occidentale étaient bien mieux loties, économiquement parlant. Les 4 colonies britanniques fournissaient la moitié de la production mondiale de cacao, de coton et de minéraux. Les colonies françaises furent longtemps déficitaires : elles n’avaient pratiquement aucune autonomie financière (décisions financières prises à Paris).

LE MYTHE DE L'ASSIMILATION : L'AFRIQUE FRANCAISE :

Cette phrase résume bien la réalité de la situation coloniale française : « beaucoup d’assujettissement, très peu d’autonomie, un soupçon d’assimilation ». Il n’y eut pas francisation de l’AOF, simplement suppression des structures politiques proprement africaines pour y substituer structures coloniales et enseignement colonial. 
Convaincus de la supériorité de la civilisation occidentale et de la portée universelle de la culture française, les coloniaux lancèrent dès le XIXème siècle l'idée confuse d'un empire qui, sous la paix française, viseraient à transcender la contradiction entre démocratie et colonisation par la transformation de quelques cent millions de sujets en autant de citoyens aux valeurs et aux droits métropolitains…... .

L'ORGANISATION FRANCAISE DANS LES COLONIES :

En 1902-1904, la capitale de l'AOF (Afrique occidentale française) fut Dakar. Sous les ordres du Gouverneur Général, pouvant seul correspondre avec le Ministre des Colonies, se trouvaient placés les lieutenant-gouverneurs (plus tard gouverneurs) des 5 colonies : Sénégal, Guinée, Côte d'Ivoire, Dahomey, et un vaste ensemble appelé d'abord Sénégambie et Niger, puis Haut-Sénégal et Niger, d'où se détachèrent deux colonies nouvelles : en 1911 le Niger, en 1918 la Haute-Volta. Le Togo, acquis comme mandat en 1919, fut tantôt réuni à l'AOF, tantôt autonome. La Mauritanie, territoire en 1903, devint colonie en 1920.

Les budgets locaux étaient alimentés par des impôts directs. 
Chaque colonie était divisée en cercles, et ceux-ci en subdivisions, commandés les uns et les autres par des administrateurs des colonies, dotés de tous les pouvoirs et de toutes les responsabilités (adminsitration, police, développement économique...). Au début, ces administrateurs sont souvent des anciens officiers puis, de plus en plus, des élèves de l'Ecole Coloniale, voués à l'Afrique.Sous leurs ordres sont placés les chefs indigènes, chefs de villages, de cantons, parfois coiffés de chefs supérieurs (l'empereur du Mossi..). …Le système était donc, dans son ensemble, essentiellement administratif et autoritaire. Aucune évolution doctrinale ne se dessinait chez les gouvernants. …

L'ORGANISATION BRITANNIQUE DANS LES COLONIES

L'Angleterre n'a pas, comme la France, une revanche militaire à prendre ; la gloire des armes a moins de place dans sa colonisation que le commerce. Autour des comptoirs bien placés : Zambie, Freetown, La Côte de l'Or, les bouches du Niger, les Anglais ont rassemblé des colonies plus ou moins vastes, mais généralement peuplées, et bien arrosées. Les communications se développeront suivant les axes du commerce. Les dépenses administratives seront réduites au minimum par l'utilisation des chefs. Peu de souci d'urbanisme ; l'enseignement est laissé aux missions ou marabouts. Aucune idée d'assimilation possible. De plus, on retrouve trois traits permanents de la politique britannique : 1) l'empirisme : l'anglais se méfie des grandes constructions a priori ; il n'avance que pas à pas, suivant les circonstances et les besoins. 2) le conservatisme, avec le goût des institutions traditionnelles : la cavalerie, les monarchies brillantes, les formes médiévales. 3) le libéralisme : ne pas gêner le développement naturel, tout au plus le contrôler et l'orienter ; respecter les autonomies locales. Tout cela est valable au Royaume-Uni comme en Afrique. ....

LE GOUVERNEMENT DE L'AFRIQUE BRITANNIQUE EN 1914

Il y avait deux grands empires européens en Afrique au début du XXème siècle, l'empire britannique et l'empire français. Les Français se référaient aux grands penseurs du XVIIIème siècle, ……Les Britanniques, au contraire, se tournaient vers la tradition d'Edmund Burke, le grand critique de la Révolution Française. Burke ne croyait pas qu'on puisse recréer une société selon des lois scientifiques. La Société était un organisme vivant, qui unissait le passé à l'avenir. L'idée permanente de toutes ses interventions était son respect de la tradition, sa croyance que chaque société contient la forme de gouvernement qui lui convient le mieux. La marque initiale du gouvernement britannique en Afrique tropicale ne devait pas être l'assimilation mais le gouvernement indirect. Les idées de Burke étaient en accord avec celles de la loi commune anglaise. Cette loi unit l'Empire, non seulement les colonies de peuplement, mais, même ces régions où les principes du gouvernement indirect ont permis aux populations indigènes de conserver leur propre droit coutumier pour les usages quotidiens……

CONSERVATISME ET AUTORITARISME :

Les parties jouées entre les puissances européennes signifiaient que les lignes frontières avaient été tracées dans les chancelleries en Europe; très souvent, par méfiance, on avait tracé des lignes droites qui correspondaient peu aux réalités sur le terrain. Elles tranchaient les axes de communication et des unités économiques naturelles; elles coupaient des tribus et des groupes ethniques entre des juridictions de puissances européennes différentes; elles recollaient ensemble des tribus qui avaient peu de choses en commun et même pouvaient être d'anciennes ennemies. …

L’ECONOMIE COLONIALE

Initialement, en Afrique, l’essentiel était de disposer du facteur de production sol (il fallait tirer le plus vite possible profit des richesses naturelles en exploitant brutalement les indigènes et sans faire le moindre investissement dans le pays). Comme dans la plupart des cultures non européennes, la propriété du sol sans limitation, sur le modèle du droit romain, n’existait pas………………….. Au Togo et au Cameroun, des conflits éclatèrent car les propriétaires de plantations s’arrogeaient les terres les plus fertiles… 

L’économie de pillage :

C’est en AEF, mieux encore qu’au Congo belge, que l’économie de pillage atteignit les limites de l’absurde. Dans cette zone, le problème était d’exploiter au moindre coût un immense territoire, en grande partie forestier, difficilement pénétrable et qui offrait des richesses naturelles abondantes, rémunératrices et immédiatement exploitables : l’ivoire et le caoutchouc. …

L’exploitation minière :

……L’industrie extractive représentait à la veille de la seconde guerre mondiale plus de la moitié des exportations africaines.

L’économie de plantation :

Avant 1914, les expériences les plus positives de colonisation agricole furent celles des Allemands au Cameroun, où l’activité des sociétés de plantation crées à la fin du siècle contrastait avec l’échec de leurs compagnies concessionnaires voisines. Mais la situation devint dramatique à la suite de la grande crise. L’indice du cours des produits coloniaux, très sensibles aux fluctuations mondiales, tomba en 1934 (sur la bse 100 en 1927-1929) à 18,7 pour l’huile de palme et à 10,4 pour le caoutchouc. La valeur totale des exportations congolaises chuta de près des deux tiers...!! …………………..

L’économie de traite :

Le contraste entre les structures agraires du Kenya et de l’Ouganda illustre bien la capacité des Africains à participer, sous un régime différent, à la vie économique du territoire. Dans ce dernier pays, où le nombre des agriculteurs blancs n’excédaient pas une centaine vers 1920, la production de coton puis de café reposa exclusivement sur le paysannat africain et, malgré la modicité des apports financiers extérieurs, connut entre les deux guerres un essor remarquable. Mais nulle part mieux qu’en Afrique occidentale ne fut exercé ce que l’on peut appeler l’économie de traite : terme magique en terre africaine, car la traite règle toute l’activité économique, fait circuler les hommes et l’argent, anime les villes, les marchés pendant les mois qui suivent la fin de la période pluvieuse et les récoltes. Le producteur reste toujours essentiellement africain… On comprend dès lors, la médiocrité des capitaux mis en œuvre ….

LES AFRICAINS ET LA COLONISATION

L’économie occidentale impliquait, par destruction ou par contamination, le bouleversement des structures antérieures. Même si le nombre de gens effectivement touché resta longtemps limité (en 1950, on estimait en Afrique française l’effectif des salariés à 2% seulement de la population), l’impact colonial modifia toutes les sphères de de la vie africaine. …

LES CONTRAINTES (Résumé)

-l’expropriation des terres : en Afrique équatoriale, l’expropriation des communautés paysannes avait commencé avec la distribution des concessions; le droit des Africains avait été écarté car ils ne connaissaient pas la propriété privée, seule admise par le code métropolitain; les juristes de l’époque ignorèrent le rôle du chef de terre, dont l’existence était pourtant attestée. ……

- le travail forcé et les cultures obligatoires : la pénurie de main d’œuvre fut généralisée sur tout le continent jusque dans les années 30; cette phrase d’un sergent de Fort-Jackson en 1891 résume bien la situation : « Comment un homme peut-il attendre de ses travailleurs une tenue décente, de l’honnêteté et un mode de vie civilisé, pour 10 shillings par mois pour lui et toute sa famille...je suis convaincu que si les salaires étaient plus raisonnables, le marché du travail n’en serait pas là ». ….

- l’impôt : comme l’administration refusait de cautionner officiellement le travail forcé, et qu’il ne suffisait pas de créer de nouveaux besoins pour mettre au travail des populations désorientées par la déstructuration de leur système social et affaiblies par la sous-alimentation chronique et les endémies, la coercition née de l’impôt apparut, aux théoriciens du début du siècle, comme l’instrument nécessaire de la mise en valeur car elle devait permettre, à la fois, de remplir les caisses de la colonie et d’obliger les paysans à gagner de l’argent. 
L’impôt de case ou de capitation apparut à peu près en même temps partout. Il fut d’abord payable en nature ou en travail et le resta parfois, faute d’ouverture sur l’économie monétaire, jusqu’en 1945. Les taxes existaient auparavant mais sous une forme collective, imposée à un lignage où le chef veillait à son équitable répartition. La taxe individuelle, en revanche, laissait sans recours le paysan ou l’éleveur pauvre qui pouvait se trouver contraint de se défaire de son unique vache…………..

LES MUTATIONS SOCIALES EN AFRIQUE :

Pendant la période coloniale, des couches et des groupes sociaux nouveaux apparurent, outre les travailleurs salariés, de nouvelles élites occidentalisées, dont une partie entra au service de l’administration coloniale et une autre s’orienta vers les professions libérales. La domination coloniale a aussi déclenché une augmentat.

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ARTICLE 7- Le Tchad inaugure sa première raffinerie de pétrole

Publié par arrogah Jul 5th, 2011 et classé dans Afrique, Tchad.

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L’époque où le Tchad devait importer du carburant est définitivement révolue. Depuis le 29 juin dernier, le pays dispose enfin de sa propre raffinerie.

Elle traitera et transformera le brut produit sur son propre sol en carburant de toutes sortes: essence, kérosène, gasoil, mazout et G.P.L. Voilà les cris de joie entendus lors de l’inauguration la semaine dernière de la première raffinerie du pays. L’inauguration de cette raffinerie qui a eu lieu le 29 juin dernier, intervient deux ans et huit mois après la pose de la première pierre et quatre mois après la réception mécanique des ouvrages des installations de surface, du pipeline et d’ouverture de la vanne du pétrole des champs de Rônier et Mimosa. L’inauguration de cette raffinerie, matérialise le rêve de plusieurs générations; de plusieurs décennies d’attente.
Pour le ministre du Pétrole, Tabe Eugène N’gaoulam, la date du 29 juin restera gravée à jamais dans les mémoires. Selon le ministre, la mise en service de la raffinerie assurera son indépendance énergétique ; le pétrole brut des champs pétroliers et de Mimosa alimentera la raffinerie de Djarmaya d’une part et servira aussi en partie à l’exportation sur le marché international d’autre part. C’est dans cette perspective que le consortium constitué de CNPCI et de la SHT a déjà pris contact avec le consortium dont Esso Exploration and Production Chad Inc est opérateur en vue du raccordement au pipeline d’exportation existant à partir de Komé. Il en est de même pour des contacts avec TOTCO afin de matérialise les différents accords quant aux conditions d’exportations de ce pétrole brut», affirme le ministre Tabe Eugène N’gaoulam.

 

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   ARTICLE 8 :    FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

L'UEMOA envisage de mettre en place un numéro téléphonique vert contre la                                                              corruption
                                              (Xinhuanet 15/09/2011) 

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L'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine(UEMOA) envisage de mettre en place un numéro téléphonique vert qui sera à la portée des citoyens et des entreprises pour signaler des cas de corruption en matière de passation des marchés publics au sein de l'espace communautaire, selon le directeur des finances publiques et de la fiscalité intérieure de l'Union, Tahirou Abdou qui participe actuellement à un atelier de quatre jours sur la réforme des marchés publics et la lutte contre la corruption à Lomé.
Ce numéro vert se révèle un dispositif important qui se situe dans le cadre de la politique de transparence dans laquelle s'est engagée l'Union en matière de passation des marchés publics.

« Il est devenu urgent de moderniser le mécanisme de passation des marchés, afin de rendre la procédure 100% transparente », souligne M. Tahirou.
 Ce centre d'alerte contre la corruption va fonctionner de pair avec un site web qui sera aussi installé pour assurer la visibilité du mécanisme de passation des marchés, empêchant ainsi l'opacité dans les systèmes de publication et d'attribution des marchés.
 

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 ARTICLE 9 :  Des femmes nettoient N'Djaména,la capitale

Extrait d'un article paru dans "Le Progrès" ,un quotidien de la République du Tchad(N°2965 du Lundi 16 Août 2010), écrit par S.M.A.et reproduit ,textuellement   par le constructeur.

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Cette journée du samedi 14 août 2010, la circulationsur l'avenue Moldom Bada Abbas,pourtant fluide ce jour non ouvrable,se retrouve engorgée aux alentours de la Grande mosquée Roi Faiçal de N'Djaména. Les usagers de cette voie se demandent s'il s'agitd'un accident ou d'un contrôle policier.Il n'en est rien,constatent-ils,en avançant, plus tard, vers le lieu! Pour pouvoirenlever les sables et autres objets jetés sur la bitume,quelques six employées de N'Djaména Nadif,circonscrivent, avec des plots, la partie à nettoyer,ralentissent et déviant ainsi la circulation.Elles sont une centaine,pour la plupartdes veuves avec enfants en charges..., à prendre d'assaut,chaque matin, de lundi à samedi,les grandes artèresde la ville,pour les rendre propres. Acoup de balais et autres matériels de balayage,sans protège-nez,ni botteset ni imperméables, elles s'activentà dépoussiérerles voies bituméeset autres espaces publics de la capitale."Nous n'avons jamais reçu des bottes.Nous utilisons seulement des tapettes.Voyez ,vous-même! Beaucoup de mes amies portent des imperméables déchirées",montre un chef d'équipe,sur l'avenueMoldom Bada Abbas."...Pour accomplir leur tâche quotidienne,les techniciennes de surface de N'Djaména Nadif sont parfoissujettes à l'insécurité."Pour avoir barré une portion de la voie en vue de le nettoyer,certains motocyclistes et autres hommes en tenues militaires nous menacent.Mais on ne cède pas à leur chantage",assure uneemployée. Si certains puristes trouvent leur salaire de 45000Fcfa en deçà du SMIG,les concernées ne tarissent pas d'éloge à l'endroit de leur employeur."Nous aimons notretravail. Et,nous le ferons toujours avec amour pour la beautée de notre capitale.Qu'est- ce nous serons sans ce travail avec les enfants à nourrir?"s'interroge une dame respectable,poussant une brouette...   

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 ARTICLE 10 :Plaidoyer pour une maîtrise de la fiscalité locale

 Agence de Presse Sénégalaise(APS) 

mercredi 24 mars 2010, par Bator Sall

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Le renforcement des collectivités locales passe par une maîtrise de la politique fiscale locale, a soutenu mercredi à Thiès Victor Tine, chercheur au sein du Groupe de recherche, d’appui aux initiatives mutualistes (GRAIM).

 

 

"Il est nécessaire de renforcer les capacités pour une maîtrise de la fiscalité des collectivités locales en définissant les éléments d’une politique fiscale locale", a-t-il au cours d’une journée d’information sur la fiscalité.

"Les capacités des collectivités locales doivent être renforcées pour qu’elles puissent mobiliser les ressources nécessaires pour les investissements dans leurs collectivités locales", a estimé l’expert.

Pour ce faire, les acteurs doivent travailler autour de la fiscalité locale afin de déterminer l’assiette fiscalité dans chaque collectivité locale, en aidant les populations à savoir ce qui est imposable et ce qui ne l’est pas.

A ce propos, Victor Tine a regretté un certain niveau d’incompréhension et de communication lors des discussions avec les communautés. Il a relevé que parfois, les populations disent qu’il est difficile pour eux de s’acquitter de la taxe rurale, ’’parce que ne connaissant pas comment leur argent est géré".

D’un autre côté, les acteurs des collectivités locales sont ignorants des ressources à mobiliser. Selon lui, cela conduit à ’’une incompréhension entre les acteurs de la collectivité locale et les populations".

C’est pourquoi, a-t-il fait savoir, les causeries et la concertation ont été renforcées au niveau des collectivités locales.

"On s’est dit dès lors que nous devrions retourner à une journée d’information, de discussion pour que les acteurs de la collectivité locale puissent avoir le maximum d’informations sur ce qui est la taxe rurale", a-t-il expliqué.

Il a dit que cela a permis "de disposer d’un plan de communication autour de la question fiscale et des comités locaux pouvant aider les acteurs à rentrer dans leurs fonds’’ au niveau de leurs collectivités locales.

S’agissant des contraintes déplorées de ce point de vue-là, Victor Tine a cité le problème de recouvrement du budget des collectivités locales. Ces dernières, a-t-il noté, font des budgets liés à "un certain nombre de choses". Mais si les ressources nécessaires ne répondent pas au budget, "cela pose un problème", selon lui.

De même, la taxe rurale n’est pas versée par les populations, a-t-il poursuivi. "Cela constitue une contrainte majeure qui sera gérée à un autre niveau", a-t-il estimé.

Toutefois, une politique est mise en oeuvre au GRAIM, visant à aider les collectivités locales à avoir un dialogue franc avec les populations pour trouver un terrain d’entente et essayer de régler la fiscalité locale.

"Nous ne pouvons pas aller recouvrir la taxe rurale mais nous pouvons appuyer’’ pour que cela se fasse, a indiqué Victor Tine, chercheur au GRAIM.

 

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 ARTICLE 11 : La Ville de Sahr un carrefour international au Sud du Tchad

 Par Journaldutchad.com - 02/02/2011

  Sarh est un nœud de communication qui contrôle la route vers Bangui à    partir  des routes de Moundou et N'Djaména

 

La ville de Sarh est située à 600 km de N’Djaména au Sud-est du Tchad sur le fleuve-Chari dans la région du Moyen-Chari à proximité de la frontière avec la République Centrafricaine. La ville compte aujourd’hui six arrondissements et 26 quartiers. Sous l’occupation française, la ville de Sarh portait le nom de Fort-Archambault (nom de l’officier françaises ayant conduit la mission française qui avait conquis la région). C’est en 1972 qu’elle est devenue Sarh. Elle est située entre 2 rivières: le Bar Kôh & le Chari. Elle abrite environ 100.000 habitants et elle vit principalement de la pêche, l’agriculture, l’élevage et la plantation de la canne à sucre. La région est arrosée par le fleuve Chari et ses affluents, qui fournissent des poissons en toute saison. Les activités principales sont l’agriculture, la pêche et l’élevage. L’agriculture représente 90% de l’ensemble des activités économiques. Il s’agit en particulier de la culture de céréales (mil, sorgho, riz), d’arachide et du coton. Le petit bétail (moutons et chèvres) et la volaille sont élevés traditionnellement. Les bovins sont utilisés avant tout pour les travaux des champs (traction animale). Des marchés hebdomadaires de grandes importances existent partout dans les régions.

Les difficultés d’approvisionnement de la population rurale s’accentuent ces dernières années avec le dysfonctionnement de la filière coton et le manque d’organisation de la filière arachidière, deux principales sources de revenus monétaires des agriculteurs. Les défis auxquels est confrontée la population rurale sont nombreux et constituent les principaux obstacles au développement économique de cette région: pauvreté, baisse de la fertilité des sols, famine, faible organisation des producteurs et de la commercialisation des produits agricoles, etc. Un problème social actuel est le conflit entre agriculteurs et éleveurs venus du Nord qui se sont davantage sédentarisés au Sud. Ce conflit se manifeste essentiellement par la destruction des cultures avant la récolte.

 La situation des autres activités économiques s’est dégradée ces dernières  années. Plusieurs entreprises industrielles telles que la COTEX (fabrication de textiles) et la SIVIT (commercialisation de viande) ont fermé leur porte. La CotonTchad et la Compagnie sucrière du Tchad (CST) battent de l’aile. Avec le projet de Doba le Tchad est devenu depuis 2003 un pays producteur du pétrole. Le 10 mai 2004, il a été signé entre le consortium pétrolier et le Gouvernement de la République du Tchad une convention qui régit les travaux de recherches, d’exploration, d’exploitation et de transport des hydrocarbures dans les bassins du Chari Est et Chari Ouest, qui couvre Dosséo. Cette convention a été ratifiée par le parlement tchadien en décembre 2004. Le consortium pétrolier qui opère dans les trois champs de Bolobo, Miandoum et Komè s’est déporté dans le bassin pétrole de Dosséo sans prendre des dispositions pour informer ni les ONG intervenant dans la région, ni les organisations des populations locales du démarrage des travaux qui se déroulent actuellement dans Dosséo Est près de Sarh. L’activité liée au pétrole et la reforme de la filière coton vont beaucoup modifier l’organisation des producteurs et la vie économique dans les années à venir. Finalement, la progression du VIH/SIDA et les multiples conflits inter-communautaires représentent un problème important, susceptible de modifier le paysage socio-économique et environnemental du Sud du Tchad.

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routard Mag > Carnets de voyage > 

Nomades du Monde (l'association de Philippe Frey ) 

  

 


Introduction
N'Djamena
Les préparatifs
Le départ
Le Bembéché
Les lacs du désert
Le crash
Méharée dans l'Ennedi
La pluie comme une délivrance 

 

 Tchad, le désert secret

 

 

 

 

Introduction

Philippe Frey, baroudeur et ethnologue, part au Tchad, pays encore instable politiquement - mais qu'il connaît bien pour l'avoir déjà parcouru -, afin d'y préparer un trek dans le désert pour le compte de deux jeunes golden boys qui veulent découvrir le Sahara loin des sentiers battus. Leur périple, en 4x4 et à dos de chameau, les emmènera de N'Djamena, la capitale, à Abéché, à l'est du pays, en pleine canicule.

 

 

 

N'Djamena

Le Boeing d'Air France est enfin immobilisé sur le tarmac et, dès l'ouverture des portes, les effluves de kérosène et de goudron surchauffé signalent que mai juin n'est pas une période judicieuse pour parcourir l'Afrique sahélienne… et encore moins la partie nord du Tchad, une des zones les moins connues de l'immense Sahara. Ses premiers pas sur le sol africain, on les parcourt courbé sous la morsure du soleil et l'asphalte collant aux semelles. Quelques mètres, seulement, séparent la passerelle de l'immigration. Des Noirs en uniformes, la matraque ou le Colt au côté, canalisent les passagers dont presque tous sont des hommes d'affaires accourus grâce à la nouvelle manne pétrolière découverte au sud du pays, et des coopérants ou des Tchadiens de retour au pays pour l'été. Car personne ne parcourt le Sahara en été pour des raisons touristiques. Et encore moins au Tchad, à peine remis de ses multiples guerres et rébellions. Quelques coups de tampon plus tard, et quelques centaines de mètres plus loin seulement, parcourus dans une vieille 504 Peugeot qui n'a de taxi que le nom, je stoppe devant un portail en fer peint en blanc. Aucune inscription n'apparaît, mais il s'agit bien de l'Hôtel Sahel, l'un des seuls de la ville qui ne soit ni trop luxueux et hors de prix, ni totalement glauque, sans eau ni électricité. Il n'y a malheureusement pas trop d'alternatives dans cette cité africaine plate et nue à l'influence soudanaise. L'Hôtel Métropole dans le quartier africain de Kabalaye procure bien parfois l'une ou l'autre chambre. Sinon, près du grand marché, l'Hôtel Hirondelle est assez peu recommandable. Une des dernières fois où j'étais à N'Djamena, j'y avais croisé un grand Noir complètement stoned qui m'avait coincé en me saisissant l'avant-bras d'une poigne de fer. Les yeux complètement hallucinés, il m'avait regardé d'un air gourmand en me disant : " Je vais te bouffer… Je vais te bouffer… " Oserais-je le dire, je l'avais cru ! Le taxi, après m'avoir escroqué de 100 FF pour trois minutes cahoteuses, repart avec son pare-brise fendu, sa carrosserie totalement élimée, cabossée, dans un nuage noir d'huile et de poussière. En moins d'un kilomètre, j'ai pu me rendre compte que l'atmosphère était tendue dans la ville. Pas de vendeurs à la sauvette. Pas d'étals de fruits et légumes au bord des routes. Beaucoup moins de véhicules qu'à l'ordinaire. Et surtout pas de cette animation collective des villes africaines où se mêlent femmes en boubou paré, gosses insolents, boutiquiers affairés et broussards paysans poussiéreux venus vendre leur récolte en ville. Grâce au propriétaire indien de l'hôtel, j'en ai vite l'explication : les élections présidentielles viennent de se dérouler au Tchad, et tout le monde est en attente du résultat. Certes, le président sortant Idriss Deby a toutes les chances de l'emporter. Mais tout tient dans le pourcentage qu'obtiendra l'opposition sudiste et même les représentants légaux du mouvement de rébellion Toubou qui occupe depuis quelques années à nouveau le massif du Tibesti, au nord. Comme on s'ennuie vite à ne rien faire, je décide de sortir malgré tout. On peut manger une brochette de capitaine dans le petit jardin du Pélican qui est tenu par un couple tchado-malgache. Éventuellement, on peut se rendre à La Plantation, de l'autre côté du pont du Logone. Sans prendre de risque, on peut se baigner à la piscine du Novotel la Tchadienne ou à l'Hôtel du Chari. Par contre, toutes les boîtes du quartier de Moursal ou de Mbololo sont fermées. Le lendemain, l'information tombe : un mort et plusieurs blessés par la police et les forces armées. N'Djamena, malgré son calme trompeur, est souvent comme un de ces fauves qu'on croit mort et qui se réveille soudainement… Tous les vols internationaux sont bloqués et le pays est coupé du monde. Pour couronner le tout, une tentative de putsch a lieu le même jour en Centrafrique voisine. Bangui est en état de siège et les mutins contrôlent la moitié de la ville. Sandra, une jolie Centrafricaine en boubou, est échouée dans le hall de l'hôtel, en plein désarroi, comme tous les autres passagers de son avion. Que faire, dans cette capitale où, un jour sur deux, l'électricité est coupée ? La rassurer, d'abord. Et travailler, ensuite… Car je ne suis pas à N'Djamena pour l'exotisme de cette ville, mais bien pour organiser une expédition qui doit nous mener en plein été en lisière du massif du Tibesti, vers le nord-est du Sahara, aux confins des frontières de la Libye et du Soudan, puis au cœur du massif gréseux de l'Ennedi à dos de chameaux, car seuls ces animaux sont capables d'en parcourir les canyons impressionnants. Par ailleurs, je connais déjà bien les soubresauts de la capitale tchadienne…

Les préparatifs

Depuis plus de six mois, je veille à la logistique de cette expédition, qui n'est pas exceptionnelle en soi, si ce n'est dans son programme particulièrement riche à effectuer en quinze jours. Mais surtout l'été saharien est là - et bien là - rendant tous les déplacements excessivement difficiles. Un guide touareg, Mahman, un ami de dix ans venu d'Agadèz, s'occupe de la logistique sur place. Deux chauffeurs toubous - l'un du Tibesti, l'autre de l'Ennedi - se chargeront des Toyota et surtout des formalités presque insolubles parfois avec les autorités locales de gendarmerie et de préfecture, surtout si les composantes ethniques ne sont pas respectées. Quant au cuisinier, il est arabe noir du sud du Tchad. Restent les clients et mécènes de l'expédition : Jidé, un Black américain qui vient de faire fortune à moins de trente ans dans les banques d'affaire de la côte est… et Fabrice, un jeune golden boy français de la City de Londres, du même âge. Le premier déjeune avec Clinton ou Al Jarreau, le second brasse tout autant de milliards. Mais tous deux n'arriveront que dans quelques jours : quand la logistique sera prête… Il faut donc tout faire : boucler les formalités de la capitale, faire les pleins des véhicules avec des centaines de litres de gasoil, arrimer les réserves de nourriture, veiller aux pièces de rechange… et finalement démarrer le convoi, afin qu'il soit prêt à nous accueillir à Faya, chef-lieu désertique du nord du Tchad. Pour toutes ces opérations, il y faut bien les sept jours nécessaires prévus à N'Djamena… Et enfin, nos hôtes arrivent…

Le départ

Heureusement, les liaisons aériennes sont finalement rétablies. L'avion de nos clients de marque n'a que quelques heures de retard. Il est 2 h du matin lorsque nous pouvons enfin nous retrouver devant une bière géante de l'une des trois boîtes de nuit de l'avenue Charles de Gaulle. Une nuée de filles entoure aussitôt les nouveaux arrivants. Et pour cause : j'avais fait courir le bruit qu'ils étaient riches… Rien de tel pour provoquer un vrai bel accueil chaleureux et pour se retrouver de plain-pied dans la réalité africaine. Après le calme et la sérénité de la classe affaires, Jidé et Fabrice ont fort à faire pour écarter les mains trop entreprenantes, les grappes de trois ou quatre filles qui veulent prendre possession de leurs genoux en même temps… et surtout veiller à la propriété de leurs verres, obsession bien compréhensive compte tenu du taux de sida et de l'obnubilation de jeunes cadres financiers propres sur eux. Dès l'aube, les hélices du petit Cessna bimoteur tournent en nous attendant. Certes, la nuit a été courte et le réveil brutal. Une courte lucarne horaire nous a été attribuée, car un vent de sable rasant chargé de chaleur bloque la visibilité à moins de 1 km. Plus tard, il serait peut-être impossible d'atterrir à Faya. Et pourtant, le pilote est un vieux routier de l'Afrique : Somalie, Érythrée… Son collègue copilote vient d'échapper à un crash à Madagascar. Jambe fracturée, il a erré quatre jours en brousse avant d'être sauvé par un pêcheur et d'être rapatrié, inconscient, en France… Midi : la chaleur est torride à Faya, mais les véhicules sont bien là, ce qui n'était pas certain, après 1 000 km de piste difficile. Nous sommes prêts à partir vers le Nord. Mais nous déjeunons auparavant chez le responsable local tchadien de la campagne de déminage du BET. Il existe encore des centaines de mines, parfois en périphérie de zones habitées. Faya est d'ores et déjà presque assainie, mais d'autres chantiers sont ouverts vers Iriba, Fada ou Ounianga Kébir. La tâche est immense… Le marché libyen sort de sa torpeur après la prière de 16 h. Par contre, le marché de chameaux est très décevant. Mais rien d'étonnant pour une oasis très étendue où la vie nomade n'a pas vraiment sa place. Des dattes, des mangues, des arachides, des théières, des bassines en plastique… On trouve presque de tout à Faya. En tout cas, tout ce qui est utile ici pour vivre. Et pourtant, nous passerons notre première nuit dans le désert…

Le Bembéché

Paysage étonnant, même pour qui connaît le désert. Il s'agit de couloirs rectilignes de plusieurs dizaines de kilomètres de long, ceinturés par des crêtes de lave durcie. Dans les passages, des dunes s'amoncellent parfois, jusqu'à rendre le passage impossible aux meilleurs chauffeurs de 4x4. Il faut - dans ce cas - revenir sur ses traces et prendre un autre couloir - il y en a des dizaines - jusqu'à trouver une passe praticable. Comme les véhicules sont surchargés de carburant, ce n'est pas une mince affaire. En plus, le sable est beaucoup plus mou en été. Il y avait bien une piste par le passé. Depuis dix ans, personne ne la prend plus. Pourquoi ? Elle est minée. Un couple de touristes, il y a quelques années, a tenté de la prendre. L'Européen y a perdu sa jambe, et du même coup la vie, car qui va vous faire un garrot, même de fortune, sous ces latitudes ? On parle d'un autre accident, où la passagère s'est brisé les vertèbres cervicales. En fait, les choses sont très simples. Il suffit de ne pas prendre la piste venant de l'Est. Un bâton, au loin, signale bien quelque chose… et on voit une épave calcinée - celle du touriste. Donc, il faut contourner la zone hors piste pour rejoindre l'axe plus tard. Les locaux savent tout de ces pièges, et il est de fait qu'aucun nomade toubou n'a d'accident de ce type. Il est vrai également qu'il suffit d'une mine qui explose sous un chameau au pâturage pour que les Toubous évitent définitivement la zone. C'est d'ailleurs là le but recherché avec un minimum de matériel… Pourtant, plus personne ne sait - diable ! - qui les a posées, ces mines. Certaines datent des guerres du Tchad contre les Libyens… D'autres des gouvernementaux de Hissène Habré contre les rebelles d'Idriss Déby en 1990-91… D'autres encore sont récupérées par les rebelles actuels du Tibesti pour être placées ailleurs… ou encore par les gouvernementaux pour isoler la rébellion… On le voit, rien n'est clair. Il faut simplement faire confiance aux remarquables guides toubous - et à Allah. Après tout, le désert est grand. Et d'ailleurs, qu'il est beau !

Les lacs du désert

Au bout du Bembéché, trois jours plus tard, une surprise attend le visiteur, pour le récompenser de ses efforts et de ses risques : des joyaux bleus, comme sertis dans le désert ocre, s'étalent en contrebas du village de Ounianga Kébir. Des oasiens - les Ounias, des Toubous - vivent là depuis des siècles. Mahman, le guide " superviseur ", observe du haut d'une falaise des gamins se baigner dans les eaux natronnées imbuvables du plus grand des lacs. Une jeune fille s'y immerge également, sans se départir de ses voiles de couleur rouge vif qui dessinent encore plus ses formes. Malgré la distance et le tour du lac que nous venons de faire à pied sur près de deux heures, il part à l'aventure dans une descente hasardeuse de l'escarpement, uniquement pour capter un regard de femme toubou, mince, gracile et noire. C'est bien Mahman… Plus tard dans la journée, nous arrivons au troisième lac - celui d'Ounianga Sérir. Une caravane de chameaux s'y trouve, au bivouac. Probablement, les nomades sont-ils en train d'échanger du mil contre des dattes. Malgré la chaleur du mois de juin, aucune caravane ne cesse. Au contraire. Quelques instants plus tard, les chameliers reviennent pour abreuver les bêtes et y remplir leurs guerbas, à grand renfort de battements de mains, comme les aubes d'un moulin à eau. Ils sont aimables, mais assez rustres, et mieux vaut ne pas sortir d'appareil photo. Au soir, nous pouvons approcher les salines de Teguedi, endroit somptueux au milieu des dunes et des massifs isolés des Erdis. Quelques pistes de trafiquants se dirigent vers la Libye, au nord, à peine à 150 km. Même les combattants de la guerre du Tchad hésitaient à s'aventurer dans cette zone, exempte de points d'eau.

 

Un beau matin, je suis dans le véhicule de " cuisine ", car nos deux hôtes et leTouareg préfèrent le confort du dernier modèle de Toyota Land Cruiser. Ismaël, leur chauffeur, dévie lentement vers la droite. Pourtant, depuis quelque temps, nous lui indiquons au contraire une autre direction. Pourquoi ne nous suit-il pas ? Il s'agit juste de contourner hors piste quelques dunes très acérées. Soudain, tout va très vite. Leur véhicule est comme " avalé " derrière une crête verticale de dune. Sur les lieux : le carnage ! Le véhicule est planté par l'avant 20 m en contrebas, et Mahman est pratiquement passé par le pare-brise, la tête la première. Le chauffeur n'a rien, mais les deux golden boys sont un peu en sang également et bien commotionnés. Finalement, plus de peur que de mal, mais le véhicule est quasi inutilisable. Quant à Mahman, il gardera probablement à vie des séquelles de son accident, mais il est indemne. Je le soignerai jusqu'à la fin du voyage. Aucun rapatriement n'est possible de toute manière, même en avion.

Méharée dans l'Ennedi

Après les chaos de la piste, arrivée à Fada. Des peintures rupestres par centaines sont peintes sur les parois vertigineuses de grès, signalant l'entrée dans le massif de l'Ennedi. Le spectacle est inimaginable et surréaliste. De plus, depuis le puits de Ouaï, de très nombreux nomades et des caravaniers accompagnés de centaines de chameaux se rencontrent quotidiennement. Ils sont en route vers la Libye, malgré la saison torride. Belle leçon d'humilité face à la chaleur qui frôle parfois les 50 °C, car le besoin en viande du Maghreb ne souffre d'aucune interruption. Près de Archeï, les chameaux nous attendent. Nous délaissons un temps la piste pour la vie de transhumance. Les nomades d'ici sont surtout des Bideyats - l'ethnie du président -, mais beaucoup de Toubous sont encore présents. Nous discutons souvent avec les locaux aux points d'eau. Presque chaque fois, un éleveur se souvient d'un Français venu seul en chameau par le désert du Soudan et de l'Égypte. C'est de moi qu'il s'agit ! Je suis stupéfait de cette mémoire du désert et des informations qui circulent… Déjà à Ounianga, j'avais rencontré un ancien capitaine de l'armée tchadienne avec qui j'avais dîné - plusieurs fois - de boules en sauce lors de ma détention de deux mois dans les geôles et les camps militaires tchadiens de 1990. Il m'avait même informé que mon geôlier de l'époque, Massoud - le n° 2 de l'armée - non seulement n'était pas mort, comme je le pensais, mais avait été nommé général à N'Djamena. On me promet même une visite cordiale de courtoisie… Le trek entre les colonnes de grès en équilibre instable est fabuleux. Des nomades habitent les canyons en permanence. Les puits attirent les troupeaux de tous les alentours, en particulier en cette saison. C'est un festival de couleurs, de bruits, d'odeurs, d'animation… On aurait pu penser que le Sahara était mort, que les nomades avaient disparu. Encore en saison tempérée, on aurait pu être abusé. Cette fois, au cœur de l'été, ils accourent, dans leur quête perpétuelle de l'eau, quasi quotidiennement. Cinq jours durant, nous allons circuler entre les cheminées de fée, les couloirs de dune, les canyons. En cherchant un peu, on peut trouver des peintures rupestres inconnues de tous, des gueltas à sec en cette saison où des ânes sauvages et parfois des mouflons se sont fait piéger par la sécheresse, et parfois par la pente devenue trop raide pour en ressortir. Au moins deux fois, nous voyons des hardes de mouflons. Puis des gazelles. Toutes les bêtes sont devenues beaucoup moins prudentes par la nécessité absolue de se rapprocher des points d'eau. En période tempérée, une telle vision n'aurait pu être possible. Souffrir un peu de la chaleur est apparemment le prix à payer pour profiter de spectacles impensables et qu'on croyait perdus à jamais. Évidemment, chaque chose a son effet pervers. En milieu de matinée, nous nous engageons tous - les deux chameliers, trois Occidentaux et le guide, escortés de cinq chameaux de bât - dans un ravin impraticable ni en 4x4 ni même à pied sans logistique. Le but était de voir de superbes peintures des ancêtres des habitants de l'Ennedi - peut-être les plus belles - qui représentent presque des Peuls nomades actuels, escortés de leurs zébus à longues cornes. Je marche avec Jidé un peu en retrait. Et soudain, une vipère des sables se glisse entre les jambes de notre compagnon. Certes, elle n'est pas très grande - une vingtaine de centimètres tout au plus -, mais largement assez toxique pour tuer. " Snake ! ", j'ai crié sans réfléchir. Jidé, heureusement, a bondi, chaussé de mes tongs en plastique, car il ne supportait plus ses chaussures de trekking fermées à 150 US$. Le reptile n'était qu'à un ou deux centimètres de ses orteils… C'est aussi cela, partir au début de l'été, le moment où les insectes et les reptiles sont les plus actifs. Car pendant les mois d'hiver, ils hibernent et sont absents du biotope saharien.

La pluie comme une délivrance

Après cinq jours magiques passés sur une autre planète où des arches se rejoignent au-dessus de nos têtes, où des labyrinthes secrets mènent vers des cirques de sable oubliés de tous, l'unique véhicule rescapé nous rejoint au puits de Tokou. Il reste à regagner la civilisation. Mais l'itinéraire est exceptionnel, compte tenu de la saison. Entassés à sept dans la dernière Toyota - un Touareg nigérien, deux Toubous, un Arabe noir et trois Occidentaux - nous avons dû abandonner tout le superflu. En allant vers le sud et la capitale du Ouaddaï, Abéché, nous comptons croiser tous les Arabes nomades du sud du Tchad qui remontent pour leur transhumance annuelle, gagnant sur les pâturages du désert, au début de l'été et de la saison des pluies. Au début, nous ne rencontrons que l'un ou l'autre gamin noir aux traits fins, perdu seul dans l'immensité nue, sans eau. Comme ils courent vers nous, un bidon vide à la main, n'ayant pas bu depuis des jours, nous leur offrons de nos réserves. Mais je sais qu'il s'agit d'éclaireurs avant le grand moukhal, des milliers de nomades qui se déplacent avec femmes en palanquins montés sur des chameaux, enfants, chevaux, zébus, chèvres et moutons… À Kalaït, leur pression se fait plus forte. Toutes les heures, des troupeaux apparaissent à l'horizon. Des flaques d'eau éparses signalent les premières pluies de la mousson, le kharif arabe, que tous attendent. Dans deux semaines au plus, le désert sera noir de monde et bruissera des bruits des campements. Oui, mais dans deux semaines… Indistinctement, l'air devient plus moite. Au bout de quinze jours de voyage au cœur du Sahara en été, le ciel se couvre de nuages sombres. Après une petite tornade brève de vent de sable, quelques gouttes tombent furtivement, aussitôt bues par le sol craquelé. Pas de chance, c'est à ce moment précis qu'apparaît Abéché, la capitale de l'est du Tchad, avec ses châteaux d'eau et ses minarets qui égratignent l'horizon. Francis est particulièrement ému : il est né là, une trentaine d'années plus tôt. Nous retrouvons même bientôt sa maison d'enfance, dont il a conservé une photo - seul petit Blanc à 1 500 km à la ronde - qui ne le quitte pas. Il est pourtant temps, déjà, de joindre la piste d'atterrissage bardée de sacs de sable et de barbelés. Le Cessna, venu nous chercher à la bordure du Soudan, vient de passer au ras des maisons en banco, agitant ses ailes pour signaler que le rêve a une fin. 

    

 

  7-3- PROVERBES ET PHOTOS D'AFRIQUE

 

7-3-1- Bouquet de proverbes d’Afrique

Pays sources des proverbes sélectionnés:A- Pays d'Afrique confondus

 B- La Tunisie  C- Le Maroc D- Le Cameroun E- Le Mali F-Le Togo G- La Mauritanie     H- LeTchad I- Madagascar J-Tanzanie K- Burundi L- Benin M- Burkina Faso                                                                                                                                                                                                            

A-   Proverbes Africains

 1.   La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche

 2.   Au bout de la patience, il y a le ciel.

 3.   Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux.
 4.   Ce que tu donnes aux autres, tu le donnes à toi-même.

 5.   Traverse la rivière avant d'insulter le crocodile.
 6.   Tous les blancs ont une montre, mais ils n'ont jamais le temps.
 7.   Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.
 8.   La mort est un vêtement que tout le monde portera.
 9.   Le vieil éléphant sait où trouver de l'eau.

10.  Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles.

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B-    Proverbes  de Tunisie

11.   Ne ressent la brûlure de la braise que celui qui marche dessus.

12.   Ni je l'aime ni je peux vivre sans lui.

13.   Qui aime le luxe et les belles choses doit veiller toute la nuit.

14.   Ris de la vie avant qu'elle ne se moque de toi..

15.   Qui traverse la mer, peut traverser un ruisseau.

C-    Proverbes  du Maroc

16.  Qui prend son dîner avec les enfants se réveille en ayant faim.

17.  La course aux pets fait chier : « Concourir pour des choses futiles peut exposer à de         graves conséquences »

18.  L'amour est plus sensé lorsqu'il est nu. 

19.  Le Minaret est tombé, qu'on pende le barbier ! 

20.  L'égorgée se moque de l'écorchée 

D-    Proverbes  du Cameroun

21. Ne refuse pas l'aveugle pour prendre le sourd-muet.

22. Le cœur n'est pas un genou pour qu'on le plie.

23. Si longue que soit la nuit, le jour viendra sûrement.

24. Mieux vaut peu que très peu.

25. La parure du mariage est l'enfant.

E-    Proverbes  du Mali

26. La tortue est la plus sage car elle transporte sa maison

27. On n'est pas orphelin d'avoir perdu père et mère, mais d'avoir perdu l'espoir.

28. Faut-il attendre d'être vaincu pour changer ?

29. La beauté d'un homme est dans sa poche

30. On ne peut pas courir et se gratter les pieds en même temps

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F-    Proverbes  du Togo

31. Le bruit de la mer n'empêche pas le poisson de dormir.

32. Le grain de maïs n'a jamais raison au pays des poules.

33. Le serpent a beau être petit, on n'aventure jamais le doigt dans sa bouche.

34. Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut jamais prendre deux chemins à la         fois.

35. Que celui qui prend la parole ait pitié de ceux qui l'écoutent !

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G-  Proverbes  de Mauritanie

36. Le bon sens du fou est dans son discours.

37. Donner par plaisanterieà celui qui vous demande en plaisantant.

38. La beauté du monde est faite de sa misère.

39. De l’or avec la honte, c’est vil !

40. Confier un secret à un troisième est source de regret

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H-  Proverbes  du Tchad

  Proverbes Toubou de la région de Bradai au nord du Tchad

41. Quand on égorge mal, il faut bien dépouiller.
       Quand on débute mal, il faut s'arranger pour bien finir.

42. A celui qui ne te soutient pas en parole, ne lui donne aucun mot. 
      N'accorde pas ta confiance à quelqu'un qui ne t'est pas fidèle.

  Proverbes Sara de la région sud du Tchad  

43.  La pluie peut cesser mais la faim n'a pas de faim.
44. Celui qui rappelle la bouche de la sauce ne se hasarde pas à boire la sauce.
       Dans le cas d'une ruse, celui qui dira "prends garde !" sera l'auteur du délit.

45.  La parole du soir est la queue du margouillat (lézard) noir.

        L'entretien du soir n'a pas de valeur.   

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I-  Proverbes  de Madagascar

46- C’est la tendresse de la glu qui fait périr l’oiseau.

47- Une pierre qui roule ne s’arrête qu’au bas de la pente.

48- Mieux vaut quitter autrui que d’être quitté par autrui.

49- Le chagrin est comme le riz dans le grenier :chaque jour il diminue un peu.

50- Ceux qui ont le cœur mauvais, n’ont pas d’amis.

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J-  Proverbes  deTanzanie

51- Une seule   pierre ne supportera pas la marmite

52- Chaque colline a son léopard.

53- Le fer ne conseille pas le marteau.

54- Les crapauds restent toujours près de l'eau mais ils n'en boivent pas.

55- Le sang qui, doit couler ne passe pas la nuit dans le corps.

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 K- Proverbes du Burundi

56- Avant la tombée de la nuit, le chien ne manque pas de foyer
57- Ce que désire ardemment le cœur met les jambes en route tôt le matin
58- Les vaches se lèchent parce qu'elles se connaissent
59- Qui t'aime te donne des semences
60- Vieillir n'est pas grandir

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L- Proverbes du Sénégal (Proverbes wolofs)

61- Celui qui vend des tomates ne doit pas se bagarrer 
62- Qui attend longtemps au puits finira par y trouver un seau à puiser. 
63- C'est en allant doucement qu'on attrape le singe dans la brousse

64- Vache qui court se nourrit peu

65- Le lion en chasse ne rugit pas

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L- Proverbes du Benin

66- Un seul doigt ne peut saisir un gravier. 

67-Si tu veux marcher, ne te gratte pas les pieds.

68- Il faut changer les pas de danse quand on change la cadence.

69- Tu es ce que tu fais.

70- Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour viendra.

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M- Proverbes de Burkina Faso

71- Le savoir, comme le feu, se cherche chez la voisine 

72- S'asseoir sans rien faire n'ôte pas l'épine du pied

73- Si tu n'as pas assez d'eau pour prendre un bain, lave-toi la figure.

74- Le vautour a beau voler, il reviendra sur terre.

75- La parole est comme l'eau, une fois versée tu ne peux plus la ramasser

 

 

 

 7-3-2- Photos d’Afrique

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DIAGNOSTIC DES SERVICES EN LIGNE DES CL
ETUDE EFFECTUEE PAR DEVO TEAM-PNUD PORTANT IDENTIFICATION DES SERVICES A METTRE EN LIGNE A L’ECHELLE DES COLLECTIVITES LOCALES EN TUNISIE
E-COLLOC - Rapport Phase 1 - Diagnostic
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